XLVIII INTRODUCTION. Second voya- ge de Spinola à Rome. attributions excessives dont se vante Spinola; il rap- pelle le fameux intérim où il ne s'agissait cependant que de deux principes seulement le mariage des prêtres et la communion sous les deux espèces, et il ajoute « Ceci peut faire croire que ceux des luthé- riens ont bon nez, qui voient dans ces propositions de l'évêque de Thina un piège tendu dans l'espé- rance de semer la division parmi les protestants, puis d'en profiter. » Il déclare expressément d'ailleurs que, pour eux catholiques, ils tiendront ferme à tout ce qu'il y a d'essentiel (1). Ailleurs il appelle le pro- cédé irénique un maudit syncrétisme et une paix plâtrée (2). Le baron de Blum, qui avait contribué à la conversion du feu duc, paraissait entièrement du même avis, et Leibniz ne peut le désabuser (3). Pour lever ces doutes préjudiciables à sa négo- ciation, Spinola repartit pour Rome la confiance dont l'avait investi l'empereur lui fit trouver immé- diatement de grands appuis Leibniz, qui était fort bien renseigné, dit dans une de ses lettres qu'une partie du sacré collége, quelques généraux d'ordres parmi lesquels il cite le père Noyelles général des jésuites, et un grand nombre de théologiens incli- naient vers les voies si largement ouvertes au retour des protestants. 11 ajoute le pape Innocent XI. Hien l'est plus vrai; toutefois, retenu par la crainte d'une faction gallicane, et sa position vis-à-vis de Louis XlV, (1) Tom. II. (2) Tom. il, p. 3à7. (3) 'rom. Il, p. 418.