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xvi INTRODUCTION.

Henriette-
Bénédi:.te.

sans elles, et l'aride théologie n'avait plus d'obscurités
à la cour de Hanovre, depuis que Leibniz était de-
venu leur maître et, pour commencer par celle que
1 âge et la noblesse mettait au premier rang, on y
verra cette respectable duchesse douairière de Ha-
novre, la veuve de Jean-Frédéric, la belle-sœur d'Er-
nest-Auguste, Henriette-Bénédicte enfin. La du-
chesse ressentait pour Leibniz l'estime que le feu
duc Jean-Frédéric avait toujours eue pour lui. Le
mariage de sa fille Amalia de Brunswick avec le
roi des Romains, alliance heureuse dont l'éclat re-
jaillissait sur toute la maison de Brunswick et qui
fut un texte inépuisable pour madame de Brinon,
fut l'occasion d'un douzain en vers qui finissait ainsi
unaque (1) divulsam jungit si filia gentem,

Altera (2) Romano culmine digna veoit.

La duchesse douairière de Hanovre, qu'il ne faut
pas confondre avec la duchesse Sophie, sa belle-sœur,
pouvait beaucoup pour la réunion par le respect
qu'elle inspirait à Hanovre et à Maubuisson, à Leib-
niz et à Bossuet. Madame de Brinon tournait les yeux
vers elle dans les conjonctures difficiles. Or on se
trouvait vers 1694, à la veille d'un nouveau refroidis-
sement, presque d'une rupture. Le 30 mai, Leibniz
lui avait écrit pour lui exposer sommairement l'état
assez triste de la négociation; le 2 juillet, il répond
(1) Chartotte-Félieité, duchesse de Modèoe, fille de Bénédicte.

(2) Willielminc-Amalia, antre fille de Bénédicte, mariée à Joseph, roi
des Romains.
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