PRÉFACE. quelque intérêt instruire de nouveau ce grand procès, qui se termine si complétement à l'a- vantage du pape et de l'empereur, considérés comme les représentants de l'unité religieuse et politique de l'Allemagne au dix-septième siècle (i). » Si l'on compare maintenant ces sources in- connues de documents inédits oùu nous avons puisé à celles déjà publiées, on aura de la sorte la preuve sans réplique de l'insuffisance de ces dernières, et de l'incontestable nécessité des premières 1° pour combler des lacunes qui rompent a chaque page la clzaîne de ces écrits; 2° pour donner une idée de la partie diploma- tique de ces négociations, qui n'y est pas même indiquée 3" pour rétablir des textes tronqués et mutilés, ainsi qu'en conviennent les éditeurs de Bossuet eux-mêmes; 4° et cette raison les résume toutes; afin de donner pour la pre- mière fois un ensemble complet de ces négo- ciations, dont les lettres de Bossuet et de Leibniz, pour le plus grand nombre inédites, forment la plus belle part sans doute, mais non (1) L'Académie de Vienne a répondu à cette communication qui l'intéressait, en faisant imprimer ce discours dans ses Annales, et un extrait de ce discours dans la Gazette de Vienne.