XII PRÉFACE. logne, retrouvées par nous à Hanovre; mais un détail caractéristique, extrait d'une lettre de Spinola, nous en dispense. Il paraît, en effet, d'après cette lettre, que l'empereur avait cou- tume de lire par lui-même toutes les pièces de la négociation, sans en excepter les traités ex professo sur les matières théologiques les plus ardues; et Spinola, qui venait d'en conférer avec lui, raconte le fait en ces termes (lettre a Molanus, du 27 août 1694) Substantialia pro more suo curiose pervolvens rem conatumque vestrurn sincere approbavit et commendavit. Il restait, pour être à peu près complet, bien que sommaire, à dépouiller tous ceux de ces docu- ments, les plus volumineux, souvent aussi les plus importants, qui touchent à la théologie 'dogmatique, et par conséquent au fond même de la querelle; mais, s'il m'est interdit de l'es- sayer ici, du moins il y a quelques-unes de ces pièces que je dois indiquer ce sont toutes cel- les qui, sous le nom d'Ungarica, traitent de la réunion des Hongrois a l'Église, exemple sans cesse invoqué par Spinola, qui avait réussi dans cette mission difficile. En présence des résultats certains auxquels on est amené par la critique et par l'histoire, il semble qu'il y ait