INTRODUCTION. XXXIX protestants, et obtenu des lettres de créance de l'é- lecteur de Brandebourg. Le premier écrit de Spinola est un exposé som- maire daté de 1671, et destiné sans doute au car- dinal Albritii, qui était alors à Vienne, où il répond aux doutes élevés contre l'affaire. On y voit que tout se résumait alors en deux points un point de dogme, la justification et les mérites un point de fait, l'ab- sence de mission, qui lui faisait le plus grand tort Quomorlo prœdicabunl nisi mittantur? disait-il au car- dinal Albritii. C'est it résoudre ces deux points qu'il travailla sans relâche. Le second et le plus important mémoire est un, écrit intitulë Proposiliones novellorum discretiortam H præcipuarum, qui contenait les propositions tes plus modérées des protestants, rédigées par lui, et qu'il présenta, en 1677, aux cardinaux députés à cet effet. Leibniz nous apprend l'histoire de cet important document. 11 a lui-même collationné à Vienne, le jour de Saint-Martin 1700, l'exemplaire qu'il en avait avec la minute originale, et il a re- produit sur le sien, par nn trait à l'encre, les cor- rections, et, par des renvois à la marge, les addi- tions du sacré collége. Ces vingt-cinq propositions roulent sur la justification, la confession et l'abso- lution du pécheur. Elles sont écrites dans le même esprit de modération et de conciliation qui ani- mait les frères de Walemburk. Elles furent sanc- tionnées par le pape et les cardinaux commis à cet effet, après de longues et graves consultations. C'est Écrits iréni- ques de Spi- nola. Le pape et les cardinaux approuvent los proposi-