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xxw PRÉFACE.

si intéressante Pellisson devait être, avec
madame de Brinon, le lien et l'intermédiaire
entre Leibniz et Bossuet.

Mais ces deux correspondances elles-mêmes

ne s'expliquent que par une troisième, qui est
la clef des deux autres. Trois femmes (leur in-
fluence est partout au dix-huitième siècle),
trois sœurs non moins illustres par leur mérite
que par la naissance, mais dont l'une, la du-
chesse Sophie, résistait à l'exemple que lui avait
donné sa soeur, Louise-Hollandine, et aux solli-
citations de sa belle-sœur, Anne de Gonzague,
provoquent, entretiennent et dirigent ce com-
merce de lettres. Anne de Gonzague, princesse
palatine, mérita les éloges de Bossuet pour la
part qu'elle prit aux conversions de la famille
palatine, elle était entrée. Sa main est par-
tout dans cette négociation jusqu'à sa mort,
arrivée en 1684. Les éditeurs de Bossuet, qui
avaient sous les yeux l'oraison funèbre de la
princesse palatine, n'ont point su l'y découvrir.
On trouvera à l'Appendice les lettres d'Anne
de Gonzague et de Louise-Hollandine à la du-
chesse Sophie. Ce joyau de notre écrin, qui
avait quitté Hanovre, s'est retrouvé dans les ri-
ches collections du British Museum, à Londres.
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