1 INTRODUCTION. giens les plus fameux; de Lauréa, depuis cardinal, maître du sacré palais; de Perez le confesseur, du supérieur général des jésuites et de celui des fran- ciscains. On eût cru que tout était prêt pour la réu- nion puis tout à coup tout cesse, et, jusqu'en 1688, il n'est plus question de Spinola. Leibniz dit dans une lettre au landgrave de Hessen que la principale difficulté vint de l'entêtement des théologiens et de leur peu de lumières; mais ce n'était là qu'un motif secondaire, car on se fût passé d'eux. Il y a trop de contrastes, de compromis et de faiblesses, de frau- ches ouvertures suivies de méfia.nces, pour s'y recon- naître. On s'engage à la suite de Leibniz dans un véritable labyrinthe. Ainsi, en 1684, à l'époque même où il nous montre Spinola qui revient triom- phant, nous le voyons recommander à Molanus la plus grande réserve. Dans une lettre à Seckendorf, du mois d'avril 1684, il lui déclare formellement que ni lui ni son ami ne verront ce futur concile tant désiré. Le duc lui-même, bien qu'il parût décidé à ne point rompre, se contentait d'écrire avec une ré- serve toute diplomatique à la princesse Élisabeth Dorothée, landgravine de Ifesse-Darmstadt, qui lui, exprimait des soupçons injurieux pour Spinola, qu'on ne pouvait pas écarter de suite les propositions à cause de leur but salutaire. La correspondance de Leibniz respire une véritable estime pour Spinola; mais il ne put, malgré toute l'habileté et le zèle qu'il déploya, empêcher des embarras politiques etde gra- ves difficultés, qui lui faisaient écrire au landgrave