INTRODUCTION. LI Quant à l'affaire de l'évesque de Thina, jé demeure d'accord qu'il y a peu à espérer présentement, et j'ay dit à luy-mesme que je croyois les conjectures peu fa- vorables pources sortes de négociations, quoyque très- louables. » Et cependant c'est vers cette même épo- que (1684) que, d'après sa correspondance intime avec le landgrave de Hessen, il atteignit le point culminant de ses aspirations catholiques, reconnais- sant la hiérarchie et l'infaillibilité de l'Église dans les doctrines nécessaires au salut. C'est dans cette période que viennent se placer ses principaux écrits iréniques ceux-là même qui l'ont fait considérer comme un catholique de cœur, et qui respirent en effet l'amour de la concorde dans l’Église. C'est, en un mot, la période du Systema theologicum et des au- tres écrits iréuiques qui le complètent et l'expliquent, et nous permettent de lui assigner son véritable ca- ractère. La position de Leibniz était fausse. Il se trouvait dans cette affaire, quoique aux ordres d'un prince protestant, moins libre qu'il n'avait été sous le duc converti, Jean-Frédéric. Sa position était nette en 1679 et on le voit faire au père Denis, à l'évêque Stenon, au baron de Heck, une opposition modérée, mais très-nette, dont les preuves encore inédites existent à Hanovre. Maintenant, au contraire, il pa- raît chercher les biais et les tcmpéraments,' et s'attire même une réprimande du duc, avec lequel il était en dissentiment sur la marche à suivre. Son mai- tre, Ernest-Auguste, tenait à ménager Spinola, et y