-3- aux lecteurs de Leibniz, bien malgré moi. J'ai pu enfin, après des négociations qui n'ont pas été étran- gères au retard apporté dans la publication du tome III des œuvres de Leibniz, j'ai pu, dis-je, me procurer la copie de cette pièce et la collationner avec l'original que Leibniz avait vu à Neustadt, en Autriche, le jour de Saint-Martin 1700. M. de Bro- glie pourra la conférer à son tour avec ce court sommaire que j'en avais donné dès l'année 1859, et se convaincre de la parfaite exactitude de ma des- cription. Peut-être le lecteur curieux n'y trouvera-t-il pas tout ce que ses suppositions ingénieuses lui en faisaient attendre; mais il y trouvera très-certaine-, ment les vingt-cinq propositions annoncées sur la justification, la confession et l'absolution du pécheur. Il y trouvera de plus (ce qui est le point capital), in- diquées, non plus par un trait d'encre, mais par des italiques, les suppressions ou corrections des cardi- naux, et dans les interlignes, en petit texte, les addi- tions du sacré collége. C'était là tout ce que j'avais promis. Que pouvais-je donner de plus pour satis- faire la curiosité des lecteurs? Ce n'est point ma faute si cette pièce n'est pas écrite dans le latin le plus pur, ou si, d'après un on-dit protestant que j'avais repro- duit comme tel, en citant l'auteur protestant d'où je l'avais tiré, mon critique a cru voir dans ce manus- crit ce qui ne pouvait pas y être, à savoir la suspen- sion du concile de Trente Qu'il veuille bien relire la page xliii qui a donné lieu à cette supposition mal- sonnante pour un catholique, en la rapprochant de la page xxxix, qui contient le sommaire du manus- crit que nous publions aujourd'hui, et il verra que