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x INTRODUCTION.

donné des, armes à la critique protestante, qui les
a victorieusement réfutés par les dates, par l'é-
tude du texte et surtout par ces petits faits inob-
servés qui sont le sel de la critique. M. Grotefend
en cite une nouvelle preuve assez curieuse, et qui
paraît avoir complétenient échappé à la perspicacité
de l'abbé Lacroix. C'est à la page 77, à cette phrase
Nec verd irritæ sunt protestationes quemadmodum ad-
versarii accusant. Leibniz avait mis d'abord nostrorum
(de nous autres protestants) après protestationes, puis
il avait effacé sur le manuscrit ce mot révélateur, ce
mot qui était à lui seul toute une confession de foi,
double indice et de sa qualité de protestant, et du
soin qu'il mettait à la déguiser dans cet écrit. Ainsi
tout prouve que l'article 3. de la méthode pour finir
les controverses de religion s'applique dans toute sa
latitude au Systetna theologicum: c'en est le signa-
lement. Leibniz n'a qu'un rôle en cette affaire, celui
d'exposer fidèlement le débat engagé entre les ca-
tholiques et les protestants. C'est un simple rappor--
teur, sans parti pris, et, l'on voyait un philo-
sophe prêt à se convertir, il y a tout bonnement un
esprit conciliant et expert qui expose, qui examine,
qui résume les difficultés, qui rapporte le débat enfin.
Mais une autre page de cette histoire si difficile

et qui avait échappé jusqu'ici à toutes les recherches,
éclaire la première d'un jour assez vif, et prouve
que l'article 3 de sa méthode irénidue était bien la
règle fondamentale qu'il s'était faite. A force d'en-
tendre Leibniz nous parler d'une adresse innocente à
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