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cette description même sommaire, mais exacte, suf-
fisait à réfuter cet on-dit protestant que je n'avais
donné, je le répète, que comme on-dit « Les con-
cessions qu'il apportait, disait-on, » et je renvoyais à
Guhrauer. Il n'en est point de même de la question
du mariage des prêtres, on de la nécessité du célibat
pour les ministres réformés qui inclinaient vers la
réunion, et de celle du calice ou de l'usage de la
coupe. J'avais dit que sur ces questions, qui n'in-
téressaient pas le dogme, mais la discipline, Rome
paraissait entrer dans les voies de douceur que lui in-
diquait Spinola. On trouvera sur le manuscrit les
passages des propositions qui avaient donné lieu à
cette supposition de ma part. Il est vrai que ces pas-
sages sont dans la partie de cet écrit qu'on pourrait
appeler les corollaires aux vingt-cinq propositions
approuvées de Rome, et qu'ils n'ont pas le même
degré d'autorité, parce qu'ils ne sont pas aussi for-
mellement approuvés. Du reste, voici cette pièce
conforme de tous points à la description que j'en ai
faite d'après Leibniz, avec la lettre du cardinal Al-
brizii, ancien nonce à Vienne, qui accompagnait le
bref du souverain pontife. Elle doit être placée la on-
zième de l'appendice. Elle pourra servir à rassurer
la conscience des catholiques, que les doutes de la
critique avaient troublée. Elle montrera aux protes-
tants dans quel esprit douceur et de modération
leurs aînés, ces novelli discretiores et præcipui dont
Spinola s'est fait l'interprète, entendaient travailler à
la réunion projetée.
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