Home Plain text
Text mode Audio mode
page XXVII (screen 43 of 649)
Next page Previous page  
  Last page First page


INTRODUCTION

La paix de Westphalie, qui a posé les premières

bases de l'équilibre européen, n'avait pas cependant
réalisé la grande pensée de l'unité religieuse. La
paix de l'Église n'était point faite. Le traité revient
à diverses reprises et dans plusieurs de ses articles
sur la convenance etlanécessitéde cettepaix (1). Les
parties qui négocient l'appellent de tous leurs vœux
elles y renvoyent même comme à un événement
prochain et désirable; elles paraissent regarder cette
paix comme la seule définitive celle qu'elles vont
signer n'est que provisoire et ne recevra sa consé-
cration que de l'autre. Les plénipotentiaires réunis
à Munster avaient donc posé le problème, s'ils ne
l'avaient point résolu. La question était née dès 1648,
(1) Nous choisirons au hasard quelques textes du Traite. La paix de l'E-
glise y revient à chaque page, et nous n'avons que l'embarras dif choix.
Ainsi 0. 5, 14 Usquedum de religionis dissidiis per Dei gratiam conventum
fuerit; O. 5, 24: Dllm controversiæ religionis amicabili partium compositione
universali definiantur; 0. 5, 48 üsque ad compositionem christianam dissi-
dis religionis.
Text mode Audio mode
page XXVII (screen 43 of 649)
Next page Previous page  
  Last page First page
Home Plain text