xviii PRÉFACE. sont pas rares entre une demande de Leib- niz et une réponse de Bossuet, que l'ordre est souvent interverti, queMolanuset Spinola pas- sent complètement inaperçus, que l'infatigable madame de Brinon n'y paraît qu'à de rares in- tervalles et dix fois au lieu de trente, que le rôle des papes n'est pas même indiqué, qu'il n'y a pas une pièce sortie de la chancellerie romaine ou impériale, il faut bien reconnaître que nous n'avons eu jusqu'ici ni une histoire de ces négociations, ni la véritable correspon- dance de Leibniz avec Bossuet. La préface des éditeurs de Bossuet fourmille d'erreurs; il suffira d'indiquer les plus graves 1° les Regulæ ciaca christianorum omnium ec- clesiasticam reunionem y sont attribuées à Mo- lanus, théologien protestant, tandis qu'elles sont de Royas de Spinola évêque de Tina, puis de Neustadt, théologien catholique chargé par les cours de Vienne et de Rome de con- duire ces négociations; les Regulæ sont in- complètes dans l'édition des OEuvres de Bos- suet, et y sont sans cesse confondues avec les Cogitationes privatæ, qui sont de Molanus. Quant aux autres traités en grand nombre de l'évêque de Tina, pas un mot. L'éditeur n'a