sitions roulent sur la justification, la confession et l'absolution du pécheur. Elles sont écrites dans le même esprit de modération et de conciliation qui ani- mait les frères de Walemburlk. Elles furent sanc- tionnées par le pape et les cardinaux commis à cet effet, après de longues et de graves consultations. C'est une base irréfragable, la seule même approu- vée de Rome, puisqu'à cet exemplaire annoté et cor- rigé par le sacré collège était joint un bref de Sa Sainteté. Nous ne croyons pas qu'il y ait dans l'his- toire de l'Église une seule mention de ce fait consi- dérable. » Cette description sommaire, mais exacte, donna lieu à quelques observations, pleines de bienveillance, mais aussi à quelques doutes bien naturels de la part de M. de Broglie, dans le numéro du Correspon- dant du 25 octobre 1860. Je dis que ses doutes étaient bien naturels, puis- qu'il n'avait pas sous les yeux le manuscrit que j'a- vais consulté, mais que des circonstances indépen- dantes de ma volonté m'avaient empêché de publier. J'ajoute que ses observations étaient bienveillantes. Il me reprochait en termes aimables, si j'avais en effet eu connaissance personnellement de cet acte si considérable et de la copie de Leibniz, avec les corrections et les additions du sacré collége, de soumettre la curiosité de mes lecteurs à un véri- table supplice de Tantale (c'étaient ses propres ex- pressions), en me bornant à mentionner l'existence « sans reproduire le texte d'un acte si considérable. » Je puis enfin satisfaire la curiosité de M. de Bro- glie, et mettre fin à ce long supplice que j'ai imposé