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INTRODUCTION. zvx

de certaines imputations calomnieuses élevées contre
sa sincérité et sa bonne foi. Il était au contraire
très-noble et très-digne, étant du parti le plus faible,
de lui apporter le secours de ses lumières joint à
l'ardeur de son patriotisme. Mais il faut reconnaî-
tre que le principe entièrement nouveau reconnu à
Munster tendait à introduire un grave changement
dans le droit public européen; il annonçait une ère
nouvelle, le principe de la tolérance civile serait
substitué à celui du fanatisme et de l'intolérance.
Il répondait à un changement profond qui s'était
opéré dans les mœurs publiques. L'excès même du
mal avait produit une réaction en sens contraire;
et l'on remarque, depuis le traité de «'estplialie, une
grande lassitude des guerres de religion et quelques
premiers essais de tolérance mutuelle qui pouvaient
faire croire la réunion possible. Les princes alle-
mands avaient appris à leurs dépens que l'unité po-
litique des peuples dépend, plus qu'on ne croit, du
lien religieux qui les unit. Les peuples,'fatigués par
la guerre de Trente ans, en avaient assez de ces
discordes religieuses devenues de véritables guerres
civiles. L'état de l'Allemagne était bien fait pour les
faire réfléchir sur les maux de toute sorte que ces
discordes entraînent après elles. L'Allemagne était
en décadence, morcelée et divisée en elle-même et
contre elle-même.

A vrai dire, il n'y avait plus d'Allemagne, mais

des États catholiques et des États protestants, sans
unité de lois ni de croyances, uniquement occupés
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