PRÉFACE. xix connu ni les récits ou sommaires historiques (narratio historica), ni les moyens de concilia- tion (Media), composés par Spinola en 1683, ni les excitations (incitantia), ni la liste des choses à faire (prcesta.nda), ni celle des exem- ples de dispenses (exenzpla dispensationum). La part de Spinola, qui est la plus grande, n'est pas même indiduée ses travaux sont let- tre close pour l'éditeur. Il en fait l'éloge ce- pendant, mais évidemment sans connaître le personnage, sans le mettre en scène et sans le faire comprendre. Il n'a pas la clef de ces dé- licates négociations; il ne sait ni ce qui se fait à Rome, ni ce qui se dit à Vienne, ni ce que l'on répond à Hanovre et à Helmstadt. Cela n'a rien d'étonnant, puisque, de Bossuet lui même, le seul acteur français qu'il met en scène il ignore presque tout, et très-certai- nement le meilleur. 2° L'éditeur, mal informé, croit que l'empe- reur Léopold n'est entré dans les vues de Royas qu'en 1691, et que c'est l'Exposition (1676) de la foi catholique de Bossuet qui avait donné le signal des négociations. Double erreur; car Spinola dans une lettre de 1671, dit qu'il y avait déjà vingt ans qu'il s'occupait de cette