vt INTRODUCTION. présence Bossuet n'en admettait qu'une, exclusive de toutes les autres. Leibniz, au contraire, les exa- mine toutes les trois, et il trouve que toutes les trois ont du bon il le déclare en commençant, dans cet exposé de principes que nous avons déjà cité α Cepen- dant il reste encore une voye ouverte qui embrasse ce qu'il y a de bon dans toutes les voyes paisàbles précé- dentes, et qui a cela d'important qu'elle peut s'ac- commoder des principes des catholiques aussi bien que des protestans. Il me semble que c'est un effect de la divine Providence, qui a voulu que, nonobstant cette opposition si grande qui paroist estre entre les parties, il soit resté un moyen de venir à une réunion sans armes et sans disputes, sauf les principes des protestans, aussi bien que des catholiques. Quand cela ne seroit vray que spéculativement, ce seroit tousjours beaucoup; mais souvent il ne tient qu'à la bonne intention des hommes et à des conjonctures favorables de réduire la théorie à la pratique, et ce qui n'est pas encore meur pourra peut-estre un jour venir à sa perfection par la bénédiction d'en haut. C'est pourquoy il est important que cette pensée soit connue et conservée (1). Voilà bien l'éclectisme conciliant et raisonné d'un sage en présence de l'exclusivisme plus étroit d'un docteur et des tendances séparatistes d'un zélé con- iroversiste de l'Église catholique. Leibniz analyse les trois méthodes; il les combine el, en fait, par leur