xxn PRÉFACE. torique sont destinés à restituer cette négo- ciation, dont l'importance paraît avoir été mé- connue jusqu'ici. Dans l'ignorance des documents imprimés, en l'absence des sources inédites, dans l'erreur où l'on était sur les principaux faits, dans l'in- suffisance absolue des informations, l'éditeur de Bossuet, ni son historien lui-même, ne pou- vaient, l'un reproduire fidèlement, l'autre ap- précier sainement cette négociation et cette po- lémiqué, ni rien comprendre à cette page d'his- toire qui intéressait les plus grands princes et les plus illustres souverains du monde entier. On y chercherait vainement les causes de l'in- succès final, non moins que des résultats ob- tenus et il faut s'étonner plutôt de la péné- tration de M. de Beausset, qui a su tirer d'un recueil aussi incomplet quelques réflexions justes sur le rôle de Bossuet. Si nous passons à la correspondance avec Pellisson, seconde source connue qui se mêle à la première, nous verrons de même que Leib- niz n'avait pas approuvé l'édition projetée de quelques-unes de ses lettres; il voyait ce qui manquait à ce projet, etil n'avait pas tort. On ne gagne jamais rien à être édité par son adver-