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xxiv INTRODUCTION.

gieux il suffisait seul à détruire les automates de
monsieur Descartes (1). » Leibniz crut devoir lui en-
voyer une épigramme latine fort spirituelle, il lui
rappelle ce trait de Cyrano de Bergerac, qui, dans son
voyage au soleil, arrive au royaume des oiseaux et
ne doit sa délivrance qu'à un perroquet reconnais-
sant. Il termine par ce vers un peu fort

Nam Sapho quidquid Musa et Apollo potest.

Sapho communiqua ces vers à 1)amon (M. de Bé-

toulaud), qui, voyant le Parnasse partout, même dans
une agate, improvisa sur ce sujet des vers assez
faibles à la louange de Louis XIV, des neuf Sœurs, et
Sapho surtout. Elle envoya ce bouquet poétique à
Leibniz, qui accepta le défi et composa un Éloge du
roi malgré l'inexpérience et les fautes du poëte, ses
vers laissent bien loin derrière eux la poésie un peu
fado de Damon et de Sapho.

Dans ces vers, tout modernes par la pensée, il cé-

lèbre les découvertes faites à l'Observatoire royal et
à l'Académie de médecine, qu'il met bien au-dessus
des triomphes de Louis il voit, suivant une idée qui
lui est chère

La France à l'Orient donnant la sainte loi;

L'empire des Chinois tend les bras à la foi.

Louis fait devenir histoire véritable

Ce qu'alors de son cœur on jugeoit vraisemblable.

(2) Cette question de l'âme des bêtes était fort à la mode an XVIIe siècle.

Louise-Holandine, qui cliériss,dt Leibniz et qui aimait aussi les bétes, ne
pouvait lui accorder qu'elles fussent immortelles. Voir sa lettre à la du-
chesse Sophie, dans le tonne n, Page 502, à l’Appendice.
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