PREFACE. vn il se servait d'un copiste, dont l'écriture d'une grande élégance s'accorde bien avec ce style du plus poli des écrivains. Molanus, qui signe toujours ses initiales G. A. L. (Gerardus, ab- bas Luccensis) a une écriture hérissée d'a- abréviations et à peu près indéchiffrable; mais il écrit le latin très-purement. Les lettres de Spinola, au contraire, dont l'écriture est lisible, sont d'nne latinité moins élégante. Enfin Leib- niz, dont on connaît l'écriture nette et serrée, mélange du savant et de l'homme d'affaires, est partout dans cette liasse grandes lettres et hillets microscopiques, brouillons chargés de ratures, copies on mises au net très-soi- gnées, notes et projets y abondent. On y re- marque moins d'ampleur et de noblesse que dans les belles pages classiques de .M. de Meaux, mais je ne sais quoi d'infatigable, de vif et de perçant, qui répond trait pour trait aux qualités de son esprit et à la spontanéité de son génie. On trouvera à la fin du tome II des fac- simile de l'écriture de Bossuet, de Leibniz, et de madame de Brinon. Après avoir dépouillé cette première liasse, je ne fus pas peu surpris de voir qu'il en exis- tait quatre autres a pen près de même volume,