— 4 — cette description même sommaire, mais exacte, suf- fisait à réfuter cet on-dit protestant que je n'avais donné, je le répète, que comme on-dit « Les con- cessions qu'il apportait, disait-on, » et je renvoyais à Guhrauer. Il n'en est point de même de la question du mariage des prêtres, on de la nécessité du célibat pour les ministres réformés qui inclinaient vers la réunion, et de celle du calice ou de l'usage de la coupe. J'avais dit que sur ces questions, qui n'in- téressaient pas le dogme, mais la discipline, Rome paraissait entrer dans les voies de douceur que lui in- diquait Spinola. On trouvera sur le manuscrit les passages des propositions qui avaient donné lieu à cette supposition de ma part. Il est vrai que ces pas- sages sont dans la partie de cet écrit qu'on pourrait appeler les corollaires aux vingt-cinq propositions approuvées de Rome, et qu'ils n'ont pas le même degré d'autorité, parce qu'ils ne sont pas aussi for- mellement approuvés. Du reste, voici cette pièce conforme de tous points à la description que j'en ai faite d'après Leibniz, avec la lettre du cardinal Al- brizii, ancien nonce à Vienne, qui accompagnait le bref du souverain pontife. Elle doit être placée la on- zième de l'appendice. Elle pourra servir à rassurer la conscience des catholiques, que les doutes de la critique avaient troublée. Elle montrera aux protes- tants dans quel esprit dé douceur et de modération leurs aînés, ces novelli discretiores et præcipui dont Spinola s'est fait l'interprète, entendaient travailler à la réunion projetée.