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INTRODUCTION. XLI

converti dans des circonstances assez singulières pour
qu'elles aient été rapportées par Leibniz dans sa
Théodicée au sujet de la conversion de saint Augus-
tin. Leibniz le tenait en estime particulière, comme
on peut le voir dans une de ses lettres à Bossuet.
Tout paraissait présager de bons résultats pour ta
pacification religieuse entamée par Spinola. Il avait'
l'agrément de Rome et de l'empereur; déjà quatorze
princes régnants, parmi lesquels on comptait ceux de
Saxe, de Brandebourg, de Brunswick, du Palatinat,
de Gotha, d'Eisenach, d'Anspach, de Celle, de Cas-
sel et de Wurtemberg, avaient promis par lettres
leur concours à l'empereur cinq d'entre eux, ceux de
Hanovre, de Zell, de Wolfenbuttel, d'Anspach et
d'Anhalt, allèrent plus loin et firent donner par
leurs théologiens un avis favorable, approuvant les
propositions de Spinola, et consigné par eux dans
un acte destiné à être public. Ces adhésions con-
sidérables sont mentionnées dans le Sommaire
historique, ainsi que les lettres de réponse à l'em-
pereur, qui les avait sollicitées. Les brefs du pape
étaient de nature à dissiper toutes les méfiances. Il
semblait que la réunion fût faite ou du moins qu'elle
ne fût jamais plus près de se faire, quand la peste,
d'une part, et la mort de Jean-Frédéric, de l'autre,
firent ajourner les négociations. Leibniz paya à la mé-
moire du duc un tribut de reconnaissance dans ces
vers qu'il envoya à Son Altesse sérénissime Sophie,
sa belle-sœur, née princesse palatine, duchesse de
Brunswick et Lunebourg

Mort du duc

Jean- Fréllé-

ric.
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