W PRÉFACE. affaire; il avait commencé ses voyages en 1661, il était à Rome en 1671, il avait obtenu un bref du pape à cette même date; il revint à Vienne, retourna à Berlin, à Dresde, à Hano- vre, fit un second voyage à Rome, et ne s'ar- rêta plus jusqu'à sa mort (1695), sauf pendant quatre années, de 1684 a 1688, où il travailla à la réunion des Hongrois. Il en est de même de Leibnix. Leihniz s'oc- cupait d'affaires religieuses et d'écrits ironi- ques bien avant d'avoir connu Bossuet, depuis la période de Mayence, 1666-1672. Il faudrait un volume à part pour donner une idée de la richesse de ces écrits, couronnés par le systema- theologicum, qu'ils expliquent et hréparcnt, et qui, sans eux, est un document stérile et sans grande valeur. Leibniz écrivait à Jean-Frédé- ric, en 167 i qu'il s'occupait de mettre en ordre des pensées sur ce sujet, et qu'il composait son grand ouvrage des Démonstrations catholiques, (opus sub titulo Demonstrationum catliolica- rum.). Bossuet, dont la première lettre à Leibniz est de 1678, et non de 1691, comme se l'imagi- nent faussement les éditeurs de Bossuet, ne 1 ui parle d'abord que de la traduction du Talmul; c'est Leibniz, dans sa réponse, qui met en