PRÉFACE. xxiii saire en politique ou en religion, fût-il, comme l'ellisson, le plus aimahle des hommes. Cette correspondance, pour avoir tout son prix, de- vait être complétée par des lettres d'un carac- tère plus confidentiel Pellisson n'avait donné que la partie théologique, et retranché tout le reste Leibniz, de son côté, n'aurait pas per- mis, de son vivant, l'impression de notes con- fidentielles qui éclairent tout ceci. Il écrit avec esprit à madame de Brinon, en recevant le pré- sent de Pellisson « Pour ce qu'on y a mis du mien, j'ay eu de la peine à le regarder, et j'ay honte d'y estre ài peu près conznxe un nègre, à la suite d'une belle personne dont il rclève la beauté. » 11 s'en explique plus clairement encore avec Pellisson, sans cependant dépasser les ter- mes d'une respectueuse amitié: « J'ajoute icy qu'il auroit été peut-estre à souhaiter qu'on y vît encore certaines objections quej'avois faites par des lettres suivantes qui n'ont pas esté mises au jour, sans doute parce qu'elles con- tenoient quantité d'autres choses hors du su- ject, quoy qu'il y en eust qui paroissoient es- sentielles. » Enfin les Réflexions sur les diffé- rences des religions s'arrêtent à 1691 et ne con- tiennent pas toute sa correspondance de 1692,