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xx INTRODUCTION.

elle ne souhaite, lui écrit-elle, comme David, que d'être
portier dans la maison de Dieu elle ne manquera pas
de lui faire la première visite. On était loin du temps
de la mère Gabrielle, dont la dernière parole avait été
qu'elle priait Dieu pour la conversion de la duchesse
d'Osnabruck. Mais sœur Marie de Brinon, revenant à
la charge à tout propos, et même hors de propos, la
duchesse, fatiguée de ses obsessions, lui écrivit une
lettre qui dut être la dernière. C'est là, dans cette
violente diatribe contre les catholiques, la révo-
cation de l'édit de Nantes et les massacres du Pala-
tinat sont stigmatisés avec une éloquente indignation,
qu'après avoir rappelé « la Saint-Barthélémy, les
massacres en Irlande et en Piémont, la trahison des
poudres en Angleterre pour faire sauter en l'air le roi
Jacques son aïeul, avec tout son parlement, l'assas-
sinat de Henri III et de Henri IV », et le long catalogue
de ces sanglantes horreurs, a duchesse prend à témoin
de cette belle religion l'Angleterre, la Hollande et l'Al-
lemagne qui sonttoutes remplies de réfugiés, et qu'elle
s'écrie « Voilà qui est bien chrétien n Il y a je ne
sais quoi de fier et d'indigné qui vient du cœur, et
l'énergique accent, d'une conscience qui proteste
contre de tels excès l'éloquence naturelle de cette
lettre frappera tous ceux qui la liront. C'est à ce point
que j'y aurais vu la main de Leibniz plutôt que celle
d'une femme, si lui-même n'avait pris soin de nous
avertir que la lettre est bien d'elle, qu'il survint quand
elle était sur le point de la faire cacheter, et qu'il
l'avait suppliée de lui en accorder une copie « Car,
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