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XII INTRODUCTION.

Judicium doctoris catholici de tractatu reuaaioaais cuna
quibusdam protestantilius aauper habito. Cette fois il
n'y a plus de doute sur les intentions une lettre
d'envoi, adressée à,Spinola, accompagnait l'écrit;
nous l'avons publiée. Leibniz cherche à monter sé-
rieusement la pièce qu'il s'agit de jouer devant le
public; il y est dit que c'est avec l'approbation de
M. -l'abbé (Molanus) qu'il.en distribue les rôles;
il-recommande le secret, indispensable,-on l'avouera,
pour.le succès; il entre même dans le détail de pré-
cautions minutieuses pour dissimuler la provenance
de ces deux écrits, en surveiller l'impression et lan-
cer l'affaire au bon moment. Le pseudo-catholique
envoie son écrit à Vienne, afin qu'il lui soit rendu
avec la signature d'un religieux, l'approbation de
son provincial ou de quelque théologien. De son
côté, le pseudo-protestant, après avoir accommodé le
sien aux principes de la convocation banovrienne,
l'expédierait à Hanovre, centre protestant, pour qu'on
y mît la dernière main, et qu'on l'éditât avec appro-
bation de l'ordinaire. Je cite textuellement.

Voilà donc cette adresse innocente -dont Leibniz

comptait se servir, et sur laquelle il revient sans
cesse dans ses lettres au landgrave de Hessen, à.
savoir: « Composer un écrit (irénique) et le faire
examiner par des théologiens, sans qu'on sût que
l'auteur n'était pas catholique (1). » La pièce, je l'a-
voue, était habilement concertée; et même des évêques
(1) voir Rômmel, tome 11, p. 26.
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