XXXVIII INTRODUCTION. Jean-Frédé ric, duc de Brunswick. pensait. Il était parvenu à faire entrer l'électeur de Brandebourg dans une société de commerce pour at- tirer en Allemagne les produits de l'Inde, dont le but réel, tout à la fois politique et religieux, était l'af- faire de la réunion, qui fut ajournée par la guerre avec les Turcs. Le cardinal Albritii, nonce à Vienne, informé de ce qu'avait fait Spiriola, désira la pour- suite des négociations, et, rappelé à Rome, il recom- manda l'affaire au cardinal Bonvisi, son successeur à sa demande, Spinola fut envoyé par l'empereur à tous les princes protestants. Il vint à Hanovre. La maison de Brunswick, bien qu'elle ne soit pas la seule, et que la plupart des princes protestants, notamment ceux de Saxe, de Beireut, d'Anspach et d'Anhalt, intervinssent, devint bientôt le centre des négociations où Leibniz fut engagé, soit comme chargé d'affaires, soit comme conseiller intime de cette cour. Jean-Frédéric, duc de Linsbourg, prince catholique éminent par son savoir et sa tolérance, avait ouvert ses États à l'influence de la cour de Rome, représentée par un clergé catholique nombreux, et même des or- dres religieux, et en même temps à celle de I,ouisXIV; il s'était attaché Leibniz, bien que protestant, comme bibliothécaire et comme conseiller intime. D'une mo- dération parfaite et d'un esprit élevé, un tel prince dut donner les mains au projet de réunion, sans se flatter de le voir facilement réussir. En effet, en 1676, nous voyons arriver à Ilanovre, à la suite du secré- taire d'empire de Hornegke, Spinola, évêque de Tina, qui avait réuni les adhésions de plusieurs princes