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xwn INTRODUCTION.

la réunion de toutes les sectes dissidentes et des
Églises séparées. Il importait de bien marquer cette
date et ce point de départ de toutes les entreprises
ultérieures de Leibniz. Cette date, c'est l'année 1671,
il écrivait à Arnauld pour l'associer à ses vastes
desseins, et il communiquait au duc Jean-Frédé-
ric le plan de ses Démonstrations catholiques.

Tel est le tableau des embarras et des intérêts

qu'avait créés la réforme, des modifications heureuses
qu'y avait apportées la paix de Munster, des consé-
quences enfin que cherchaient à développer de
grands princes, de savants théologiens et de puis-
sants esprits. Il semblait que le plus difficile fût déjà
fait; mais on se tromperait de le croire, et la relation
que nous publions nous apprend ce qui avait mantlué
jusqu'ici à tous ces projets l'agrément de ltome, et
l'adhésion par écrit des principaux chefs protestants.
Sous Clément IX, on avait bien obtenu de plusieurs
princes protestants de se réunir dans des colloques
avec l'électeur de Mayence, mais on n'avait jamais
pu obtenir des déclarations par lettres à l'empereur,
ni une union sur les points fondamentaux et sur les
principes. Ce sont ces pas si importants que nous
verrons faire sous le pontificat d'Innocent XI. Les
protestants, qui, de l'aveu même de Leibniz, se sen-
taient les plus faibles, ne pouvaient qu'y gagner. La
cour impériale de Vienne désirait la pacification reli-
gieuse, Home n'en était pas éloignée. Un prince,
supérieur par les dons de l'esprit et du caractère, un
empereur, qui fit les premiers pas dans cette voie,
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