INTRODUCTION. xv servir pour obtenir par là et faire obtenir à ses co- religionnaires une sorte de brevet de catholicité, en surprenant, sinon la bonne foi, au moins les lumières des théologiens consultés. Et maintenant qu'en con- clurons nous? que le Systerna theologicum, composé dans un but de conciliation pour servir aux négo- ciations entamées, trop vanté par les uns, trop blâmé par les autres, ne méritait Ni cet e!ccès d'honneur, ni cette indignité. C'est un document peu sûr pour nous faire connaître l'âme de Leibniz, précieux à consulter au contraire pour bien connaître l'histoire de ces délicates négocia- tions. Son authenticité n'est pas douteuse. Mais sa di- plomatie ne l'est pas non plus, etil a enfinprécisément le même degré d'autorité que son frère puîné, le Ju- dicium doctoris catholici, composé dix ans plus tard. Tous deux appartiennent à la même famille d'écrits iréniques que nous avons reirouvés à Hanovre. Leibniz, dans les deux cas, n'a fait que continuer ce rôle de rapporteur impartial et d'expositeur presque indifférent qu'il indiquait à Jean-Frédéric, dès l'année 1678, comme le procédé par excellence et l'accomplissement de la méthode. Il semble que notre galerie de portraits se soit en- richie de quelques types précieux dans ce second volume, et que plusieurs de nos personnages, à peine esquissés dans le premier, y paraissent sous un jour meilleur et avec des traits plus achevés. Les Prin- cesses y sont au premier rang, car rien ne se faisait Les Princesses.