INTRODUCTION. xun du duc. Leibniz, avec sa pénétration ordinaire, ne s'y trompa point, et il écrivit un pamphlet national (1), motivé par les entreprises gigantesques de Louis XIV contre les États chrétiens, au moment même où les Turcs, devant Vienne, menaçaient toute la chrétienté. On peut regretter que, pour Leibniz, ce n'ait été qu'une œuvre de parti; mais ce qu'il importe de remarquer, c'est la nouvelle tendance allemande inaugurée par le duc, suivie par Leibniz, et qui, par une suite naturelle, devait ramener la ques- tion de pacification religieuse, désirée par l'empe- leur. En effet, nous voyons en 1683 Spinola, dont la vie se consumait en voyages iréniques, qui, mal- gré les difficultés de l'entreprise n'en persévérait pas moins dans ses démarches multipliées auprès des cours protestantes de l’Allemagne, et qui avait, avec une remarquable habileté, réuni de nombreu- ses et décisives adhésions parmi les princes régnants, après un nouvel essai tenté sur l'électeur de Brande- bourg, revenir à Hanovre. Les concessions qu'il ap- portait, disait-on (2), n'allaient pas à moins qu'à permettre le mariage des prêtre, à suspendre le concile de Trente, et à recevoir les protestants dans l'Église sous le nom de néo-catholiques, puis à les réunir aux anciens par une communion mutuelle. Spinola déclarait surtout que l'empereur n'entendait en rien se prévaloir d'un changement religieux pour (1) Mars Chritianissimus. Voir Guhrauer, t.II. (2) Voir Guhraucr. Conférences lie Hanovre.