XLVI INTRODUCTION. qu'est dirigée la lettre d'Alberti, théologien protes- tant de Leipzig, à Leibniz. Cette lettre est précieuse pour bien montrer les dispositions de certains mi- nistres protestants, et la réserve étudiée de Leibniz dans sa réponse ne l'est pas moins. Non-seulement ces deux écrits ont été confondus, mais il existe du premier deux rédactions, dont l'une, plus explicite, contenait sans doute la protestation de Calixtus, absente de l'autre exemplaire. C'est du moins ce qui résulte de la mention suivante de Leib- niz, qui a trouvé cet exemplaire à Neustadt et y a ajouté la mention suivante « Non videtur omnia continere quæ vizli apurcl nos. Cette censure des théologiens de Hanovre est le premier grand pas fait dans les voies de la réunion. Leibniz l'a résumée tout entière dans un des écrits que nous publions (1). Quant à l'opposition de Calixtus, elle ne fut pas ce que dit Guhrauer, puisque l'exemplaire de Neustadt porte son nom et sa signature; et la plainte d'Al- berti est d'autant plus caractéristique qu'elle prend le caractère d'une protestation contre ce qu'avaient fait des théologiens protestants antérieurs. Elle nous prouve que, chez les protestants comme chez les ca- tholiques, il y eut dès le principe des esprits chagrins comme Alberti, ou brouillons comme le landgrave Ernest de Hessen-Rheinfels, qui se défiaient de tout, et refusaient toute créance à ces ouvertures tendant à la réunion. « Quoi qu'il en soit, dit Leibniz, l'évêque de Tina déclare d'en être assez satisfait pour le coup (1) Voir le tome Il.