Home Plain text
Text mode Audio mode
page VII (screen 23 of 649)
Next page Previous page  
  Last page First page


PREFACE. vn

il se servait d'un copiste, dont l'écriture d'une
grande élégance s'accorde bien avec ce style
du plus poli des écrivains. Molanus, qui signe
toujours ses initiales G. A. L. (Gerardus, ab-
bas Luccensis) a une écriture hérissée d'a-
abréviations et à peu près indéchiffrable; mais
il écrit le latin très-purement. Les lettres de
Spinola, au contraire, dont l'écriture est lisible,
sont d'nne latinité moins élégante. Enfin Leib-
niz, dont on connaît l'écriture nette et serrée,
mélange du savant et de l'homme d'affaires,
est partout dans cette liasse grandes lettres
et hillets microscopiques, brouillons chargés
de ratures, copies on mises au net très-soi-
gnées, notes et projets y abondent. On y re-
marque moins d'ampleur et de noblesse que
dans les belles pages classiques de .M. de
Meaux, mais je ne sais quoi d'infatigable, de
vif et de perçant, qui répond trait pour trait
aux qualités de son esprit et à la spontanéité
de son génie. On trouvera à la fin du tome II
des fac- simile de l'écriture de Bossuet, de
Leibniz, et de madame de Brinon.

Après avoir dépouillé cette première liasse,

je ne fus pas peu surpris de voir qu'il en exis-
tait quatre autres a pen près de même volume,
Text mode Audio mode
page VII (screen 23 of 649)
Next page Previous page  
  Last page First page
Home Plain text