VIII INTRODUCTION. 5° « Qu'il abrégera les disputes autant qu'il luy sera possible, afin qu'on en puisse voir toute l'éco- nomie, quoyque bien souvent ce qui rend ces choses prolixes et difficiles n'est pas tant leur na- ture que les expressions embarrassées et ambiguës des autheurs, qu'on est obligé de développer afin qu'ils ne puissent point dire que leurs raisons ont esté négligées; 6° « Qu'il sera ordinairement aisé à un homme de bon sens de juger sur le rapport qui a esté faict, sans que le rapporteur ait besoin de se déclarer. » Méthode éclectique et conciliante au plus hant point, qui réunissait en une toutes celles énumérées précé- demment, où l'idée de choix, c'est d'emprunter à toutes les méthodes employées avant Leibniz ou par ses contemporains; et la tendance à l'union, à la conciliation, à la paix, c'est de ne rien rejeter, de tout employer, et d'en composer, en théorie du moins, les éléments de la réunion future. Mais, si l'éclectisme de Leibniz a de grands avan- tages, et nous paraît l'élever au-dessus de ceux qu'il veut concilier, il faut aussi reconnaître ses incon- vénients. On ne saurait passer sous silence l'article 3. de ces règles; on le peut d'autant moins qu'il devient en quelque sorte la clef de toute une série d'écrits iréniques, dont le Systema theologicum est le principal, mais non le seul témoiu. Leibniz s'exprime ainsi « La fidélité du rapporteur paroistra en ce qu'on ne pourra point deviner quel party il tient luy-mesme, ce qui est sans exemple en matière de controverses, et