PREFACE. xxv Ainsi ni l'histoire documentale des négocia- tions, et le plus vaste mouvement d'affaires religieuses qui fut jamais, ni la biographie des personnages qui occupent le devant ou les coulisses de la scène, ne sont essayées dans les précédents recueils; ni la hauteur et la gravité ecclésiastique, tempérée de douceur et de bé- nignité dans l'évêque de Meaux, ni le nouveau caractère que Leibniz, introduit dans les ques- tions religieuses parl'intervention de l'histoire et de la philosophie, ni la scolastique devenue éloquente dans le latin de l'évêdue de Meaux, et la langue française pour la première fois aussi complétement domptée par un Allemand, ni l'inaltérable douceur, le beau langage et les manières polies de Pellisson, ce dernier repré- sentant de l'école de Rambouillet et l'un des grands personnages de la cour de Louis XIV, ni la pieuse intrigue et la sainte franchise de madame de Brinon, qui ne voit dans Leibniz qu'un protestant à convertir, et qui ne veut pas lâcher sa proie alors même que Pellisson et Bossuet n'ont plus d'espoir, ni la douce et forte influence de la princesse palatine, Anne de Gonzague, qui fut l'âme des conversions dans la maison palatine, et qui eût été sans doute