INTRODUCTION. m.v connût pour avancer ce beau dessein (1); quelques lettres intimes ont gardé le souvenir de leurs rap- ports et seront publiées par nous dans ce recueil. Cet homme qui, du côté des protestants, conduisit avec Leibniz toute la saine et bonne partie théolo- gique des discussions, s'adjoignit, d'après l'ordre du duc, le prédicateurde la cour, Herman Barckhausen, et deux théologiens d’Helmstadt, Théod. Meyer et Ulric Calixtus. Ce Calixtus était le fils du célèbre professeur de ce nom, qui avait été à Helmstadt le maître de l'abbé de Lockum, et dont l'autorité était grande parmi les protestants. On convint d'une mé- thode d'union avec la cour de Hanovre. Il règne une confusion singulière dans Guhrauer et Schlegel sur les écrits iréniques de cette période. Ils ont également confondu deux écrits distincts, l'un émané de Spinola et intitulé Regulæ circa. Christianorum omnium ec- clesiasticam reunionem, qui fut l'objet des conféren- ces de Hanovre (1683), et le traité qui en sortit, que Molanus fit imprimer sous ce titre Methodus reducendæ unionis ecclesiasticæ inter Romanenses et Prolestantes, et speciali mandata serenissivni princilris oc domini Ernesti Augusti elriscopi Osnabrugensis et Brunswicensis ac Luneburgensis ducis, domirai scci cle- mentissimi, a serenissimæ Celsitatis suæ theologis con- scripta, écrit signé à la fin des noms de Gérard, abbé de Lockum (Molanus), et Herman Barckhausen, licencié en théologie et supérieur ecclésiastique de la cour de Hanovre. C'est contre ce dernier écrit (1) Dutens, 1, 652. Gérard, abbé de Lockum, plus connu le le nom de Molanus.