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INTRODUCTION. uu

par une femme. On peut affirmer que la ligne reli-.
gieuse suivie par le duc et sa femme était basée sur
une tolérance un peu trop voisine de l'indifférence
philosophique, sans exclure toutefois la droiture et
la fermeté naturelles de leur caractère, et n'avait
pour but que des intérêts humains. Il était utile de
rechercher l'esprit qui avait animé la politique ha-
novrienne et son représentant, lors des premières
ouvertures. Cet esprit changera peu dans cette se-
conde période; les événements survenus, et sur-
tout la révolution de 1688, en Angleterre, ne pou-
vaient même qu'augmenter les résistances et les
lenteurs calculées du parti protestant. Le duc se trou-
vait bien d'avoir attendu de nouvelles chances,
cette fois toutes protestantes, s'ouvraient à sa gran-
deur, et les vers prophétiques de Leibniz, dans son
Epicedium en l'honneur de Jean-Frédéric, commen-
çaient à se vérifier par cet événement considérable,
qui devait appeler la maison de Hanovre à la succes-
sion éventuelle du trône d'Angleterre

At tu, spes patriæ cœlo dilecta juventus.

Inclyta natorum series, accedite cœptis

Et centum populos spectanti vincite patri.

Illius auspiciis iterum Germania Yictrix

Surget,ethostiles poterit contundere fastus;

Tllius imperiis conjunget brachia Rheno

Alhis, et Hercynios agnoscent æquora montes;

Et superi majora parant sed talia Parcæ

Noscere mortalem prohibent vel dicere valem.

Un voyage qu'il entreprit à cette époque (1688),
voyage tout à la fois archéologique et politique, dont

Voyage à

Rome

(1688-1690).
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