XLIV INTRODUCTION. entamer par là la constitution politique du Hanovre. Cette assurance n'était pas de trop quand on s'a- dressait à ces États protestants agrandis par le sys- tème des sécularisations. Spinola, ayant cru devoir prendre pour base des négociations l'exposition de la foi de l'évêque de Meaux, les professeurs de l'u- niversité de Helmstadt appartenant en commun à la maison de Brunswick engagés par tous les princes d'origine Welf (c'est-à-dire de la famille), après avoir examiné l'article de cette exposition qui con- cernait le pape, décidèrent qu'il fallait y adhérer, le reconnaître par une confession publique et passer à la discussion des autres articles communication en fut donnée à Fléchier dans une lettre de 1G83, qu'on lui écrivit d'Allemagne. En même temps, nous voyons le duc appeler et recevoir dans son propre. palais quatre théologiens du parti protestant et leur ordonner de se mettre immédiatement à l'œuvre. L'âme de ces conférences fut Molanus, abbé de Lockum, qui avait été distingué par le prédécesseur du duc régnant. Président du consistoire de Hano- vre, homme de cour, de mœurs polies et éminent par le savoir, partagé entre son abbaye de Lockum, où il s'était formé une belle bibliothèque, et les da- mes de la noblesse de Hanovre, Gérard, abbé de Lockum, plus connu sous le nom de lVlolanus, n'a- vait rien de l'intolérance de quelques ministres pro- testants. Leibniz le connaissait depuis longtemps il l'appelle un homme que son savoir, sa candeur et sa modération rendaient un des plus capables qu'il