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Titre : Revue critique pouvant servir de supplément au Répertoire archéologique du département de l'Aube / par M. Emile Socard,... et M. Emile Boutiot,...

Auteur : Socard, Émile (1818-18..). Auteur du texte

Auteur : Boutiot, Théophile (1816-1875). Auteur du texte

Éditeur : E. Brévot (Troyes)

Date d'édition : 1861

Sujet : Archéologie -- France -- Aube (France)

Type : monographie imprimée

Langue : français

Langue : français

Format : 92 p. ; 28 cm

Format : application/pdf

Description : Appartient à l’ensemble documentaire : ChArdenn1

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k110243j

Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-LJ6-90 (BIS)

Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb31380238x

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 15/10/2007

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SUPPLÉMENT

AV

RÉPERTOIRE ARCHÉOLOGIQUE DE L'AUBE


REVUE CRITIQUE POUVANT SERVIR DK

SUPPLÉMENT

AU

RÉPERTOIRE ARCHÉOLOGIQUE DU DÉPARTEMENT DE L'AUBE

PAR

]VE. EMILE SOCARD

Rédacteur en chef du journal l'Aube, BlbliothécuIiL'-iidiuIiil de la ville île Troyes Membre résidant do la Société Académique de l'Aube ET

M. THÉOPHILE BOUTIOT Membre rcsidiintde la Société Académique de ['Aube

TROYES

E. BRÉVOT LIBRAIRE-ÉDITEUR 5( rue de ]'H«tel-(le-VUle

18G1

1862/


AVANT-PROPOS

Commençons par payer un juste tribut d'éloges à l'auteur du Répertoire archéologique; son œuvre est un beau monument élevé à la gloire de notre pays, et c'est avec raison que M. le Ministre de l'Instruction publique l'a proposée comme archétype aux travaux analogues qui doivent s'élaborer dans chaque département de l'Empire le plan en est bien tracé; nous voudrions ajouter qu'il est aussi bien rempli. Mais, quoiqu'il nous en coûte, nous dirons à notre collègue de la Société Académique de l'Aube, M. d'Arbois de Jubainville, que son travail est incomplet. 11 est impossible, nous répondra-t-on, qu'un travail de cette nature puisse du premier jet être exempt de toute lacune. Nous l'avouons volontiers aussi la Société Académique de l'Aube, sous l'inspiration d'une circulaire de M. le Ministre, avait compris que le Répertoire devait être une oeuvre collective, et faisant appel à la science et à la bonne volonté de ses membres, surtout de ceux qui connaissent parfaitement le pays, elle avait adjoint à M. d'Arbois une Commission choisie dans son sein. Malheureusement M. d'Arbois a cru que sa qualité d'étranger au département, fortifiée de son titre d'ancien élève à l'école des Chartes, lui suffisait pour mener à bien l'entreprise, et il a travaillé seul, et il n'a consulté aucun de ses collègues. Quand même le Répertoire n'eût pas dû en souffrir, il eût été de bon goût, ce nous semble, de faire appel, au moins pour la forme, aux lumières de la Commission. Si nous faisons ce petit reproche à M. d'Arbois, c'est que nous sommes tout-à-fait désintéressé dans la question, n'étant pas un des membres de la Commission nommée.

Nous regrettons donc que la précipitation, le désir de produire vite, ait nui d'une façon si.grave à l'oeuvre de M. d'Arbois. Sans doute, vue de loin cette oeuvre présente un aspect


assez grandiose pour captiver l'admiration: mais pour tous ceux qui s'en approchent avec connaissance, elle ne peut être qu'une belle ébauche à laquelle la main du maitre a fait défaut. Outre certaines erreurs que nous avons relevées, certaines admissions légères de documents que l'auteur aurait dû contrôler, tels, par exemple que la voie romaine, article Lusigny, connue, dit-il, sous le nom de Route-de-Bar-sur-Aube-à-Arcis, laquelle est difficile à accepter, ces deux villes étant sur la même rivière avec communications faciles, tandis que du côté de Lusigny on ne trouve que bourbier et fange, M. d'Arbois n'a rien dit des dépôts de ferriers dans la foret d'Othe, monuments celtiques ou tout au moins gallo-romains du plus haut intérêt. Il n'a rien dit des clôtures de finages de Bourdenay et Bercenay en grès levés sur une grande étendue. Enfin il a tellement négligé la Bibliographie, que c'est seulement en glanant après lui que nous avons composé une partie notable de la gerbe présentée aujourd'hui comme Supplément. Et quand nous songeons qu'il suffisait à l'auteur de consulter ses collègues pour éviter toutes les erreurs, compléter son ouvrage et lui donner un cachet vraiment sérieux, nous nous croyons le droit d'exprimer nos regrets à ce suj et.

Persuadé qu'une étude, même peu minutieuse, arriverait à compléter notablement le Répertoire archéologique, nous avons recherché, avec l'aide de quelques amis, les documents que nous donnons aujourd'hui. On s'étonnera peut-être d'en voir figurer quelques-uns dont l'importance ne paraît pas démontrée au premier coup-d'œil. D'abord tout est important en pareille matière; ensuite nous pouvons affirmer que pas un des articles de notre Supplément n'est moins intéressant que beaucoup de ceux contenus dans le Répertoire, qui du reste nous a servi de guide. On jugera si, en présence des matériaux que nous avions sous la main, nous avons dû les mettre à la disposition de la science. Ce ne sera certes pas encore le dernier mot de l'archéologie dans le département de l'Aube, nous n'avons pas la prétention de le croire; au contraire, notre opinion est, qu'en visitant consciencieusement les lieux, on pourrait aisément doubler le Répertoire archéologique.

EMILE. Socaiid.


REVUE CRITIQUE

pouvant SEavm de

SUPPLÉMENT

AU

RÉPERTOIRE ARCHÉOLOGIQUE DE L'AUBE.

RENSEIGNEMENTS BIBLIOGRAPHIQUES

ET ABRÉVIATIONS.

A. A. Annuaire du département de l'Aube. Troyes, Bouquot, 182B-1861. A. P. Album pittoresque et monumental du département de l'Aube, dessins de M. Fichot, texte de M. Aufauvre, 4 vol. in-fol. Troyes, Caffé, 1852.

C. A. Conbrès archéologique de France, séances générales tenues & Troyes, en 4855, par la Société française pour la conservation des monuments historiques, 4 vol. in-80. Paris, 48S4.

P. A. Portefeuille archéologique de la Champagne, par M. A. Gaussen, avec un texte par MM. E. Lebrun et d'Arbois de Jubainville, 4 vol. in-4». Bar-surAube, W Jardeaux-Ray, 4800.

S. A. Mémoires de la Société d'agriculture, des sciences; arts et belles-lettres de l'Aube. Troyes, 4822-18(11, 25 vol. in-8°.

V. A. Voyage archéologique et pittoresque dans le département de l'Aube et dans l'ancien diocèse de Troyes, publié sous la direction de A. F. Arnaud, peintre, 1 vol. in-4°. Troyes, 4837.

ARRONDISSEMENT D'ARCIS-SUR-AUBE.

CANTON d'ahcis-suh-aube.

(Chef-lieu Aiicis.)

ALLIBAUDIÈRES. Époque moderne. A l'église paroissiale de Saint-Antoine, statue de la Vierge du xvie siècle, remarquable par son costume royal qui rappelle cette époque,; elle était dorée, excepté la fignrc pcintc en conlenr de carnation. ARCIS-SUR-AUBE: Ép. romaine. Tête de statue antique, en pierre, et. petite statuette en bronze, trouvées en 186s, dans la rivière d'Aube, et conservées au Musée de Troyes. -Consulter sur le cimetière antique, situé au snd d'Arcis, et sur les objets nombreux que renfermaient les fosses funéraires, une notice de M. Camut-Cliardon, accompagnée de quatre planches représentant ni objets. (S. A. 1837, tom. 8, p. t02-l 13.) Le Musée de Troyes en possède six quatre pièces de poteries et deux médailles petit bronze, l'une de Faustine jeune, l'autre de Tetricus


fils. Il Moyen âge. Ancien château féodal dont les traces sont très-visibles fortifications, fossés. Des substructions découvertes depuis quelques années indiqaeraient des fortifications antérieures il l'époque féodale. || Ép. moderne. Portail de SaintEtienne d'Arcis-sur-Aube, publiée par les antenrs des voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France. Champagne. -Belle lithographie du château d'Arcis, sons le titre de château deLabriffe, dans les Vues pittoresques des château de France, par Blancheton.

AUBETERRE. Moyen âge. Château fort du xv° siècle, élevé pendant les guerres des Anglais, aajourd'hui détruit.

CHÊNE (LE). Ép. romaine. Fers de lance, lames et antres débris d'armes galloromaines, conservés au Musée de Troyes.

MAILLY. Moyen âge. Carreaux en terre émaillée, curieux par leurs dessins et leurs inscriptions, xiii« siècle, trouvés dans l'église de Mailly et conservés au Musée de Troyes.

MONTSUZAIN. Moyen Bge. Château fort du XV siècle, aajourd'hui détruit. POUAN. Ép. romaine. Un chaudron et un bassin en cuivre, trouvés sur le territoire de Ponan, 40 mètres de distance de la fosse funéraire qui contenait le squelette découvert en 1842, lequel était décoré des insignes en or donnés au Musée-de Troyes par l'Empereur Napoléon III. Conservés an Musée de Troyes. Il Moyen kge. Château fort du XV. siècle, aujourd'hui détruit. || Ép. moderne. A l'église, belles peintures sur bois du %vie siècle, représentant la Naissance, la Mort et l'Assomption de la Vierge. Magnifique rétable en bas-reliefs; personnages sculptés en bois, xvi° siècle, représentant trois scènes de la vie du Christ: le Portement de Croix, le Crucifiement et la Résurrection. (Voir à ce sujet l'Arcisien, 1860, p. 89-93.)

SEMOINE. Moyen rige. L'église était précédée d'nn très-beau porche roman, beaucoup plus riche que celui de Moussey, détruit en 1853. Belle piscine cachée sons une boiserie. (C. A. 1864, p. 105).

VOUÉ. Moyen dge. Château fort du xv siècle, élevé probablement pendant les guerres des Anglais, aujourd'hui détruit.

CANTON DE CHAVANGES.

(CheHicu Chavanges.)

BRAUX. Époque romaine. Amphore trouvée en 1830. Elle était enfouie en terre et encastrée dans nne espèce de maçonnerie sur la rive droite du ruisseau le Ravet, à peu de distance de l'ancienne tour ou château. -Trois médailles s'y trouvaient, deux en moyen bronze et une en argent plaqué. Une de ces médailles porte l'effigie d'Adrien. L'amphore est conservée au Musée de Troyes. Dessin et notice dans S. A. t832, tom. 0, p. 37 et 38.

CHASSERICOURT. Moren âge. Près du village, les restes de l'ancien château fort du Chàtellier, qui appartenait à François l'Hopital, maréchal de France. CHAVANGES. Ép. moderne. A l'extrémité des toitures de l'église, plusieurs épis de fer battu, a dessins de fleurs reproduisant des symboles royaux, %vie siècle. Voir l'Arcisien, 1800, p. 9(1-101. • JASSEINES. Ép. celtique. Dans la tombelle, dite d'Aulnay, on a trouvé une petite tête de boeuf en bronze, conservée au Musée de Troyes.

LENTILLES. Ép.. moderne. Joli épi en plomb sur l'église, xvie siècle. Croix processionnelle ancienne appendue à nn pilier.


MAGNICOURT. Ép. moderne. Cartouche sculpté en marbre noir, xvi" siècle, avec une jolie inscription en vers il la mémoire de Louis de Lormcau, seigneur de Magnicourt. VArcisien, 1800, p. 93-DO.

CANTON DE MÉUr-SUK-SEINE.

(Chef-lieu Mènv.1

CHAUCHIGNY. Époque rnodcrne. A l'église paroissiale de la Nativité de la SteVierge, statues en pierre, du xvie siècle, placées de chaque côté du maitre-autel. Bénitier en pierre, é pans, sculpte', style Renaissance.-Fragments de vitraux assez bien conservés.

DROCPT-SAINTE-MARIE. Ép. moderne. Sur le territoire de cette commune, Le Ruez, ancien manoir du ivic siècle, dans les fossés duquel le Ruez prend sa source.

ETRELLES. Ép. romaine. La fiole antique en verre, trouvée dans un cercueil de pierre découvert dans le Carré d'Etrelles, est conservée au Musée de Troyes. Consulter snr le camp ou Carré d'EtrclIcs et non les Carrés la note de 51. Bontiot, insérée dans fArcisien, i86L, p. 97-100.

GRANDES-CHAPELLES (LES). Moyen cige. Nombreux caveaux fort profonds, connus sous le nom de Boves, peut-être parce qu'ils étaient destinés il cacher les troupeaux pendant les temps de guerre.

MÉRY-SUR-SEINE. Moyen âge. Château fort qui commandait le passage de la Seine. II n'en reste rien.

PLANCY. Moyen dge. Emplacement dn vieux château, et ses fossés encore visibles.

SAINT-MESMIN. Ép. celtiques (?). An hamean de Courlange, près dn ruisseau de Saint-Georges, tertre de forme à peu près carrée, nommé Montémini. Il Moyen âge. La Chapelatte, an midi et près dn chemin de Troyes, lieu où existait une chapelle dont les ruines forment nn tertre. Cette chapelle rappelle le martyre du diacre saint Mesmin, compagnon de saint Loup, y siècle.

SAINT-OtJLPH. Ép. celtique. Fer de lancé, trouvé sur le territoire de la commune et conservé an Musée de Troyes. 0 Ép. romaine. Cercueils en pierre découverts en creusant le canal. Vases etmonnaies. Il Moyen âge. Ville fermée. SAVIÈRES. Ép. moderne. A l'église paroissiale de Saint-Martin, croix processionnelle gothique, XVe ou XW siècle. Une autre croix processionnelle, Renaissance grecque XTIO siècle. Pierre tombale en marbre noir du xvie siècle. CANTON DE RAMERUPT.

(Chef-lieu Ramerbpt.)

DAMPIERRE. Ép. moderne. Belle lithographie de son château avec notice dans les Vues pittoresques des châteaux de Franche, par Blancheton, tom. 2, p. 8r>-S7. Consulter sur cette commune et sur son église. A. A-, 1833, p. 132-135, et VArcisien, ISOL, p. 119-123.

LONGSOLS. Moyen dge. Emplacement du chiiteau. Fossés encore remplis par des eaux de la Sorge.

POIVRE. Ép. romaine. Médaille romaine d'Adrien, très-bien conservée, avec nn revers très-rare, trouvée en 1829. (C. A., 1854, p. 63.) Il Moyen dge. Le hameau de la


Folie, appelé aussi, du temps de Courtalon, Targes-la-Cité, a remplacé l'ancien et importantvillage de ce nom détruit au xv« siècle,, ainsi que l'église et le château on maison forte, situé sur une étuinence où l'on a trouvé des urnes et des ossements en 1755.

TROUAN-LE-GRAND. Courtalon (voir l'article précédent), place le village de Targcs sur le territoire de Poivre.

VAUPOISSON. Ép. romainc. La statue antique en bronze, représentant Apollon, a été trouvée, en 1813, par Ni. Gérard. L'un des bras et la partiesnpérieure de la tête, ceinte d'une branche de laurier, qui manquent il cette statue précieuse, avaient été trouvés l'année précédente dans le même emplacement, mais ont été perdus. Médaille romaine de Constantin, petit bronze, trouvée en 1853, à l'endroit même d'où a été extraite, en 1813, la statue en bronze d'Apollon. Conservée au Musée de Troyes. (S. A., 1857, tom. 21, p. 420.)

ARRONDISSEMENT DE BAR-SUR- AUBE.

CANTON DE BAtt-SUll-ACUE.

(Chef-lieu BAn-sun-AuBB.j

BAR-SUR-AUBE. Époque rornaiue. Ancienne Segessera de la Table Théodosienne, qui possède des sabstructions importantes, soit dans la vallée, soit an haut de la montagne Sainte-Germaine, sur l'emplacement non pas seulement d'un camp mais d'une ville, ce qui est attesté par la présence de nombreux débris de tuiles répandus dans l'enceinte déterminée par les fossés. Voir S. A., 1861, tom. 26, p. 6667. -La chapelle Sainte-Germaine, les restes d'un tombeau trouvé dans les ruines romaines de la côte Sainte-Germaine, les ruines du Chûtelct, l'ancienne porte VilIcrotz ou du Cluitelet, débris de monument détaché de la fortifications de la cote Sainte-Germaine, les restes de l'ancienne porte de Bar six planches lithographiées par Fichot et Bailly, faisant partie de V Histoire de Bar-sur-Aube, parM. Chevalier, Il Moyen âge. Vaste église consacrée r. sainte Germaine sur la montagne, en 1073, aujourd'hui remplacée par une humble chapelle. (Almanaeh de la Champagne, 1861, p. 112-115.) L'abside de l'ancienne église existe encore; elle forme deux culs de four. Porte latérale et transept de l'église Saint-Pierre a Bar-sur-Aube; porte méridionale de l'église Saint-Pierre Bar-sur-Aubc deux planches publiées avec notice par les auteurs des Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France, Champagne. On voit l'église Saint-Pierre une belle peinture sur bois du XVIe siècle, représentant la Trinité figurée par trois personnages entièrement semblables, dominant une foule en adoration dont elle est isolée par sept ciels représentés par sept couleurs sujet rare et remarquablement traité. Vue d'une des portes latérales de la nef de l'église Saint-Maclou A Bar-snr-Aube; Tour et porte latérale de l'égliso Saint-Muclou ù Bar-sur-Aube; Vue d'une partie de la nef et da chœur de l'église Saint-Maclou à Bar-sur-Aube: trois planches publiées par les auteurs des Voyages pittoresqueset romantiques dans l'ancienne France, Champagne. Une vue de l'église Saint-Maclou, par Laurent, dans VAlmanach de Dar-surAube, 1854, p. 63. A St-Maclou, calice en vermeil d'une époque inconnue, mais antérieure au xvi° siècle. Voir P. A., Orfèvrerie, p. 6. Le Pont d'Aube. Vue de la chapelle du Pont d'Aube. Bar-sur-Aube, Laurent, lith. Jardcaux-Ray. Le pont Boudelin, près de Bar-sur-Aube, dont la légende attribue au diable la construction, laquelle en partie remonte an xtue on au xiv siècle. Il Ép. moderne. Maison en pierre, dn XVIe siècle, rue des Boucheries Bar-sur-Aube, publiée par les auteurs des Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France, Champagne, et


dans V. A., p. 205, en grande partie détruite. Consulter sur la ville de Bar-surAnbe et sur son canton A. A., 1837, p. 133, Recherches. destinées n la statistique du département.

BA.YEL. Ép. romaine. Restes d'un pont romain surl'Aube, appelé pont Beursin, on Porcin.

COUVIGNON. Moyen âge. Une grande lame d'épée et des fers de chevaux trèsanciens, trouvés sur le territoire de cette commune et conservés au Musée de Troyes.

VILLE-SOUS-LA-FERTÉ. Moyen âge. A Clairvaux, crosse des abbés, en cuivre doré, décorée d'émaux et de pierreries, et représentant, dans son enroulement, l'agneau crucifère, travail de Limoges; anneau pastoral et épingle, fin du su9 ou commencement du xm° siècle, trouvés en 1819 dans le tombeau d'un abbé. La crosse fait partie aujourd'hui du Musée de Cluny. (V. A., p. 228-220.). Fauteuil en bois sculpté, dit de la bienheureuse Aleth,mèrede saint Bernard. Les panneaux des bras de ce siège paraissent plus modernes. (Conservé la Bibliothèque de Troyes). Voir sur les reliques de saint Bernard, sur l'étoffe de soie et le linceul qui !3s enveloppaient, XAlmanaeh de Bar-sur-Seinef i8M, p. 07. Sr.ean de l'abbaye de Clairvaux, xve siècle. (Musée de Cluny.) [| lip. moderne. Grande armoire deux corps et a quatre vantaux, en bois de noyer sculpté, orné de sept cariatides en relief, couvert d'ornements et d'arabesques, exécuté, dit-on, par les moines de l'abbaye, règne de Henri II. (Conservée au Musée de Cluny.) Clairvaux. Dessin par Fichot, notice par Aufauvre. (A. P., p. 81-84), Deux plans de l'ancienne église de Clairvaux et de l'église reconstruite figurent au V. A., p. 229. Un portrait de saint Bernard avec une petite notice sur l'abbaye de Clairvaux. (dünanach de p. 05.)

CANTON DE BBIENME-HAPOLÉON.

(CheMicu Bmbnse-Napolbon.)

BLAINCOURT. Époque moderne. L'église possède deux petits tableaux d'environ 33 n 35 centimètres de hauteur, représentant deux passages de la vie de saint Lonp, évoque de Troyes, patron de la paroisse.

Moyen âge. Dans la contrée des Rainais, rnines d'anciennes constructions appelées les Caves.

BRIENNE-LE-CHATEAU. Moyen âge. A l'ancien château de Brienne est attaché une légende de Mélusine.

HAMPIGNY. Moyen âge. Le château des Closets détruit a la fin du xvte siècle dans la guerre de la Ligue. On voit encore aujourd'hui les lignes de circonvallation de ce château et quelques vestiges du fief dela Marcelle situé surle même territoire. LESMONT. Ep. celtigue. Deux haches en silex faisant partie de la collection de M. Adnot, de Chappes. || Ép. moderne. Son église possède un jeu d'orgues ancien, meuble rare dans les églises rurales.

PEL-ET-DER. Ép. inconnue. Butte de Mnntrelat; c'est un ovale de 180"» sur 00, ayant 8m de hauteur. Un fossé existe au midi, on y trouve des tubes en terre cuite, PERTHES. Ep. moderne. Ancienne peinture sur bois bien détériorée, servant de rétable au maitre-autel de l'église, et représentant saint Denis et saint Nicolas qui en sont les patrons.

PRÉCY-NOTRE-DAME. Moyen âge. Autrefois Précy-lcs-Tonrs. Dans la contrée d'Antisabelle, ruines appartenant au Moyen âge.


ROSNAY. Dfoyen âge. Eglise de Rosnay, publiée avec notice par les auteurs des Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France, Champagne. Vue générale de la crypte de l'église, publiée dans le mémeouvrage. Crypte de l'église de Rosnay, chapelle Saint-Roch, pnbliée dans le même ouvrage.

YALEN'CIGNY. Moren âge. On remarque rl l'église paroissiale de Saint-Antoine, une jolie piscine du xvic siècle.

CANTON DE SOULAINES.

(Chef-lieu Sodl.unes.)

CHAIZE (LA). Moyen cige. Appelée anciennement Ferrière. Exploitation de minerai de fer. Chapelle Saint-Yvose, isolée dans le bois de Bouton.

CHAUMESNIL. Moyen tige. Commanderie de Beauvoir, de l'ordre tentonique, dont on voit encore un pan de muraille et une tourelle.

FDLIGNY. Moyen âge. A l'église paroissiale de Saint-Laurent, le mausolée de Guillaume de Fuligny, qui accompagna saint Louis en Palestine, monument datant de t323, existant encore du temps de Conrtalon, aujourd'hui détruit.

MORV1LLIERS. Moyen dbe. Exploitation de minerai de fer.

CANTON DE VENDEUVRE.

(Chef-lieu Vendecvue.)

BLIGNY. Moyen âge. Monnaies de Charles-le-Chauve et de Lonis-Ie-Germanique, découvertes en 1858 sur le territoire de cette commune. (S. A., 1SG1, tom. 25, p. 84.) Château fort, aujourd'hui détruit, dont la base était arrosée par les eaux du Landion.

BOSSANCOURT. Ép. romaine. Cimetière antique signalé par les travaux dn chemin de fer en 1850, dans le bois de Convretat, au vailon d'Arbot. On y a trouvé plusieurs squelettes, des fragments de vase, un glaive d'nn mètre de longueur, des grains de collier semblables ceux du cimetièrede Verrières. (S. A., t867, tom. 21, p. 4t7. Il Moyen tige. Ancien manoir féodal remplacé par un château moderne. SPOIX. Ép. moderne. Fossés d'un château du xvie siècle.

TRANNES. Moyen âge. Rue des Juifs, longeant le côté méridional dé féglise, et qui, en dehors des maisons, s'appelle chemin des Romains.

VAUCHONVILHERS. Ép. celtique. Hache en pierre de jade conservée au Musée de Troyes.

VENDEOVRE. Ép. celtique. Hache en silex, conservée au Musée de Troyes. Il Ép. romaine. 2,000 médailles en or, depuis Néron jusqn':l Marc-Aurèle, trouvées dans la forêt d'Orient, par un charbonnier de Vendeuvre, au xvm» siècle. (Éphémérides Troy. de Grosley, 1758, p. 8.) Voir aussi Longueruana, tom. 2, p. 125. L'auteur prenait ces médailles pour des Séleucus. Il Moyen âge. En sortant de Vendeuvre, deux forts détachés, complétant le système de défense de l'ancien château le Chaffault et le fort Brocbot, aujourd'hui complétement détruits. Forêt d'Orient, emplacement de la Commanderie d'Orient, fermé de larges fossés, xm« siècle. Anciennes forges de Vendeuvre et du Temple-lès-Vendeuvre, exploitées au moyen Age et jusqu'en 1540. Près du Valsuzenay, emplacement entouré des fossés da château des Grandes-Epoisses. Au Valsuzenay, chapelle construite snr la fontaine.-Eglise de Vendeuvre, xvi» siècle. Vue du portail, avec notice par M. Boutiot. (A. A., 1860, p. 3.) Il Ép. moderne. Vue de son château, avec notice par


M. Boutiot. (A. A., 1859, p. 192.)-Litre ou ceinture funéraire aux armes d'nne dame de Mesgrigny, tant & l'intérieur qu'à l'extérieur de l'église. La peinture à J'intérieur a été mise a nn par l'enlèvement du badigeon. Voir sur Vendeuvre et sur son château la Dissertation historique sur un bourg de Champagne, par 1\1. Pavée de Vcndcnvre. Voir aussi Note sur le bourg et le château de Vendeuvre en Champagne, par M. le comte Du Manoir, dans le C. A., 1863, p. 431-439, avec gravure sur bois représentant l'ancien château féodal avec son donjon et sa tour da # diable. A ce château est attachée la légende d'une Mélusine.

ARRONDISSEMENT DE BAR-SUR-SEINE.

CANTON DE BAR-SUR-SEINE.

(Chef lieu Bab-sor-Seine.)

BMl-SDR-SEINE. époque romaine. Bracelets, colliers et autres ornements antiques, trouvés près d'un squelette, au bas de la côte de Bar-sur-Seine,appelée Cdtede-Nèrite, et conservés au Musée de Troyes. Il Moyen tige. Anciennes fortifications encore tracées l'est et a l'ouest de la ville. Château des comtes de Barsur-Seiue. Plan par terre et Notice par L. Contaut. {Alrnanach de Bar-surSeine, 1848, p. 17G-181.) Château du ni» et ave siècle. Lithographie et Notice dans VAlmanaeh de Bar-sur-Seine, 185s, p. 95-97. Emplacement de la MaisonDieu-le-Comte, fondée au xm° siècle, occupé aujourd'hui en partie par les bâtiments de l'hôpital. (Almanach de Bar-sur-Seine, 1859, p. 59-04.) Eglise de Barsur-Seine. Triforinm; détails et rose du portail. Détails des vitraux, Bar-sur-Seine: deux planches publiées par les auteurs des Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France, Champagne. Voir sur son histoire et sur son église, V. A., p. 90-105. -Prés de l'église, vieille construction, ancien yrieuréde Bénédictins. dont le premier étage renferme une cheminée de grandes dimensions appartenant la période ogivale. A. P., p. 91. Emplacement de l'ancien château du village de Villeneuve, sur les bords de la Seine, village autrefois un des plus importants du comté, en face de la papeterie de ce nom, établie en IM8, par Guy Vignier. (Voir Contant, Excursion archéologique aux environs de Bar-sur-Seine, Almanach de Bar-sur-Seine, 1853, p. 82.) Grande maison construite en bois, dite des dues de Bourgogne, xv" siècle, récemment modifiée, mais conservant encore ses lignes caractéristiques principales. II L'p. modernc. Pont de Bar-sur-Seine, le plus long de tout le département, réparé en 1849, mais dont le premier oeuvre date au moins du xvie siècle.

BOURGUIGNONS. Ép. celtigue. Deux haches en silex, recueillies dans la plaine de Foolz, où elles sont assez communes. Conservées dans la collection de M. Adnot, de Chappes. Il Moyen âge. Château fort signalé par M. Boutiot. Il Ep. moderne. Hôpital du Saint-Esprit, fondé en 1590, aujourd'hui détruit. Son hiqtoire dans VAlmanaeh de Bar.sur-Seine, 1881, p. 76-et. A l'angle que forme, avec la route impériale de Dijon, un chemin qui conduit il Bourguignons, grande borne de limite, carrée, en pierre sculptée, rappelant par les mots suivants gravés qui courent sur les quatre faces, Champagne, Bourgogne, la du ision de la France en provinces.

CHAPPES. Moyen tige. Grands fossés fermant une partie du village sur la rive gauche de la Seine. Ancienne verrerie dont les traces sont encore visibles par la présence des fragments de creusets dans l'enceinte de la propriété de M. Adnot. Carreaux en terre émaillée, provenant de l'ancien château deChappes, conservés au


Musée de Troyes. Fragment de cotte de mailles, fers de lances ou de javelots, éperons, clés, monnaies, etc.; taillant en fer trouve dans des grèves non remuées, à 4m de profondeur et a 100m de distance de la Seine, date inconnue, mais fort ancienne le tout de la collection de M. Adnot. -A l'église, belle verrière de saint Loup, patron du pays. Voir sur Chappes, sur son château et son église, V. A., p. 83-80, et VAlmanach de Bar-sur-Seine, 1852, p. 03-08. Collection de M. Adnot, ancien notaire, réunissant beaucoup d'objets des trois époques, trouvés dans les environs et recueillis dans les fossés da château de Chappes.

FOUCHÈHES. Moyen cibe. Cliandelierenbron/e du XIIe ou du xtnesiècle, petite sonnette en bronze, clefs en bronze faisant partie de la collection de M. Adnot, de Chappes. Dans l'église paroissiale de la Nativité de la Sainte-Vierge, on voit accrochés nn pilier du sanctuaire les fers d'un croisé, dont la tradition n'a pas conservé le nom, etqui, après une longue captivité, de retour dans son pays, a déposé a l'église ce singulier ex-voto. Ép. moderne. Dans l'église, beau tombeau de l'abbé Elion d'Amoiicoart,pricurdeFouchèrcs, magnitiqnessculptures enbonétatde conservation duxvie siècle.-La croix de pierre, pris du pont, qui porteles armesdece prieur, ne peut être du xiw siècle. Pont de pierre, en grande partie du xvie siècle, avec arche marinière, portant aussi les armes de d'Amoncourt. Voir sur la chapelle sépulcrale ded'Amoncourt, V. A., p. 23-25.

FRALIGNES. Ep. celtique. Hache en silex trouvée sur son territoire. (S. A., (80i, tom. 25, p. 01.)

JULLY-SUR-SARCE. Moyen âge. Chasse en cuivre doré, surmontée de deux petites croix, dite de Saint-Gervais et de Saint-Protais,,renfermant dans une boite de plomb une portion de cerebro des deux martyrs. Autre petite chasse en cuivre émaillé, fermée sur le devant d'un sceau épiscopal. Tombe de Pierrc-Ie-Vénérable, enlevée en tS2t on y lisait Cy gist le bienheureux Pierre. Cette tombe a été vendue et brisée. Vue du portail de l'église avec Notice par M. L. Coutant. (A. A., 1854, p. 77.)

MAROLLES-LES-BA1LLY. Ép. moderne. Inscription sur les murs de la prison seigneuriale de Lenonconrt, portant en téte 1030. LENONCOCRT D'ANGENNES A l'obéissance.

MERREY. Moyen âge. L'église qui a précédé celle qui existe aujourd'hui était nn ancien prieuré, dit prieuré deSt-Pierre, de la collation de l'abbaye dcMolémes, xi» siècle. (Almanach de Bar-s'-Sei/ie. 1853, p. 82-83.) Château féodal, avec fossés, détruit au nne siècle et rebâti il la fin du xive. Mcrrey conserve des traces de son ancien château par la motte qui se voit encore de nos jours. Il Ép. moderne. Eglise paroissiale de Saint-Pierrc-ès-Licns. Maître autel sculpté par Thsvcnin, de Langres, élève de Girardon. Belles statues de saint Pierre et de saint Paul, ornant l'autel, dues au même ciseau, xvu« siècle. (Consulter la Notice de M. L. Coutant, A. A., 1853, p. 13.)

RllMfLLY-LES-VATIDES. Fp. romaine,. Petitefigarine en bronze, faisant partie du cabinet de M. Adnot, de Chappes. Il Ép. moderne. Ancien manoir des abbés de Molêmcs, xvie siècle. Dessin et Notice dans l'Almanach de Bar-sur-Seine, 1831, p. 43-44.

SA1NT-PARRES-LES-VÀTJDES. Ép. celtigue. Une médaille en argent, portant sur champ tête et buste de la Victoire avec des ailes; au revers, un cheval, avec cette inscription dont la fin est effacée YLATO. trouvée en creusant le canal, près de Saint-Parres, et conservée dans le cabinet de«M. Adnot, de Chappes. Une médaille semblable a été trouvée il Trancault. (Voir ce nom.) |j Moyen âge. Voir sur son église V. A., p. 82.

VAUDES. Moyen dge. Grande lampe en terre cuite, trouvée sur' le territoire de la commune et conservée au cabinet de M. Adnot. Il Ép. moderne. A l'église


paroissiale de Saint-Clair, belle statue de la Vierge, xvi" siècle avec le retable de l'époque. Ce rétable est creusé en forme d'une niche cintrée dans l'épaisseur du mur. Une guirlande fouillée en fait le tour. Le socle, d'un demi-mètre de hantent-, est formé d'arabesques à jour. La statue est entourée d'anges portant des corbeilles de fleur. Crois en pierre sculptée, du xvi11 siècle, sur le chemin traversant la commune.

VILLEMOYENNE. Ép. celtique. Au hameau des Hautes-Villeneuves, hache en silex trouvée au lieu dit Le Camp, et conservée dans le cabinet de M. Adnot, de Chappes. (S. A., 1801, tom. 25, p. 04.) Il Ép. romaine. Cornaline gravée représentant une tète de femme; agrafes de manteau en bronze, conservées dans le même cabinet. Il Moyen âge. Consulter sur son histoire et sur son église, Y. A., p. 82-83. VILLE-SUR-ARCE. Ep. romainc. Cimetière antique, squelettes et vases découverts en 1860, en travaillant à la route de Bar-sur-Aube à Bar-sur-Scine. CANTON DE CIIAOURCE.

(Chef-lieu Ciiaobrce.)

BALNOT-LA-GRANGE. Moyen âge. Ruines d'un immense manoir où sont encore des mâchicoulis, la place de la herse, etc. Un souterrain, communiquant à ce château, se retrouve dans une petitegarenne près de Balnot. {Almanach de Barsur-Scine, 18C0, p. 81-82.)

BERNON. Moyen âge. Emplacement de l'ancien château au nord et à environ 300 mètres du village. Fossés bien conservés. il Ép. moderne. Dans la vallée et près du ruisseau, fort belle croix en pierre du xvie siècle, en bon état de conservation. CHAOURCE. Moyen âge. Consulter sur l'église paroissiale de Chaonrce,nne Notice parM. Lucien Contant, insérée dans l'Almanach deSar-s'-Seine, 1857, p. 03-04. -Maisons en bois bien conservées du xiv° et du xv° siècle. Anciens allours, communs autrefois, rares aujourd'hui.-Dansuneniche d'une maison particulière, route de Tonnerre, beau gronpeen pierre représentant laTrinité, fin da xve ou commencement du xvie siècle. Le Père éternel en chappe et la tiare en tête est assis, soutenant la croix où est étendu le Christ, au-dessus de la tète duquel se trouve le Saint-Esprit sous la forme d'une colombe aux ailes éployées.

COUSSEGREY. Ép. romaine. Poterie sigillée, trouvée sur son territoire et conservée au. Musée de Troyes. Il Moyen âge. Fossés à l'ouest fermant la ville. Il Ép. moderne. Croix de saint Jacques, atinordet sur la route de Troyes, avec une petite chapelle au-dessous, renfermant un sépulcre avec les saintes femmes seul monument de ce genre connu dans le département, au xvie siècle, en dehors des églises. LAGESSE. L'p. celtique. Plusieurs tumuli d'une certaine importance près desquels on a recueilli des haches en silex. (S. A., 1861, tom. 2b, p. 04.)

LANTAGES. Moyen âge. Au hameau des Bordes, ancienne chapelle, aujourd'hui remaniée. Il Ép. moderne. Atelier monétaire, presse et coins, provenant de la seigneurie de Praslin,xvi° siècle, trouvé en 1800. (Dessin et Notice dans l'Almanach de Êar-sur-Seine, 18GI, p. 91-03.)

I.OGES-MARGUERON (LES). Ép. moderne. Château de Montchevrenil, ancien manoir du xvie siècle, avec fossés aujourd'hui encore ouverts.

PARGUES. Ép. romaine. An val Rousse), cimetière; nombreux ossements humains, vases, médailles et autres objets.

TURGY. Moyen dge. Emplacement d'un château fort. Fossés. Eglise de Saint-


Loup-de-Sens dont le sol est à environ 11150e au-dessous du niveau des sources du Landion, situées quelques mètres de distance.

YANLAT. Ép. moderne. Magnifique croix de cimetière en pierre, ivi= siècle, l'une des plus remarquables du département. Manoir du avte siècle, conservé en grande partie, entouré de fossés et en dehors du pays.

VILLIEHS-LE-BOIS. Moyen Bge. Emplacement de l'ancien château signalé par une motte dominant un vaste horizon.

CANTON d'eSSOÏES.

(Chef-lieu EssoYes.)

BERTIGNOLLES. Moyen âge. Château fort détruit dont Il ne reste plus anjourd'hui que la motte.

BUXIKRES. Époque romaine. Montagne de Chasté, que le P. Vignier signale comme ayant été occupée par une ville romaine. Consulter sur ce village une Notice'de M. L. Coulant insérée dans VAlmanach de Bar-sur-Seine, 1858, p. 115U7.

CHASSENAT. Moyen âge. Donjon fortifié au xe siècle, remanié au xvh°. Le curienxclmtean féodal de Chassenay, qui rappelle encore par ses vastes fossés et ses énormes mnrailles l'ancienne porte de Belfroy de Troyes, a en pour historien M. L. Contar.t. (A. A., 1852, p. 91.) C'est le seul monument du département qui reste de cette époque. Consulter encore sur son chdtcau et sur son histoire l'Almanach de Bar-sur-Seine, 1853, p. 80-89. On voit, conservées dans le château, des armes et des armures trouvées dans les fossés. Au château est attachée une ancienne légende de Mélusine. Dans un ravin de la forêt connue sous le nom de Hautes et Basses-Ferrailles, non loin du manoir de Chassenay, Fontaine de Yolanflot, cotisacrée par des souvenirs païens et par la tradition qui lui attribue des eaux merveilleuses et bienfaisantes. Travaux d'art exécutés au xvii° siècle l la source de cette fontaine mystérieuse aujourd'hui presque inconnue. (Yoir Contant, Almanach de Bar-sur-Seine, 1801, p. 87.)

CUNFIN. Ép. romaine. Près de Cunlin et sur son territoire, voie romaine de Cbàtillon à Bar-sur-Aube, qu'on appelle encore Voie-dc-Bar. Cimetière gallo-rotuain. En tout temps on y a découvert quantité d'ossements humains et de tombeaux couverts, tous creusés en auge, taillés et polisintérieurement. Dans plusieurs tombeaux on a trouvé des anneaux, des médailles et d'autres objets de divers métaux, dans quelques-uns des épées.-Nombreuses substructions surie versantd'nn coteau, dans une petite contrée dite la Confrérie. il Moyen âge. Manoir féodal existant encore aujourd'hui, mais qui n'a de remarquable que son ancienneté. Le pavilIon qui en fait partie avait autrefois cinq mètres de plus en élévation qn' présent. -Consulter une Notice historique sur le bourg de Cunfin, par M. l'abbé Tynturié. EGUILLY. Ép. romaine. Cimetière signalé, il y a sept on huit ans, lors de la construction de la route deBar-sr-Seine à Bar-s'-Aube. Substructions gallo-romaines trouvées en 1867; l'aire de cette ancienne habitation se composait d'une couche de stratumen et d'une denidtis.– Près d'Egailly, le percement d'une voie de communication a mis à découvert un champ de sépulture a ustion, des vases, des urnes en terre et en verre, des lacrymatoires, etc. (etlmanach de Bar-sur-Seine., 1868, p. 90.) Plusieurs vases en terre gallo-romains sont conservés au Musée de Troyes. ESSOYES. Ép. celtigue. Hache en pierre de jade conservée au Musée de Troyes. Il Moyen âge. Consnltersar l'église d'Essoyes et sur les nombreuses découvertesqui ont été faites durant les travaux de déblaiement, tels que pièces d'argentet de billon, médailles de cuivre, lances, flèches, un vasede bronze, tronçousd'armes, ossements


humains recouverts d'une épaisse couche de blé carbonisé et de cendres, entassés sur les voûtes des bas-côtés de l'église, un petit article de ;IL Coutant inséré dans VAlmanach de Bar-sur-Seine, 1858, p. 91-92. Village de Servigny, Serviniacum, important an sir0 siècle. Voit Histoire' de Bar-sur-Scine, par )1..L. Coutant, tom. 1er, p. 79.

FONTETTE. Moyen ribe. Sur le finage de cette commune, ruines de fanciennc métairie de Beauvoir, dépendant de la commanderie d'Epailly. Voir sur Fontette Notice historique sur le bourg de Crtnfin, p. 115-118.

LAHDREVIIXE. Ép. celtique et rornaine. Haches en silex et en bronze et médailles celtiques, trouvées sur son territoire. Sur ses antiquités celtes, galloromaines, consulter XAlmanach de Bar-sur-Seine, 1353, p. 84-85. Il Ép. romaine. Plusieurs médailles d'or et d'argent trouvées près de Landreville, et acquises par 11i. Olivier, qui possède de nombreux objets celtiques et gallo-romains, trouvées il Landreville et dans les environs. [Almanach de Bar-sur-Seine, 185G, p. 52.) LOCHES. Moyen tiâc. Château féodal dont la base était baignée par les eaux dc l'Ource; aujourd'hui détruit.

SAINT-USAGE. Ép. romaine. Voie romaine conduisant de la Ferté-sur-Aube il Vitry-le-Croisé et traversant le territoire de ce village, elle est pavée en hérisson on l'appelle le Chemin-des-Fées, suivant l'abbé Tynlurié dans sa Rotice historique sur le bourg de Cunfin, li. 118-120.

THIEFFRAIN. Moyen âge. Ilcrmitagc ou chapelle Saint-Hilaire aujourd'hui comprise dans la tuilerie de Saint-Hilaire.

VERPILLIÈRES. Moyen âge. Eglise paroissiale deKotre-Dame, XII0 siècle en partie,avccunporcheou «M'H/n, Belle flèche très-élancée, œuvre des moines de Molcme.– Ancienne chapelle seigneuriale où l'on remarqueun joli bas-relief du XVIe siècle, représentant un saint Hubert en chasse, avec un Calvaire il a plus d'un mètre de largeur, et est divisé en deux compartiments dont chacun renferme un certain nombre de statuettes habilement groupées. M Ép. moderne. Château du milieu du XVIe siècle, avec pont-levis et fossés alentour. Des quatre tours qui le flanquaient, il n'en existe plus que deux dont l'une était la prisondu seigneur. Voir Notice historique sur le bourg de Cunfin, p. It3-ii5.

VITRY-LE-CRO1SÉ. Ép. moderne. Casque du xvie siècle, fragmeuts d'armes, et heurtoir en fer représentant un Père éternel trouvés en 1357. Le heurtoir est au Musée de Troyes. (Almanach de Bar-sur-Seine, 1855, p. 88.)

CANTON DE MUSSV-SCIl-SEINE.

(Chef-lieu: Mussy-scb-Seine.1

CELLES. Époque romaine. Sur l'emplacement de l'abbayede Mores, M. Coutant, dans A. A., 18D6, p. 8 et 6, signale, d'après Rouget, une grande quantité de tombeaux de pierre, renfermant des squelettes, des fers de javelots, des ardillons, des fibules, des poteries, des médailles dites saucées, remontant au m° siècle, des conduits en terre cuite, des substructions romaines, etc. Du cimetière antique, sur la rive droite de l'Ource, près du finage de Landreville, on a extrait, en 1865, plusieurs tombeaux renfermanides coutelas, des lances, des médailles, un petit vase en terre cuite et une chjûriéttëldestïhée soutenir une arme. Ces objets sont entre les mains de M. le docteur* Cortereau/ïje Bar-sur-Seine. (Almanach de Bar-surSeine, 1850, p. 50-51^!ptfqj-S/l> âge. Abt>\ye de Mores dont on voit encore les ruines. Chapiteau^ Tomans/jjiesrea d'ogives de l'ancien cloître. Belle tombe de prieur du xive Ahnanach de Bar-sur-Seine, 1853, p. 83, et A. A., (856, p. 3.) ;)


GYÉ-SUR-SEINE. Moyen âge. Ville fermée; l'eau de la Seine entoure la vieille ville. Château possédé par la reine Blanche, aujourd'hui détruit; remanié on reconstruit plus tard, il en reste un gros pavillon du Xiv° sücle. Eglise paroissiale de Saint-Germain. Détails d'architecture du XIIe siècle figures dans V. A., p. 220. Pont sur la Seine dont une partie date du Moyen âge.

MUSSY-SUR-SEINE. Moyen âge. Fortifications de la ville fort importantes, dont une partie existe encore aujourd'hui. -Croix de cimetière déposée dans l'église de îlussy, du ive siècle, peut-être même du xiv°. A l'intérieur de l'église paroissiale de Mussy, près de la porte méridionale dite de Notre-Dame, curieux bas-relief de la Descente de Croix, fixé dans le mur. Dessin dans V. A., p. 220. Sceau original en cuivre du Cbapitre de Mussy, smesièclc, conservé dans la collection deM. l'abbé Coflinct. Il ÉP. moderne. Ancien château des évèques de Langres, remanié. A l'est et près de Mussy, il reste encore un bâtiment dit la Glacière de l'évêque.– Maisons en pierre et en bois des xv° et xvie siècles, fort intéressantes. -Fossés dans lesquels coule la Seine. Belle croix de pierre dn xvie siècle sur l'un des ponts de la ville.-Dans les Arts arc Moyen tige, par Dusommerard, une planche représentant trois tombes, dont l'une porte ponr légende xmc siècle. Tombeau en pierre de Gilles Vignier et de sa femme, Eglise de Mussy-sur-Seine. Coffret ferré se trouvant dans l'église. Serrurerie des portes de l'église. (P. A., chap. Serrurerie, une page de texte.)

NEUVILLE-SUR-SEINE. Ép. celtique. Anneaux et divers antiques, trouvés dans la contrée dite de Chalot, a l'ouest de Neuville, et conservés au Musée de Troyes. il Ép. rornaine. Coquilles d'huitres parmi des débris de construction, Fibule galloromaine, d'une forme singulière, un bracelet de bronze et deux médailles, l'une de Victorin, l'antre de Magnons, trouvés en 1857, appartenant A 111. L. Contant. {Almanach de Bar-sur-Seine, IS58, p. 88.) Sur l'emplacement des bains et près de la piscine gallo-romaine en mosaïque, on a trouvé des monnaies de César-Auguste, de Clandins, de Posthnmus, de Tetricus, de Gallienus et des Antonins. Deux haches romaines en fer (ayant la forme de cognées actuelles), et un tuyau en plomb, provenant des bains antiques de Ncuville, tronvé côté de la piscine en mosaïque, conservés au Musée do Troyes. L'emplacement cst encore marqné par des substructions importantes. Voir sur les nombrenses découvertes archéologiques faites Neuville par 1\1. L. Coulant son Rapyort de 1851, imprimé à Paris en 1852, et ï Almanach de Bar-sur-Seine, 1853, p. 108-115. Moyen âge. Ville fermée; l'eau de la Seine coule encore dans les fossés. -Détails d'architecture de l'église paroissiale de la Nativité, XIIe siècle, figurés dans V. A., p. 226. §Ép. moderne. A la limite des territoires de Neuville et de Buxeuil, sur la route impériate de Dijon a Troyes, borne de limite, carrée, en pierre, portant les noms suivants gravés en creux Champagne., Bour;obne, qui courent sur les quatre faces,

PLAINES. Moyen âge. A l'église paroissiale de Sainte-Croix, détails d'architecture dn ave siècle, ligures dans V. A., p. 22o.

POLISOT. Ép. rnoderne. Pont sur la Seine, xvie siècle.

POLISY. Moyen cia e. Détails d'architecture dusii" siècle l'église paroissiale de Saint-Félis, figurés dans Y. A., p. 220. Il Ép. moderne. Pont sur la Seine, ïvic siècle.

CANTON DES niCETS.

(Chef-lieu LES Ricets.)

ARRELLES. Époque celtique. Dans le bois de Fiel, tumulus exploré, mais seulement en partie, par MM. Coutant et Prié. Article intéressant du docteur Prié sur le tumulus du bois de Fiel, et sur les fouilles dont il a été l'objet. {Almanach de Bar-sur-Seine, 1858, p. il 1-114.)


AYIREY-LINGEY. lrp. romaine. Cimetière gallo-romain découvert au nord-est de la commune. p Moyen âge. Sur le territoire d'Avirey, emplacement du prieuré de Sèche-Fontaine, fondé au xi° siècle par Lambert d'Avirey, ami de saint Brnno. BAGNEUX. Moyen rige. Ruines de l'ancien fort Saint-Eloi, détruit par JeanSans-Peur, duc de Bourgogne, pendant la guerre qu'il soutint contre le comte de Tonnerre; l'emplacement en est encore très-bien indiqué; signalé dans la carte topograpliique du canton des Riceys, annexée à la Statistique de MM. A.' Guenin et A. Ray. Une galerie souterraine, dont l'existence est constatée par M. L. Coutant, permettait il la garnison d'opérer des sorties.

BALNOT-SCR-LAIGNE. Ép. romaine. A l'entrée du village, quelques restes de substructions romaines; plusieurs médailles et une vaste couche de ciment romain découvertes en faisant les fondations d'une maison. (VoirV AlmanacU de Bar-surSeinc, 1850, p. 50.) Il Moyen âge. Château féodal, aujourd'hui détruit. Chapelle de saint Firmin, élevée sur la fontaine dédiée ce bienheureux.

BEAUVOIR. Ép. moderne. Inscription du xvle siècle, placée au-dessus de la porte d'une maison en pierre Ostirrm non hostium.

BRAGELOGNE. Ép. romaine. Bracelet antique en bronze, trouvé sur un squelette. Le fac-simile est au Musée de Troyes. Il Moyen âge. Ancien château dont les fossés, quoique remplis en partie, sont çncore très-profonds. Près des ruines de ce château, grande quantité d'armes trouvées en t8GO. Plus tard, ossements humains mêlés aux ossements d'un cheval; étriers, mors, contre-bride en fer, ornements de harnais en cuivre doré, sabre, éperons, bague d'argent et dé cabalistique en pierre; la bagne porte le. mot ave en lettres gothiques et une croix pattée; la ciselure des lettres et de la croix est remplie par un émail noir bien conservé; (Voir sur cette découverte un dessin et une Notice de M. Coutant, Almanach de Bar-sur-Seine, 1861, p. 99-102.)

CHANNES. Moyen âge. Emplacement d'un grand château féodal, entouré de fossés profonds, et aujourd'hui traversé par la route de Tonnerre 1 La Rothlère. RICEYS (LES). Ép. celtigne. Fibule, trouvée sur le territoire de Ricey-Bas, et conservée au Musée de Troyes. Il Ép. romaine. Emplacement d'un ancien village gallo-romain, sur une hauteur, près des Riceys. Substructions, médailles, fibules, etc., découvertes en 1855, par MM. Royer, des Riceys. {Almanach de Bar-surSeine, 1850, p. 51.) Près de la nouvelle rectification de la route départementale des Riceys, a été trouvé, en 1857, un tombeau d'où l'on a extrait des bracelets, un collier et une fibule de bronze, le tout de forme gracieuse et d'une parfaite conservation. M. Olivier, de Landreville, les a recueillis. (Almanach de Bàr-sur-Seine, 1858, p. 87.) Deux meules de moulin romain, en granit, conservées an Musée de Troyes. n Moyen âge. Dans la contrée dite Sons-le-Temple, on a découvert, sur l'emplacement attribué au prieuré des Templiers, des cercueils en pierre et des armes anciennes. il Ép. moderne. Dana l'angle rentrant à droite de la chapelle de la Sainte-Vierge à l'église de Ricey-Hant, piscine monumentale du xvie siècle. Elle est probablement plus ancienne, puisqu'elle fait partie du choeur de la première église, reproduite dansV. A., p. 210. On remarque aussi le rétable du maître-autel. Des huit chapelles isolées, construites en pierre existant à Ricey-Hant, il ne reste plus aujourd'hui que celles de Saint-Sébastien, de Saint-Clair et de Saint-Claude. Cette dernière est maintenant une habitation particulière. Vitrail d'une maison, à Riccy-Haut, figurant les diverses opérations du vigneron, conservé au cabinet de M. Jules Ray, il Troyes, et publié dansV. A.,p.2l5. Eglisede Saint-Jean-Baptiste à Ricey-Haute- Rive, dessin par Fichot, notice par Aufauvre.(A. P., p. 101 et suiv.) La chaire de l'église est un morceau de sculpture en bois assez remarquable. ARicey-Hante-Rive, il n'existe plus que la chapelle de Saint-Jacques, située sur un coteau qui touche le bourg, et près de laquelle se trouve le cimetière des pestiférés de 1731. L'église paroissiale de Saint-Pierre-ès-Liens, à Ricey-Bas, quoique du


xvie siècle, possède des chapiteaux de colonnes du xve, dont l'un est dessiné dans V. A., p. 220. Deux triptiques sculptés sur bois, XV siècle, mais très-mutilés. Vitraux du xvie siècle. Quelques jolis rétables de la même époque. Un tableau estimé de saint Panl, premier ermite. Tableau à l'huile, représentant la Pestede Ricey-lias, en 1037, pnrM.E. Maison, des Riceys, peintre d'histoire, lauréat de Rome en 1812. Flèche en aiguille et portail complct, bon style Renaissance. Prieuré de Notre-Dame-du-Faux, fondé au XIIe siècle, de l'ordre de saint-Benoit, reconstruit sur le même emplaccment et dont les constructions servent de bâtiments agricoles. La chapelle Saint-Antoine (1045) est dans la même enceinte que le prieuré. Outre la chapelle isolée de Saint-Antoine, il en existe encore deux modernes Sainte-Sabine et Sainl-Roch. Litre ou ceinture funéraire extérieure entourant encore la plus grande partie de l'église et portant les armoiries peintes de la famille de Pommercu. Inscriptions et devises sur plusieurs maisons en pierre du xvie et du XVIIe siècle, portant souvent des détails d'ornementation; ces inscriptions caractérisent l'esprit du temps et celui du pays (i). Collection de M. Lucien Coutant numismatique romaine, gauloise et française!; grand nombre de monnaies avec l'indication du lieu; poteries et vases de verre antiques; objets antiques en bronze, en fer et en pierre; nombreuses matrices de sceaux en cuivre grande quantité de sceaux en cire provenant d'actes authentiques; sculptures en pierre et fresques antiques du Moyen Age et de l'cpoqucniodcrne, provenant de l'arrondissement de Bar-sur-Seine et de ses environs. -Consulter sur tes Riceys A. A., 1S33, p. 123-132, Statistique du canton des Riceys, par MM. Guenin et Ray, et les ouvrages de M. Coutant.

M. Arnaud a publié plusieurs de ces inscriptions, mais quelques-unes sont incomplètes. Nous donnons dans cette note celles que nous connaissons ES tt'lO-jin AT2TYXIA

EX VOLVPTATE IXFOELICITAS.

DE VOI.VPTÉ J1ALIIEVUTÊ. 1501.

DE SOVDAIN VOLUOin

LOXGVE REPEXTAKCE. 1570.

3.

QVAXD DAVTRVY TV PARIER VOVDIUS

REGARDE TOI TV TE TAmAS, 1577.

4.

Là mort ME svit. t5S(i. (Au-dessus est un agneau poursuivi par un loup.) 5.

SISI DO3IINVS ED1FICAVEMT DOMUJI )N

VANvai laboravervst QVI edificam eaji. 1583.

<3.

QVIDQVID AGAS SAPIEMEIÎ AGAS ET RESPICE FISEM 1583

a.

SAPIENS DO3IIXAD1TVR ASTRIS. 1533.

8.

PENCE EN TOI. 1500.

QVI bxdvre IVEST vaiscv. icoo. (Sur la maisiiii îles Cré'lUy.)


ARRONDISSEMENT DE NOGENT-SUR-SEINE. CANTON. DE MARCILLY-LE-HArEB

(Citer-lieu Marciixt-le-Hayeii.)

AVANT-LÈS-MARC1LLY. Époque celtique. Dans la contrée dite la Remise-Dugrès, pierre brute appelée par les habitants Pierre-à-repasscr, grès gluten calcaire de 2m 30 de longueur sur l" 30 de largenr monument funéraire posé horizontalement snr terre et entouré d'autres grès d'an plus petit volume. Snr cette pierre on voit quatre rainures profondes qui paraissent avoir pour canse le frottement. Notice de M. Camut-Chardon, avec dessin, S. A., tom. 6, 1832, p. 7. Consulter la même Notice pour tous les dolmens de cette commune. 11 Moyen âge. An hameau du Tremblay, chapelle de Sainte-Anne, fondée au sv° siècle. (A. A., 1853, p. 27.) BOURDENAT. Ép. romaine. Limites des anciens territoires de Lanerey et de Bourdcuay aujourd'hui réunis, déterminées par des pierres levées, fichées proche l'une de l'autre sur une longueur d'environ deux à trois cents mètres. (I Ép· moderne. Pièces d'argent à l'effigie des rois de la branche des Valois, trouvées en 1850 dans un pot de terre à 50C au-dessous du sol. Elles portent cette inscription Sum quod sum gratia Dei. Vendues il M. Vautrin, orfèvre Troyes, (A. A., 1853, p. 64.) CHARMOY. Moyen âge. Château féodal dont quelques restes d'architecture font remonter la fondation au ante on au xiv° siècle. Ruines d'un ancien couvent, dit des Ladres, entre le Chemin-dc-Troyes-à-Trainel et le village. (A. A., 1853, p. 05.)

DIERREY-SA1NT-JULIEN. Moyen âge. Dans l'église, plusieurs tombeaux qu'on dit être des tombeaux de Templiers, dont une maison existait, d'après les traditions, entre Dierrey et Mesnil-Saint-Lonp. (A. A., 1853, p. 71 et 72.)

flO.

MIEVX VAVT VN PEV AVEC JVSTICR

QVE CHOISSEMENT SANS ÉQV1TE. 1610.

il.

DIBV NOV9 GARDE LA PAIS. 1G13.

P. ESPERT. 1021.

«3.

EN DIEV LE COEVR. 1023.

14

.QVI MS ET MORDS

QVI MEDITE ET RAPPORTE

NANTRB SEANT L.

IV. LVI DEPENS LA PORTE. 1649.

1S.

[EN] TOT TE FIE. 1640.

10

PATIENCE

PASSE

SCIENCE. 1750.


MARC1LLY-LE-HAYER. Ép. romaine. Traces de forges signalées sur le territoire de cette commune par M. Bontiot. (S. A., 1861, tom. 25, p. 80.) Il Moyen âge. Entre Haute-Roue et Basson, couvent de Dominicains, dans l'emplacement présumé duquel on a trouvé il plusieurs reprises des vitraux coloriés, paraissant avoir appartenu une église. (A. A., 1853, p. 42.) Il Ép. moderne. Enseigne de pèlerinage en plomb, xvi° siècle, trouvée sur le territoire de Marcilly, appartenant à M. Boutiot. lIiARIGNY-LE-CHATEL. Moyen âge. Fossés et fortifications de la ville. Dans les fossés coule l'eau de l'Ardusson. Restes de beaux vitraux dans le sanctuaire de l'église paroissiale de Saint-Pierre-ès-Liens. (A. A., 1853, p. 90-92.)

MESML-SAINT-LOUP. Moyen âge. Portail assez remarquable du su» siècle, ayant appartenu à une église de Templiers; une maison de cet ordre existait aux 311°, xmc et sivc siècles sur le territoire de Mesnil-Saiut-Loup, dans une contrée appelée le Cloitre, et tenant la chapelle où l'on trouve encore des restes de fondations assezimportantes. (A. A., 1853, p. 05, et, Pièces du procès des Templiers pu bliées par Micuelet.)

PALIS. Moyen âge. Prieuré de Clairlieu, de l'ordre des Bernardins, sue siècle. L'aile de bâtiment qui en reste a des murs d'un mètre d'épaisseur. La chapelle, dédiée à la Vierge, a changé de destination. Dans le sanctuaire sont encore deux restes de colonnes mutilées. Deux statues, de la Vierge et de sainte Agathe, qui ornaient la chapelle, sont placées aujourd'hui, l'une au-dessus de la porte principale, l'autre dans l'église de Planty. Hameau de Tricherey, un Trechercy, situé à environ deux kilomètres de Pâlis, dans la direction de Mcsiiil-Sainl-Lonp, dépendant delà seigneurie de Palis en 1509, peuplé, dit-on, de Calvinistes, et qui disparut après les guerres de religion. Voir Statistique du canton de Dfarcilly, par M. Monchaussé, A. A., 1853.

PLANTY. Moyen âge. A l'église paroissiale de Saint-Félis-de-Nole, tour du XIIe siècle, de forme quadrangulaire, couverte d'ardoises, où l'on monte par un escalier de pierre. (A. A., 1853, p. 112.)

POUY. Ép. romaine. On rencontre sur le territoire de cette commune de nomMCOVIIS EN DIEV.

Il@.

NI LES BIENS NI LUONNEVn VAIN

DICI BAS JE NE DESIRE

RESOLVAIENT ET JE NASPIRE

QVAV PARADIS CEST MON GAIN.

«O.

ESPERE EN MIEVX.

DEVS SPES NOSTRA.

DIEV EST NOTRE ESPERANCE.

2'.

ESPOIR EN DIEV.

21.

DV TnAVAIL LE REPOS.

23.

ASSEZ VAT Qui FORTVNE PASSE.


breuses traces de forges remontant à la plus hante antiquité. (S. A., 1SG1, tom. t, p. 80.)

BJGNY-LA-NONNEUSE. Moyen rige. Plusieurs convents de femmes dont on trouve encore aujourd'hui des fondations: de là le nom de Nonneuse, Nonnes.Entre la Pèze et Rigny, hôpital on Maladrerie dont on voyait naguère les restes la contrée porte encore le nom de Maladrerie. (A. A..1853, p. 133.) Près du village, an nord, emplacement du prieuré de Sainte-Colombe dont les bâtiments, ainsi que la chapelle, ont disparu. A la place de la chapelle, est maintenant une croix. SAUST-FLAV1T. Moyen âge. A la naissance de la voussure du dernier pilier du chœur de l'église, à gauche, ligure grotesque sculptée dans la pierre de voûte, représentant un homme coiffé d'un armet, tenant d'une main un broc et de l'antre une espèce de thyrse, ouvrant nn large rictus armé de deux dents énormes. Les habitants la nomment Jean du Cognot. (A. A., 1853, p. t30.)

SOMME-EONTAINE-SAINT-LUP1EN. Ép. romaine. Près de la voie romaine, cercueils de pierre trouvés il y a 25 ans environ. On découverte à côté des squelettes, des vases en terre et des armes. il Moyen â"e. Château important a l'entrée sud du pays; il ne reste aujourd'hui que les bâtiments d'exploitation encore considérables et qui portent toujours le nom de chàteau. Eglise paroissiale de SaintLupien surmontée d'une tour carrée au-dessus du chœur, autrefois couverte en bois, aujourd'hui en ardoise;. Châsse en bois peint du XVe siècle, ayant renfermé les reliques de saint Lupien depuis 1409. [| Êp. moderne. Calvaire mutilé du XYic siècle; bas-reliefs en pierre dont les personnages et les ornements étaient dorés.Peinture murale représentant la Passion de Jésus Christ recouverte d'un badigeon. TItANCAULT-LE-REPOS. Ép. celtiques. Sous les dolmens dits les Pierres-Ecouveclées, on a trouvé des os et une poignée de sabre ou d'épée.- Près de la ferme de Moutafilant, menhir dit la Pierre-au-Sabre. Voir, dans le Bulletin de la Société archéologique de Sens, 1818, p. i3-lfl,avec planche, une Notice sur deux dolmens, par M. Chanoine. -Médaille en argent, trouvée en 1832, portant sur le champ un buste delà Victoire avec des ailes et le mot atevla; au revers un cheval cabré qui semble vonloir franchir une étoile placée sous son ventre; il est surmontéd'un arc scythe. Pour inscription on lit le mot vl,ytos, et l'exergue porte nn croissant. Signalée par M. Camut-Chardon. (S. A 1833, tom. 6, p. 14-10.)- Une médaille semblable a été trouvée à Saint-Parres-les-Vaudes. (Voir ce nom.) Il Moyen âge. Château d'une apparence formidable, détruit pendant les gnerres de religion au xvi" siècle. Sur les ruines de ce château a été construit le château de Sailly, dont il ne reste plus que la basse-cour. (A. A., 1853, p. 160-152.) 1| Èp. moderne. Ancien château du xvie siècle dont il reste des fossés et des constructions importantes. VILLADIN. Lp. celtique. Tnmulus reeonvert d'une pierre soutenue par deux autres de moindre grandeur, renfermant un cadavre réduit en poussière. A la place des bras et des jambes huit anneaux de cuivre. Trouvé en 1851. (A. A., 1853, p. 168.) Il Èp. romaine. Poteries antiques trouvées dans une tombe et conservées au Musée de Troyes. Il Ép. incertaine. L'emplacement de deux hameaux, Verrois et Aubeterre, maintenant disparus, est signalé par de nombreux débris. CANTOK DE NOGENT-SUR-SEINE.

(Chef-lieu Nogext-suii-Seine.}

COURCEROY. Ép. romaine. Dens lampes romaines en terre, conservées au Musée de Troyes.

GDMERY. Moyen âge. Antérieurement au siv° siècle, existaient trois châteaux entourés d'eau, avec ponts-Ievis lé château de la Planche,'Ie château de Clapier et le château d'Hnyon de la Cour. Démolis en 1307 et reconstruits dans la partie élevée du pays. il Ep. moderne. Plusieurs souterrains dans les environs, xvie aie-


clc;l'un d'eux, servant de cave, est décoré de niches régulières. (A. A., 1838, p. 5900.)

MARNAY. Moyen âge. Ville fermée. Fossés. Emplacement des portes. Corps de garde du xvie on xvil» siècle..

MEB.10T (LE). Moyen dge. An bas de la côte, en descendant vers la route de Paris il Baie, ruines d'nn ancien chàtean, appelé Jaillac; les fossés existent encore. (A. A., 1838, p. 71.)

NOGENT-SUR-SEINE. Moyen dge.Yille de guerre fermée de hautes murailles, avec portes.-Ancien château des comtes de Champagne, aue siècle.-An faubourg Béchereau, chapelle appelée le Bon-Diea-de-Pitié, XIVe siècle; cette chapelle a été remplacée par une nouvelle, il y a 40 ans environ. Elle avait été élevée en souvenir de la bataille de Nogent où commandait Henri de Poitiers, évêque de Troyes. Dans les environs, ossements et restes de tombeaux. Chapelle appelée la BelleDame, xv« siècle, an faubourg des Pont.q, détruite. Il Êp. moderne. L'Auditoire, vaste bâtiment du xvie siècle, avec ogives et fenêtres grillées, près dn Palais, devenu aujourd'hui propriété particulière. (Voir A. A., 1830, p. 1-122, Notes historiques et statistiques sur Nogent et sur son canton.) Eglise Saint-Laurent. Belle tombe en marbre noir du xvi" siècle. (P. A., p. 17.) Eglise Saint-Laurent de Nogent-sur-Seine, publiée par les auteurs des Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France, Champagne. Une antre vue de l'église publiée dans le même ouvrage.-Détails de l'église Saint-Laurent nNogent-snr-Seine, publiés dans le même ônvrage. Voir sur le vitrail dn vaisseau de l'église, n Saint-Laurent de Nogent-sur-Seine, la Notice de M. Aufauvre dans S. A., 1855, tom. 10, p. 23-32. PONT-SUB.-SEINE. Ep. celtique. Sous les dolmens signalés par Grosley, on a trouvé, vers l'année 1810, des ossements humains avec des épées et des casques. (S. A., tom. 0, 1832, p. 11.) 11 Êp. moderne. Intérieur de l'église, publié avec texte par les auteurs des Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France, Champagne, et par Fichot. Portail septentrional de l'église de Pont-sur-Seine, publié dans le même ouvrage. Souterrain creusé au midi du château sous un coteau crayeux pour recueillir les eauxd'inOltration. Ce travail, sorte d'immense drainage a été fait pour amener des eaux au château construit, en 1030, par le snriutendant des finances de Bouthillier.– Consulter sur la petite ville de Pont-sur-Seine, A. A., 1830, p. 86-98.

SAINT-AUBIN, Ép. celtique. Le Cromelech, connu sous le nom de Pierres-desAntels, aujourd'hui détruit en partie, est décrit dans S. A., 1832, tom. C,p. 12. II Ép. romaine. Vase mérovingien et fragments de poteries antiques, trouvés près de la Chapelle-Godefroy, conservés an Musée de Troyes. Cercueils en plâtre découverts dans le cimetière antique de la Gloriette. Les objets antiques, poteries, verreries et verroteries, trouvés dans l'emplacement du cimetière antique décrit par M. Deschiens, (S. A., tom. 17, p. 209-212), au lieu dit la Remise-Blanche, sont conservés au Musée de Troyes. Il Moyen dge. Dans le choeur de l'église paroissiale, pierre tombale du XV» siècle. La Chapélle-Godefroy, ancien village, paroisse aujourd'hui détruite. Propriété encore nommée le presbytère. Deux petits anges en bois de chêne, xm" siècle, provenant du Paraclet, faisant partie de la collection de M. Valtat, sculpteur à Troyes. Une vue du Paraclet et une planche intitulée Monument où reposent Héloïse et Abeilard, sont publiées dans Foyage dans les départements de la France, par Vallée et Brion, Paris, 1793. Sur Saint-Aubin, la Chapelle-Godefroy et le Paraclet, consulter A. A., 1830, p. 101-108. La Chapelle-Godefroy, le Paraclet, dessins de Fichot, notice par Aufauvre. (A.,P., p. 110.) Il Ép. moderne. Château considérable du XVIIIe siècle, avec jardins magnifiques, le tout édifié par la famille de Boulogne. Démoli vers 1840, il enreste encore une partie importante. La température de l'orangerie est entretenue à une élévation convenable par deux caveaux voûtés en plein-cintre et superposés. Leur longueur est, d'environ 50 mètres, et leur largeur de 4 mètres.


SA1KT-NIC0LAS. Êp. celtique. Deux pierres tumulaires iréseiUaut les caractères des pierres plates qui forment la table des dolmens. Il y a uu vide dessous. Consulter le tableau dressé par M. le docteur Chertier dans C. A., 1851, p. 30. Il L'p. romaine. Stylumeu cuivre ciselé, long de 10 centimètres trcuvé sur la Côte-Saintl'arres, dans les environs de laqnelle on rencontre de nombreux vestiges d'antiquités, conservé au Musée de Troycs. (S. A., tom. 17. p. 212.) Il Moyen âge. L'église, en partie du XIIe siècle, appartint exclusivement il un couvent de Bénédictins jusqu'en 1187, époque à laquelle on y a transféré la paroisse. (A. A., 1836,. SOMGNY-LES-ETANGS. Êp. ccltique. Dans la contrée dite Rabille-Naqnctte, plusieurs pierres funéraires brutes de différentes grosseurs et parmi lesquelles on distingue celle nomméc Pierre ùYerpillon sa longueur est de fl"1, sa largeur au nord de 3m 00, au midi de 1m 02, et sa hauteur de 1"> C0 il 2m. Dessin et notice par M. Camut-Cliardon. (S. A., 1832, tom. G, p. G.) Ou remai que dans la même contrée plusieurs pierres couvertes renversées ou dont les supports sont brisés. Consulter la même notice avec dessin, p. 10. Il Moyen âge. Petit château dont on voit cncorequelqucs murs tapissés de lierre, maintenant refuge de pigeons fuyards Perteleinc, aujourd'hui ferme, autrefois fief. |j Èp. moderne. Tout a côté existait, au xne siècle, un grand bâtiment où se faisaitle prêche des Calvinistes. (A. A., 1830, p. 112-113.)

TRAIUEL. Ép. romaine. Auuord de Traincl, croix vulgairemcnt appelée Croixdu-Martra (Croix du Martyre ou du Meurtre), surl'emplaccincnt d'un cimetière antique de ce nom. Consulter sur Traincl A. A., 1R38, p. 118-122. || Moyen âge. Eglise Saint-Gervais et Saint-Piotais, autrefois fortifiée. Fossés encore visibles. Monnaies baronnalcs, la plupart frappées t'i Sens, trouvées sous les remparts en 1S50. Traincl possède quelques ponts qui paraissent anciens.

CANTON DE HOMILLY-StiK-SEIi\E.

(Chef-lieu Rohilly-bbr-Seixe.)

FOSSE-CORDUAN (LA). Èp. celtiqnc. Consulter sur le dolmen, dit la Pierreaux-Alouettes, la Notice de M. Camut-Chardon, S. A., 1832, tom. G, p. Il): B.OMILLY-SOIL-SEI1NE. Époque romafue. Poteries antiques trouvées parmi des ossements, et conservées au Musée de Troyes. Il Moyen âge. Ancien château fort, dont les fossés encore visibles sont remplis des eaux de la Seine. Dessin par Fichot et Notice par Aufauvre. (A. l' p. 117-1 18.) ||4p. moderne. A l'abbaye de Scellières, fondée en 1107, supprimée en 1790, première sépulture de Voltaire dont le souvenir est conservé par une inscription sur le lieu même.

SAUNT-JIAR.TIN-DE-BOSSENAY. Moyen tige. Au hameau de Saint-Pierre, emplacement de l'ancien prieuré de Saint-Vinebaud, dont !e souvenir s'est perpétué par une clrapelle près d'une fontaine qui passe pour guérir de la tièvre. CANTON DE VILLENACXE.

(Chof-lieu Vilienabïe.1

BARBUISE. Époque celtique. Dans la contrée du Chanoy, quatre haches celtiques en cuiv re, trouvées en 1844 en fouillant sous une grosse pierre plate presque a fleur de terre. Une de ces haches est au Musée. (S. A., 1849, tom. 15, p. 1 19.) A Courtavant, dans la contrée des grèves de Bouligny, tombeau en pierres posées de champ et placées bout ù bout. A côté de la tète du squelette qu'il renfermait, pot de terre et un autre sur les cuisses, tous deux en terre noirâtre, vernissés l'extérieuret ornés de dessins et de montures. A côté du corps, lame de cuivre deux tranchants, longue de 620 millimètres, et large de 25; à côté de cette lame,


rangés en cercle, huit fers de flcche ainsi en cuivre contenu en potin, corrodé, et bontons de la poignée du sabre. Un des fers de fli'che est au Musée de Troyes. (S. A., 1810, tom. 15, p. 120-121.)

MONTPOTHIER. Ép. romaine. Desscories de forges romaines, contenant encore beaucoup de fer, ont été trouvées, vers 1852, en grande quantité au lieu dit les Minières. (S. A., 1S33, tom. 17, p. 2t3.) Il Moyen âge. Trois cents pièces environ de monnaies française, de hillon on d'argent à bas titre, renfermées dans un pot de terre, trouvées en IS53, sur l'emplacement du prieuré de Saint-Claude; toutes du XIV siècle. (S. A., 1854, tom. t8, p. 239-243.)

PÉRIGNY- LA-ROSE. Ép. celtique. M. Camut-Chardon signale dans les champs de cette commune plusieurs pierres tumnlaires d'un volume plus ou moins grand sous celles qui ont été détrnites on a constamment trouvé des ossements humains. (S. A., 1832, tom. 0, p. 6 et 7.)

SAULSOTTE (LA). Ép. celtique. Sur les dolmens de cette commune, consulter le tableau dressé par M. le docteurCherticr et inséré dans C. A., 1854, p. ;Sa. || Ep. romaine. Poteries et verres antiques conservés. au Musée de Troyes. On 3 trouvé sur le territoire de cette commune, en 1772, une urne de grès, renfermant une cinquantaine de médailles de bronze, il l'effigie d'Augaste, de Domilicn, de Ncrva, de Trajan, d'Antonin, etc. (Almanach de l'Aube, 1850, p. 106.) Au hameau de Resson, fonrs antiques, enfouis plusienrsmùtres, encore remplis de vases, et beauconp de larges tuiles romaines. Quelques-uns de cosobjets sontau3iuséede Troyes. (S. A., 18G3, tom. 17, p. 213. Il Moyen âge. Le moulin principaldeResspn e.qt établi dans une maison ayant appartenuaux chevaliers de Malta.On y retrouve qnelqnes petites colonnes gothiques qui ont été déplacécs. (S. A., 1853, tom. 17, p. 214. Plusieurs bornes, sur le territoire de Resson, portent gravée la croix des Templiers.

YILLENAUXE. Èp. celtiques. Tombeau gaulois consistant en une grande pierre plate sous laquelle était un squelette humain fort bien conservé, et d'une taille gigantesque (plus de sept pieds). A côté de la tête, petit vase en cuivre de forme ronde; vers le milieu du corps, quatre petites piques en cuivre a trois angles, avec une hache en silex noir tons ces objets ont été trouvés en 1815. (S. A., 1819, tom. 15, p. t21.) Beaucoup de tombes en pierre, recouvrant des restes humains, se rencontrent sur tout le territoire da Villenauxe et de Dival, désignées par les habitants sous le nom de Dormants. Hache en bronze et flèche en bronze conservées au Musée de Troyes. Il Moyen cige. Deux chandeliers en bronze, d'un beau travail, de 18 a 20 centimètres dehauteur, xive ou xve siècle, trouvés l'un a côté de l'autre, en 1853, dans la contrée des Cholères. A la partie supérieure d'an des deux on lit ces mots, gravés au burin, en lettres gothiques JAQ PEllAiiT. (S. A., 1855, tom. 19, p. 01-P5.) Chasse de Kcsle-la-Réposte, en bois peint, ornée d'émaux en taille d'épargne, support en bois de chêne, figures en argent repoussé et doré, et revêtuements de cnivre gravé, fin du xhc ou commencement du xm0 siècle; Consulter l'excellente dissertation de M. Le Brun-Daibanne, P. A., chap. Orfévrerie, p. 22 et suiv., un autre travail du même auteur dans S. A., 1859, tom. 23, p. 241-265, avec planche, et V. A., p. 75-70. Cette chassie est aujourd'hui conservée au trésor de l'égl isc Saint-Pierre de Troyes. Eglise paroissiale, de Saint-Picrre et Saint-Paul, dessin par Fichot, notice par Aufauvre. (A. P., p. 110-120.) Intérieur de l'église de Villenauxe, publié avec texte par les auteurs des Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France, Champagne. il Èp. moderne. Villenauxe, ville fortifiée, ne fut close de murs qu'eu 1637. Voir sur la petite ville de Villenauxe, A. A., t833, p. 119-125, et Y. A., p. 210-212.


ARRONDISSEMENT DE TROYES.

CANTON d'aIX-EN-OTHE.

(Chef lieu Aix-ex-Otiie.)

AIX-EN-OTHE. Époque romaine. Nombreuses traces d'exploitations métallurgiques pouvant remonter même jusque l'époque celtique. Consulter la Géographie ancienne du département de l'Aube, par 1f. Boutiot, S. A., t8Gt, tom. 25, p. 79. Substructions gallo-romaines très-importantes, près de la fontaine de la Douée et entre cette fontaine et celle de l'Echonettc. Etablissement de bains contemporain de la villa de Paisy-Cosdon. Cercueil en pierre ayant l"1800de longueur, sur 0,70 de largeur, contenant deux squelettes humains, d'un homme et d'une femme, avec deux poignards a lame tranchante d'un seul côté, d'un travail gros sier, très-oxidés, longs de 0,40, et une bague rongée par la rouille, trouvé en 1801 rue Saint-Avit, a 50 mètres environ du cimetière huguenot, et déposée au Musée deTroyes. Il Ép. moderne. Château des évêques de Troyes dont il reste des parties importantes. Donjon, avec entailles et tourillon pour herses et pont-levis, XVIe siècle. Ce château remplaçait un autre château plus ancien qui, au ix° siècle, tomba au pouvoir des Normands.

BËRULLES. Façade de l'église de Dévulles, publiée avec une Notice par les auteurs des Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France, Champagne.

MARAYE-EN-OTHE. Ép. romaine. Traces nombreuses d'exploitations métallurgiques qui peuvent remonter même l'époque celtique, signalées par M. Boutiot dans sa Géographie ancienne du département de l'Aube. (S. A., t8Gi, tom. 25, p. 79.)

KOGENT-EN-OTHE.' Ëp. romaine.On trouve sur le territoire de cette commune des traces nombreuses d'exploitations métallurgiques pouvant remonter, selon M. Boutiot, même aux temps celtiques. (S. A,, I80l,tom. 25, p 80.) \\Ép. moderne. Niche en menuiserie sculptée, peinte en arabesques coloriées de divers tons, servant abriter une statue de la Vierge couronnée. (S. A., 1854, tom. 18, p. 3Gi-354.) PAISY-COSDON. Ép. romaine. Médaille, petit bronze de Valentinien 1", recueillie dans les fouilles de la villa de Paisy-Cosdon. (S.A., 1857, tom. 21, p. 420.)Des fibules et un stylum antique ont été woavés sur le même emplacement avec nombreux fragments de marbres et de fresques sons les constructions. Etablissement de bains.- Comme a Landunum et dans les fouilles de l'abattoir de Troyes, on remarquait, il Paisy-Cosdon, au milieu de débris culinaires de toutes sortes, un grand nombre de défenses de sangliers, de bois de cerfs, d'escargots des vignes, et, ce qu'il y a de plus remarquable, des coquilles d'huîtres provenant des côtes de l'Océan. A cette époque, on savait donc déjà transporter par estafette des mollusques marins grandes distances. Moyen âge. Des forges existaient sur le territoire de cette commune, suivant M. Boutiot. (S. A., ifflt, tom. 25, 1'.80.) Le nom de Tailleferlui venait d'une forge existant en 1450. On y a vu des moulins foulon, farine, a écorce, it huile. On y signale une motte dans la vallée de la Ncle. Cosdon, aujourd'hui simple ferme, autrefois village; les terricrs font voir sur son emplacement plusieurs rues. (Statistique drc canton d'Aix-en-Othe,Aims S. A., 1858, p. 409.)

RIGNY-LE-FERRON. l'p. moderne. Tombe en marbre noir d'Hector des Ardents, et une autre en pierre de Galas de Chaumont, xvi° siècle. (S. A., 1858, tom. 22, p. 446, avec pl. lith.)

SAINT-BENOIT-SUR- VANNES. iJ/).;norfe/7!e. Château du XVIe siècle ayant en-


corc sa double enceinte de fossés. A Courinononcle, aujourd'hui hameau, auIrcfois village important, existait une balle et un château avec fossés et pont-levis qu'on voyait en 1030. Substructions anciennes découvertes chaque jour. Voir statistique du canton d'Aix-cn-Cthe, dans S. A., 1858, tom. 22, p. 413. Hameau de Joux, dont il ne reste plus aujourd'hui qu'une ferme.

SAINT-MARDS EN-OTHE. Ep. romaine. Sept dépôts de scories, de laitiers, de ferriers et de mâchefers, tous isolés les uns des autres, signalés par M. Boutiot. (S. A., 1801, tom. 25, p. 79.) Il en existe deux dans l'intérieur même du groupe des habitations de la commune de Saint-1\lards. Il Moyen âge. Enceinte, fossés, ville fermec. Châtcau-IIatton ou Uutton ou Witton, dont il est fait mention en 1 150, château puis hameau tous deux disparus. Hermitagc de Saint-Bouin, Boemius, an vi° siècle, près de la fontaine qui alimente la commune de Saint-Mards; ce n'était plus qu'un gagnagc en 1510; vestiges encore apparents au temps de Courl.iIon. 0 L'p. moderne. Quartier du retranchement ou existait le Temple des Protestants, détruit A la suite de la Révocation de l'Édit de Nantes, et dont la place est indiquée par une croix de, fer.

VILLEMOIRON. Ep. romaine. On trouve dans cette commune des traces d'anciennes forges, signalées par M. Dontiot dans sa Géographie ancienne du départe ment de l'Aube. (S. A., I80l,.tora. 25, p. 80.)

VULAÏNES. L'p. modernc. Litre ou ceinture funéraire aux armes de la famille des Ursins de Traincl, placée l'intérieur de l'église paroissiale de Saint- Antoine. CAKTON PE KOUILLr.

(Chef-lieu Booilly.)

BOUILLT. Époque romaine. Poteries et ustensiles antiques découverts en déblayant, ces années dernières, la source souterraine trouvée au pied de la côte de Bouilly au sud-ouest.

BUCHÈRES. Ép. moderne. Ancien manoir du xvie siècle.

1SLE-AUMONT. il/oyen âge. Cousulter sur son église et sur son château V. A., p. 79 80. Il Ép. rnoderne. Chapelle au hameau de Roche, dédiée i sainte Reine. Fontaine voisine, suus la même dédicace.

JAVERNANT. Ép. romaine. Au hameau appelée Le Cheminot, trois tombeaux, dont un de pierre et les deux autres de plâtre, furent trouvés, vers 1760, dans une basse-cour, il lm 50 de la voie romaine de Troyes Auxerre. Ils renfermaient des ossements. Celui de pierre contenait en outre deux pendants d'oreilles d'argent, de forme arrondie, se fermant par un ressort que couvrait un petit cœur d'argent.Des fouilles postérieures ont amené, dans le même lieu, la découverte d'autres tombeaux de plâtre ne renfermant que des ossements.

LIREY. Moyen ribe. Chapitre fondé par Geoffroy de Charny, en 1353, pour six chanoines, y compris le doyen. Notre-Damc-de-Lirey a possédé le Saint-Suaire aujourd'hui à Turin. Sur son origine, sa fondation, voir V. A., p. 115-118. LONGEVILLE. Ép. modernc. Emplacetnent de la chapelle Saint-Michel, aujour. d'hui détruite.

MONTCEAUX. Moyen kge. Petit coffrent de voyage en tôle repoussée, trouvé sur le territoire de cette commune, faisant partie de la collection do M. Adnot, de Chappes.

MOUSSEV. Moyen âge. Au nord du village, fontaine Saint-Clair, avec petite chapelle au-dessus. Pèlerinage fréquenté pour les maladies d'yeux et pour recouvrer la vue. Château féodal de Villebertin, remplacé aujourd'hui par des constructions modernes..


RONCENAY. Moyen âge. La Motte, entourée de fossés, où l'Ouase prend sa source.

SAINT-JEAN-DE-BONNEVAL. Moyen dge. Consulter sur l'histoire de son ancienne et de sa nouvelle église, V. A., p. 118.

SAJOTT- LÉGER. -PBJÈS-TROYES. Moyen âge. Ancien manoir de La Planche, dont l'emplacement est intéressant a voir par la disposition des fosses, 0 Ép. moderne. Au-dessus du gonffre l'Etang-l'Abbé, petit bois appelé Le Fort, où était le château de la Motte de MM. de liai hy. Dans les curages de la rivière, on a retrouvé, en 1747, des pièces d'argenterie et les chaines d'un pont-levis. Voir Courtalon, Top. hist., t. 3, p. 1 18. Croix en pierre sculptée du avte siècle, dans le cimetière attenant à l'église Belles pierres tombales, notamment de la famille des Marisy, de Troyes.

SAINT-THIBAULT. Ép. moderne. Sur le portail occidental de l'église, joli gronpe du XVI» siècle, représentant saint Thibault. Voir V. A., p. 80.

SOMMEVAL. Moyen dge. A la ferme de Vanssemain, chapelle isolée du ave siècle.

VILLY-LE-MARÉCHAL. Moyen âge. Mottes entourées de fossés très-profonds; emplacement important Il Ép. moderne. Croix en pierre sculptée, à l'embranchement de plusieurs chemins; socle armorié. Cette croix est placée a l'une des limites des anciennes seigneuries dc Villy et de Villemereuil.

CANTON d'eIIVY.

(Chef-lieu Eiivt.)

AUXON. Époque romaine. Sur l'emplacement d'un établissement romain, nommé Blanum ou Blaine, deux meules en granit, provenant d'un moulin antique. Une autre meule de moulin antique, des fibules, des poteries, des débris d'armes, des monnaies romaines. Conservés au Musée de Troyes. Couches de cendres enveloppant des débris carbonisés de l'industrie gallo-romaine. -Le fort Vaupicat, près d'Auxon, noté sur la carte de Cassini et signalé par M. Harmand, comme étant de construction romaine. 11 Moyen dgé. Les chapelles en bois de Sivrey et de Vert, sm« siècle.- Dans celle de Vert, croix processionnelle en bronze, avec Christ et émaux représentant les quatre évangélistes, la seule de ce genre signalée dans le département, U Ép. moderne. A la porte de la nef de l'église paroissiale de Saint-Loup, des médaillons et des salamandres. Deux des quinze bustes qui ornent le joli portail renaissance, dessinés dans V.A., p. 228. -Au hameau de Cosdon, chapelle isolée.

CHAMOY. Ep. eeltique. Hache en bronze trouvée sur son territoire et conservée au Musée de Troyes. Il Ep. romaine. Voie établie avec des scories provenant d'exploitations métallurgiques pouvant remonter, selon M. Boutiot, même à l'époque celtique. (S. A., 1801, tom. 25, p. 80.) Il Moyen dge. Ancien château fort, avec tourelles, fossés et ponts-levis, remontant à une époque très-reculée, aujourd'hui détruit. Il ne reste plus que les bases des tourelles et les fossés. Au hameau de Voivrcs, chapelle isolée du xv° siècle. il Ép. moderne. Limites de l'ancienne seigneurie de Chamoy et de celles d'Auxon. Bornes seigneuriales avec des armoiries sculptées. Petite pièce de monnaie en argent, datée de 1500, trouvée a Chamoy en 186t, et conservée au Musée de Troyes.

CHESSY. Moyen âge. Au hameau du Breuil, chapelle isolée du xv. siècle. Au hameau de Maizières, chapelle ancienne.

ERVY. Ép. celtique' A quelque distancedes deux tombelles signalées au lieu dit La-Croix-des-Mottes, existent encore, sur le chemin de Montiéranlt, les vestiges de trois autres tombelles qui ont été détruites et dont la terre a été répandue sur le


sol qui les entoure. Dessin et Notice par M. Camut-Cbardon. (S. A., 1832, tom. 8, p. 6.) Il Moyen âge. Porte fortifiée avec deux tours, beffroi, donjon et herse. Le pont-levis n'existe plus. Monument remanié.– Anciennes mnrailles de deux mètres d'épaisseur comprises dans plusieurs habitations particulières. An nord-est d'Ervy, prieuré de Montiérault, vu' siècle, dont l'emplacement est aujourd'hui occupé par une ferme. A l'église paroissiale de Saint-Pierre-ès-Liens, remarquables vitraux notamment celui de Sainte-Christine et surtout celui qui représente, avec les symboles du paganisme, le Temps, les Parques, etc., le triomphe de la chasteté sur la concupiscence, unique par l'alliance bizarre des idées et des attributs parmi tons les travaux de ce genre dans le département, et de la plus belle conservation. Chapelle en bois du cimetière. Voir sur l'histoire et l'église d'Ervy V. A., p. 227. Plusieurs vues de la ville et de l'église, avec Notice par Aufauvre, dans A. P., p. 61-04. || Ép. moderne. Maisons du xvi« siècle, bâties en bois et offrant des détails sculptés assez curieux, tels que poteaux, cormiers et supports d'encorbellement. Inscriptions. Dessins dans V. A., p. 228.

MONTFEY. Moyen dge. A l'église paroissiale de Saint-Léger, tête grimaçante placée a un angle du choeur au nord, xn» siècle, figurée dans V. A., p. 228. SAINT-PHAL. Ép.romaine.Voie romainesedirigeantde Pont-Belin sur Estissac, établie avec des scories provenant d'exploitations métallurgiques pouvant remonter même aux temps celtiques, d'après M. Boutiot. (S. A., 1801, tom. 25, p. 80.)- Caveau avec voûte construite en silex, découvert en 1867 an lieu dit les Corattes, contenant de larges tuiles romaines, cinq pots en terre rouge polie et en terre grise, une hache d'armes, de grands clous en fer, une monnaie romaine et une petite cuillère en os. Ép. moderne. Une belle cheminée monumentale du xvi« siècle, provenant du château de Saint-Phal, a été transportée à Paris par les soins de M. Charles de Montaiga.

CANTON D'ESTISSAC.

(Chef lieu Estissac.)

BERCENAY-EN-OTHE. Époque romaine,. Voie romaine se dirigeant sur Estissac.

BUCEY-EN-OTHE. Ép. moderne. Manoir considérable du XVI* siècle, avec fossés remplis d'ean, donjon, tourillons du pont-levis, tours avec meurtrières, guichet pour parvenir au chemin de ronde, placé entre les constructions, en forme de quadrilatère, et les fossés; type de ce genre d'édifice.

CHENNEGY. Ép. romaine. Voie romaine se dirigeant sur Estissac. Forges anciennes dont l'existence est signalée par M. Boutiot. (S. A., 1861, tom. 25, p. 80.) Il Moyen âge. Sur un coteau du territoire de Chennegy, emplacement de l'hermitage de Notre-Dame-du-Hayer, aujourd'hui occupé parnne ferme.

ESTISSAC. Ép. romaine. Voie romaine se dirigeant vers Dierrey, traversant la route impériale n° 60 de Nancy à Orléans, à la borne 76k 6. Sa largeur générale est de 6 mètres.- Villa gallo-romaine, située dans la contrée de Logny, section B, parcelles 038, 639 et, 640, reconnue pour la première fois en octobre 1861 par M. Boutiot. Nombreux débris de poteries sigillées, de larges tuiles romaines, de marbres fins et variés et de bétons, déposés an Musée de Troyes. Une partie de cet établissement se trouve sur le territoire de Neuville-sur-Vannes. Médaille romaine, aureus de Diocletien, trouvée en 1862, conservée dans le cabinet de M. Camusat de Vaugourdon. (C. A., 1854.) Figurine antique, en bronze, trouvée dans des travaux de déblais; grande quantité de tuiles romaines. Forges antiques, signalées dans S. A., i86t, tom. 26, p. 80. 0 Moyen age. Croix processionnelle en cuivre, au repoussé, montée sur un pied et exposée sur te maitre-autel do l'église paroissiale de Saint-Liébault.


MESSON. ÉP. celtique. Haches gauloises en pierre, trouvées dans lesdémolitiôns du château d'Errey, et conservées au Musée de Troyes.

NEUVILLE-SOT.- VANNES. Ép. celtique. Bracelets en bronze trouvés aux pieds et aux mains d'an squelette, et conservés an Musée de Troyes. 0 Ép. romaine. Villa dont il est question à l'article Estissac. l Ép. moderne. Dans' l'église paroissiale de Saint-Martin, bonnes peintures du xvi" siècle, an tableau représentant la Mise au tombeau avec armoiries du donateur, nn autre représentant une Décollation en présence d'un empereur romain. Ancien manoir du xvi° siècle, dont il reste des constructions et une portion des fossés.

VILLEMAUR. Ép. celtique. A la lisière dn bois de Villemaur, dolmen à rainures, connu sons le nom de Pierre-aux-dix-Doigts. Notice de M. Camut-Chardon, S. A., 1832, tom. 6, p. 7 et 8. Une hache en jilex, conservée au Musée de Troyes. il Moyen dge. Jubé de l'église de Villemaur (vue prise du choeur), publié avec notice par les auteurs des Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France, Champagne. -Une autre vue (côté de la nef), même ouvrage. Dans Les Arts au Moyen âge, par Dusommerard, une planche imprimée en or porte pour légende XIIe siècle. Email byzantin. Chasse conservée dans l'église de Villemanr (Anbe).

CANTON DE LUSIGNY.

(Chef-lieu Lusignv.)

CLÉREY. Moyen dge. Voir sur son bistoireet sur son église V. A., p. 01-93. Château de Courcelles remanié, encore entouré de ses fossés.

COURTERANGES. Moyen âge. Village de la Gnillotière existant au xvp siècle A environ 150 mètres au midi de la chaussée qui traverse la Barse, route impériale no i9, lieu dit encore aujourd'hui Pont-de-la-Goillotière, on a trouvé des débris de constructions. Ce village Ggare sur la liste de ceux composant le ressort du bailliage de Troyes, publiée en 1785.

LAUBRESSEL. Ép. moderne. Belle croix de cimetière, en pierre sculptée et ornementée, groupe représentant saint Georges cheval, datée de la première moitié du XVII0 siècle.

LUSIGNY. Moyen dge. Carreaux en terre émaillée de l'ancien couvent de LaRivour. Conservés au Musée de Troyes. || Ép. moderne. Belle statue en pierre représentant la Justice avec ses attributs, la balance à la main droite, le glaive à la main gauche, Coulant un roi sons ses pieds, xvie siècle, Collection de M.Valtat, sculpteur à Troyes.

MONTAtJLlN. Ép. romaine. Au hameau de Daudes, petite statuette antique en bronze, conservée au Musée de Troyes. Monnaie romaine. Agrafes de manteau en bronze faisant partie de la collection de M. Adnot. 1 Ëp. moderne. Beau manoir en bois du xvi" siècle, entouré de fossés. Ces' manoirs disparaissent tout les jours, Les fossés de celni-ci ont été remplis en 1861, et le bâtiment va aussi disparaitre.

MONTtÉRAMEY. Moyen dge. Carreaux émaillés en terre cuite, provenant de l'ancienne abbaye de Montiéramey. Conservés au Muséede Troyes. il Ep. moderne. Au xvie siècle, mis au rang des villes formées du bailliage de Troyes.

MONTREOIL. Êp. moderne. Manoir de Maintegère, ivie siècle. -Dans les fer-' mes des Bures, église paroissiale de Saint-Michel, aujourd'hui détruite: Voir Courtalon; Top. hist., tom. 3, p. 109.

ROCILLY-SA1NT-LOUP. Ép. romaine. Dans l'emplacement dit le Champ-deBataille, on a trouvé des cercueils en pierre et des médailles.


CANTON DE PINET.

(Chef-lieu PINSY.)

AT3ZON. époque moderne. Ancien manoirdn xvi« siècle, dont les constructions remaniées conservent la disposition du premier plan. Fossés encore existants. DOSCHES. Ép. moderne. Ancien château. du %vie siècle. Fossés profonds et largement ouverts.

GÉROSDOT. Ép. celtique. Hache et couteau en silex, conservés au Musée de Troyes. Moyen tige. Château fortifié. Fossés encore existants. A la ferme de l'Hopitau, ancienne chapelle dépendant de la Commanderie de Bonleu. Détails de sculpture intéressants. Beau tympan sculpté de la porte d'une chapelle dn XHl« siècle.

PINEY. Ep. moderne. Au midi, emplacement du château de Piney, ayant appartenn li François et Henri, ducs de Piney-Luxembonrg. Maison en bois avec galerie, xvi° siècle. Dans l'église, on voyait naguère une bonne peinture représentant une Adoration des Mages, avec des costumes de la fin du xvie siècle, et où figuraient Henri IV, le duc François de Luxembourg et autres personnages considérables de cette époque. Ferme de Rachizy, emplacement d'un manoir du Xvi» siècle. Fossés.

ROUltLY-SACEY. Moyen âge. Au hameau de Sacey, dans l'église St-Gengonl l'on trouve des carreaux Anaillcs. Il Ép. moderne. Au hameau de Sacey, ancien château, nommé château d'Orient. Emplacement et partie de fossés.

TROYES. 4er CANTON.

(Chef-lieu Thoths.)

CRÉNEY. Époque moderne. Belle tombe gravée du xvie siècle, représentant denx personnages snr le champ principal, et au pied de ces deux personnages, une bière près de laquelle prie la famille. Cuve baptismale du xvie siècle. Beau modèle. PONT-SAINTE-MARIE. Ép. moderne. Dans le chœur de l'église de l'Assomption, stalles en bois sculpté dn xvi» siècle. Publiées dans P. A.,chap. Sculpture sur bois et sur ivoire, p. 13. A la sortie du Pont-Hubert, à gauche de la route impériale de Nancy Orléans, petite chapelle en bois, dédiée à Notre-Dame-de-Pitié. Statue de la Vierge tenant le Christ sur ses genoux.

SAINT-PARRES-LES-TERTRES. Ép. romaine. Temple païen au lieu dit Mont- des-Idoles, sanctifié par le martyre de saint Parres, au m» siècle. Pélerinage.- Chapelle bâtie'snr cet emplacement, remptacée elle même, au xvie siècle, par l'église actuelle. Il Moyen tige. Reliquaires en écaille venant de l'abbaye de Foicy. SAINTE-MAURE. Ép. romaine. Plusieurs monnaies du m° siècle, an cabinet de M. le prince de Lucinge. Il Moyen âge. Reliques de sainte Maure, vierge de Troyes, successivement renfermées dans une châsse du %va, du xvi» et du %,ville siècle. Au hameau de Vannes, moulins a grains, existant au xn« siècle, et moulins à papier des Le Bé, aux XVe et xvie siècles. Hameau de Charley disparu en 1678, les maisons ayant été détruites pour agrandir le parc du château de Sainte-Maure. Il Ép. moderne. Entre Sainte-Maure et Vannes, borne armoriée, limitant l'ancienne seignenrie de Charley de celle de Vannes, zvte siècle. Dans l'église paroissiale, tabernacle majestueux du maître-autel en bois doré, du comm encement du xvn« siècle. Tableau de la Nativité, par Carrey, de Troyes.- Deux vitraux de Linard Gonthier, le premier représentant le jugement de Salomon, et le second l'arbre de Jessé, aux branches duquel sont attachés, sous le nom des rois de Juda, les portraits des rois de France de la troisième race; vitrail daté de 1603.


VAILLY. Ép. celtiques ou rorrraine. Tertre peu étendu, mais assez élevé, à droite de la route impériale nO 77, l'embranchement du chemin de Vailly. Cet emplacement, qu'on suppose être un tumulus, a été indiqué à la Société Académique de l'Aube comme pouvant être fouillé.

VILLACERF. Moyen âge. Appelé Il cette époque Samblières. Emplacement d'nn monastère de l'ordre de Cluny, bâti vers la fin du xi* siècle, parsaint Adérald, chanoine et archidiacre de Troyes, qui avait rapporté de la Terre-Sainte un fragment de pierre du sépulcre de Jésus-Christ. De là le nom de Saint-Sépulcre, donné an monastère et an village.- Ancien château du xii" siècle. il Êp. moderne. Ce château, rebâti au xvue, fut enfin remplacé il la fin du même siècle par celui qui fut démoli à la grande révolution, et dont nous avons le dessin, d'après M">e Corrard de Breban, avec Notice par M. Corrard, dans A. A., 1850, p. 03. An commencement de ce siècle, on voyait encore dans les jardins les cascades, les bassins et les statues qui décoraient cette habitation vraiment princière. Des conduits en fonte, qui distribuaient les eaux, servent de bornes à .ilnsienrs maisons de Troyes et des environs. La statue représentant Atlas se voit aujourd'hui au château de SainteMaure. Les bustes en marbre blanc de Louis XIV et de Marie-Thérèse, de grandeur naturelle, sculptés par Girardon, sont conservés au htnsée de Troyes. TROYES. 2e CANTON.

(Chef-lieu Troves.)

BARBEREY. Moyen tige. Etablissement d'une papeterie des Le Bé, aux xve et au XVIe siècles, dans le lieu qui garde encore leur nom.

CHAPELLE-SAINT-LUC (LA). Moyen dge. Au midi, emplacement d'une ancienne abbaye de femmes, dites les Cordelières, fondée au XIIIe siècle, occupé aujourd'hui par une ferme qui porte le nom de la Cordelière. La propriété, dite le Temple, rappelle un autre souvenir du xhc siècle.- Perthuis Saint-Etienne, dont la première origine remonte au xn« siècle, et dont on voit encore les débris audessous dn pont deFoucby, en tète de la prairie. Voir Doé, Notice des principaux Monuments de la ville de Troyes, p. 139-142. Êp. moderne. Tombe en beaux carreaux émaillés de la fin du xvie siècle, dont la bordure courante en lettres gothiques, aujourd'hui incomplète, rappelait les noms du défunt; il n'en reste plus que six morceaux bien conservés.

MACEY. Ép. romaine. Fer de javelot antique, conservé au Musée de Troyes. NOES (LES). Ép. céltique. Une hache en silex, trouvée dans un banc de terre jaune non remuée, conservée au Musée de Troyes. Il Moyen dge. Au nord de la commune, dans la contrée dite la Croix-des-Filles, emplacement d'un couvent de Bénédictines, fondé, dit-on, par Anne Musnier, maîtresse de Henri-le-Libéral, au XIIe siècle, signalé aujourd'hui par les fondations et par le vivier qui subsistent encore. Deux petites colonnes dont l'une soutient une table de pierre devant la croix du cimetière, et l'autre est à l'église, proviennent de la Croix-des-Filles. Les deux colonnes qui supportent le bénitier sortentdn même couvent. \\Ép. moderne. A l'église paroissiale de la Nativité de la Sainte-Vierge, belle statue en pierre de saint Sébastien, h gauche de l'autel Saint-Nicolas, attribuée h Gentil, de Troyes, xvie siècle. Piscine du xvie siècle, cachée par une boiserie en chêne. Inscription, avec blason armorié, gravée sur enivre, et encastrée dans un des murs extérieurs de l'église, près de la sacristie; datée de 1598. Autre inscription, du xvi» siècle, simplement gravée sur une pierre du mur extérieur de l'église Qvt iacbt in TERRA NON I1ABET VNDB CADAT.

PAYNS. Moyen âge. Au midi, emplacement de l'ancien château signalé par une butte d'une grande étendue et de trois à quatre mètres d'élévation.

RIVIÈRE-DE-CORPS (LA). Moyen dge. Chapelle Saint-Hippolyte, aujourd'hui


détruite, mais dont l'emplacement est encore marqué par une croix. Le souvenir en est conservé l'église Sainte-Savine par un vitrail représentant le martyre de saint Hippolyte, écartelé par quatre chevaux.

SAIMT-LYÉ. Ep. romaine. Plusieurs cercueils de pierre trouvés sur le territoire. Des débris de cercucils en pierre ont servi construire la tour du clocher de l'église, dans sa partie inférieure. Il Moyen âge. Ancien château-fort donné à Mathieu, évèque de Troyes, par Louis VII, remplacé au XVIe siècle par des bâtiments considérables dont il reste encore une partie importante. Il Ép. romaine. Un colombier, vaste et élevé, porte les armoiries de l'évèque Odard Hennequin.

SAINTE-SA VINE. Ép. celtique. Fer de flèche trouvé près de la Croix-La-Motte ou La Beigne, conservé au Musée de Troyes. I1 Ep. romaine. Voie de Sens à Troyes, suivant A peu près, sur le territoire de la commune, le tracé de la route.-3,000 médailles d'argent, formant une suite de Maximin Posthume, renfermées dans un pot, trouvées en 17tù, a un kilomètre de Troyes, près de La-Croix-La-Beigne. à droite de l'ancienne chanssée romaine. Il Moyen âge et Ép, rornaine. Voir sur son église Arnaud, Antiquités de la ville de Troyes, Introduction.

TROYES. 3c CANTON.

(Chef-lieu Troyes.1

BRÊVIANDE. Moyen dge. A l'entrée du village, a l'ouest de la route impériale n° 7t de Dijon à Troyes, emplacement de l'hospice Saint-Lazare, ou des Ladres, ou Maladrerie-des-deux-Eaux, fondé avant le XI» siècle, limité par les ruisseaux du Triffoire et de la Hurandc, aujourd'hui couvert par les habitations particulières de Bréviande. La chapelle et la maison détruites en 1733. Voir une savante notice de M. Harmand, S. A., 1848, p. 429-619, ¡'Almanach de la Champagne, t854, p. 128-133, et V. A., p. 20 et 21.

LAINES-AUX-BOIS. Êp. moderne. Voir sur ce village et sur son église, V. A., p. 50-52.

ROSIÈRES. Moyen âge. Les Chartreux établis au lieu dit La Prée, en 1332. Aux Chartreux succéda le prieuré de Sainte-Scbolastiqne, en 1028, supprimé en 1743. Le bâtiment qui reste du prieuré sert aujourd'hui de grange. Voir sur le prieuré de Sainte-Scholastique, Topog. de Courtalon, tom. 3, p. 44. Une tuile faitière avec ornements, provenant du prieuré, conservée au Musée de Troyes. Il Ép. moderne. Vue du château et notice par Aufauvre. (A. P., p. 49-50.)

SAINT-ANDRÉ. Moyen rige. A l'église de Saint-André, étoffes magnifiques dessins, curieux débris de la textrinc da xm» siècle, provenant de l'abbaye de Montier-la-Celle. Une de ces étoffes porte cette mention, écrite en 1700 par les Bénédictins de Montier-la-Cclle Sudarioram et ornamentorum sacrorum fragmenta sancti Ursionis. 1700. Une autre Manipulas sacerdotalis sti Melani conf. hujus loci monachi et abbatis nec non Trecensis epi. 1700. Beaucoup d'autres beaux tissus sur lesquelsil faut consulter l'Almanach de Bar-sur-Seine, 1854, p. 88-91, et l'Industriel de Troyes. Statuette en bois de noyer, de 40= de hauteur, représentant saint Frobert, fin du ave ou commencement du xvte siècle, provenant de l'abbaye de Montier-la-Celle. Dans le pied de la statuette, petite relique du saint. (Collection de M. Vaitat, de Troyes.) Emplacement de l'ancienne paroisse de Saint-Miche!, entre l'église de Saint-André et celle de Montier-la-Celle, au lieu nommé Aux-Dcux-Tombcs, ad duas tumbas; elle existait en 1381. En 1609, il y avait encore l'église et un hameau de trois maisons.- Cuve a papier, en pierre, servant de margelle de puits, ive siècle, provenant d'une papeterie des Le Bé, et conservée dans une maison de Saint-André nommée la Chapelle au-Bé. (| Êp. moderne. Tombe de Jehan Truchot, de Troyes, prévôt de l'abbaye de Montier-laCelle, xvi° siècle. Le religieux y est représenté en relief, couché dans une niche en arc surbaissé. Conservée au Musée de Troyes. (S. A., 1835, tom. 7, p. 17-19.) Tabernacleen bois doré, XVIe siècle, figuré dans Les Arts au Moyen âge, par Dmom-


merard. Sur l'église paroissiale, flèche très-liante, accompagnée de quatre clochetons, datant du xvi° siècle. Dans l'église Saint-André, demi-relief encastré dans le mur a côté de l'autel de la Vierge, représentant une Descente de Croix, et paraissant remonter an XIHF siècle. A gauche dn portail, porte murée donnant passage, selon la tradition, aux ladres guéris de la Maladrerie-des-Deux-Eaux. Le beau portail occidental de l'église de Saint-André, attribué par Grosley u Dominique et Gentil, a été dessiné par M. MaxBerthelin, de Troyes, qui en a fait don an Musée de cette ville. Consulter, sur l'église de Saint-André, Arnaud, Antiquités de la ville de Troyes, Introduction.

SAINT-GERMAIN. Ep. romaine. Dans le marais de Saint-Germain, nombreuses traces de constructions antiques une chaussée romaine, explorée par M. Thierry, maire de Saint-André, a fonrni des silex pour construire les murs extérieurs de son usine.- D2S tuiles larges il deux rebords et des ciments antiques jonchent le sol autour d'une petite fontaine située dans ce marais, entre la ferme des Blancs-Fossés et la propriété de Courcelles. -Dard en cuivre d'une flèche antique. Ce dernier objet est au Musée de Troyes. Voir sur ce village, V. A. de M. Arnaud, p. 49-GO. SAINT-JULIEN. Êp. romaine. Au hameau de la Saulte, tombeau trouvé, en 1760, à 0 pieds de profondeur, dans un banc de grève, ù l'endroit où le chemin de Troyes a Saint-Julien traverse le gué du ruisseau de la Saulte. Ce tomhean, de 2m 30 de longueur, en pierre de Polisy, avait pour couvercle une grande pierre taillée en toit, dont l'arête rabattue était terminée dans toute sa longueur par une bande saillante. Il renfermait des ossements. (Épk. de Groslcy, tom. 2, p. 30r-302.)-A l'est de la Saulte, dans l'emplacement du chemin de fer de Paris il Mulhouse, cimetière à ustion. Il Moyen rige. Etablissement de Templiers, sur l'emplacement duquel s'élève aujourd'hui une ferme encore appelée le Temple. Voir Pièces du procès des Templiers, pnbliées par Michelet. Il Êp. moderne. A la porte principale de l'église de Saint-Julien, statuette en bois, comprise dans l'ornementation de la porte, représentant saint Julien, xvie siècle.

TROYES. Époque celtique. Deux haches en silex trouvées dans les fouilles du canal, et conservées au Musée de Troyes. -Médaille en bronze, de petit module, portant d'un côté un oiseau et d'autres ornements barbares difficiles a distinguer, trouvée dans la propriété de M. Dussaussay, an Pied-de-Cochon, et conservée dans le cabinet de M. Adnot, de Cbappes. Petit cerf en bronze de 14c de longueur et 11° de hauteur, trouvé dans la rue Urbain IV, au milieu de poteries et de débris antiques, et faisant partie de la collection de M. Valtat, sculpteur à Troyes. Un semblable, un peu plus fort, se voit au Musée de Cluny. il Ép. romaine. Poteries, fragments de fresques, de casque doré, débris de corniche en marbre, objets en fer,tronvés surlesol d'une mosaïque, sur l'emplacement de la cathédrale de Troyes. Conservés au Musée de Troyes. Beaux fragments d'entablement gallo-romain retaillés l'envers au XIIIe siècle, et placés dans les tambours de colonnes et les parements dé la chapelle de la Vierge, à la Cathédrale de Troyes. Construction souterraine antique retrouvée par le travers du même endroit. (?) Quatre urnes sépulcrales, avec anses, remplies de cendres et de charbon, ayant 15° de haut sur 40° de circonférence, percées les unes de trois et les autres de quatre petits trous sur le bouge, pour faire sortir la fumée de l'encens qu'on y faisait brûler, trouvées en 1782, à 4 mètres de profondeur, en creusant dans l'église des Cordeliers de Troyes. (Voir Journal de Troyes, 1782, p. 204.) A la Vacherie, partie supérieure d'une belle amphore de 35 a 40e de hauteur, trouvée a 4 mètres de profondeur dans un gravier non remué et situé à une très-grande distance de la Seine. Elle fait partie de la collection de M. Valtat, sculpteur Troyes. Deux meules en grandit d'un moulin a bras, trouvées en 1856 dans un jardin faisant l'angle des ruelles aux Moines et de Chaillouet, al i" 50 de profondeur, et déposées au Musée de Troyes. (S. A., 1857, tom. 21, p. 409.) -Meule de moulin romain, en granit, trouvée près de la porte de Preize, conservée au Musée de Troyes. -Petites meules de moulin, en granit, rompues en deux ou trois morceaux, quantité de blé carbonisé, plusieurs médailles et fragments nombreux de poterie romaine, de peintures murales,


trouvés en 1859 dans les fouilles opérées pour les fondations du Musée Simart. Onze différents noms de potiers sont inscrits sur des fragments de ces vases conservés an Musée deTroyes. (S. A., 1859, tom. 23, p. 207-271.)– Une meule de moulin à bras, des poteries antiques, un bracelet en métal et une lame, trouvés en 1857 dans le couvent de Saint-Martin-ès-Aires. Conservés au Musée de Troyes. Sorte de vase en pierre tendre, ayant la forme d'un mortier, avec deux anses et une rigole, ayant 25e de largeur sur 22 de hauteur, trouvé près des mosaïques de l'Abattoir. -Un autre semblable, de 34e de largeur sur 24 de hauteur, trouvé au faubourg Sainte-Savine, près de l'ancienne mare, il côte d'une meule de moulin romain en granit. Un troisième semblable, de 31e de largeur sur 20 de hauteur, trouvé derrière le chevet de l'église Saint-Remi. Ces trois vases et la meule font partie de la collection de M. Vaîlat, de Troyes. 212 médailles en or, depuis Néron jusqu'à Marc-Aurèle, trouvées en 172G dans une vigne située aux Fallets, près de la porte Saint-Jacques le pot qui les renfermait était de terre rouge. (Éph.Troy. de Grosley, année 1758, p. 5.) Fragments de mosaïque antique trouvés dans la cour de l'évêché de Troyes, en 1850. Conservés an Musée de Troyes. Dodécaèdre ou sorte de dé en bronze, régulier et creux, (d'autres disent une masse d'armes), trouvé à Troyes, en 1842, rue de la Cité, et conservé au Musée. (S. A., 1855, tom. 19, p. 90-9t.) -Un moulage en plâtre du buste de Bacchus en marbre gris, trouvé rue dn Bois, vers 1747, et aujourd'hui perdu, est conservé au Musée de Troyes. Emplacement de la maison de sainte Matie, vierge de Troyes, au coin de la rue des Godets, du côté de la Cathédrale, lil« siècle. Reliques de la sainte a la Cathédrale de Troyes. Pélerinage célèbre qui a subsisté jusqu'en 1830. Emplacement du puits de sainteJule, vierge de Troyes, rue des Filles-Dieu, au lieu où elle fut martyrisée, IIIe siècle, couvert d'une arcade de pierre en forme de chapelle, avec image de la sainte au frontispice. Petit monument plusieurs fois renouvelé et dont le dernier état remontait à l'année 107t. Détruit en 1833. Pélerinage; les eaux de ce puits passaient pour guérir de la fièvre. Vue du puits de sainte Jule, d'après un dessin delllmn Corrard de Breban, avec Notice par M. Corrard de Breban, dans A. A., 1855, p. 121. -Inscription funéraire d'une date inconnue citée par Grosley, d'après le père des Pithon et que Gruter a reproduite; on y voit que Troyes était nommée parmi les cités gauloises avant Paris. (Voir Grosley, Éple. Troyennes, et Notice des principaux Monuments de la ville de Troyes, par Doé, p. 10 et 167.) Inscription lapidaire de C. Catulinus Deciminus, fils de Tutius, tricasse d'origine, et prêtre de Rome et des Augustes, na 47 du catalogue du Musée lapidaire de Lyon, portiqneXXX; monument, le premier dece genre, qui fut placé sous les portiques du Musée de Lyon. (Voir Grosley, Éph. Troy., 1758, S. A., tom. 7, p. 6, et le journal l'Aube du 12 avril 1859.) -TRI. Fragment d'inscription donnant le commencement du nom des Tricasses (peut-être Tricastins? ) et indiquant les places réservées aux députés de ce peuple dans les représentations scéniques de la nanmachie de Lyon, et trouvée près d'autres inscriptions de même sorte, n° 50G du catalogue du Musée lapidaire de Lyon, portique LU. Consulter sur les voies romaines qui traversaient Troyes, outre le mémoire de M. Corrard de Breban, celui de M. Jaquot, publié avec planche.dans la Revue archéologique de 1855, et Études surla Géog. anc. appliquées au dép. de l'Aube, par M. Boutiot, S. A., 1801. T. 25, p. 70-73.- Sur l'enceinte de l'Oppidum gaulois ou de la cité romaine des Tricasses, consulter Troyes etses environs, parAnfanvre, p. 9 et 143. il Moyen âge. Prieuré de St-Jacques, son emplacement ti la bifurcation des routes d'Arcis et de Bar-sur-Aube, connu dès le XIe siècle.- Couvent des Trinitaires on Mathurins, son emplacement, en dehors et près de la porte de Comporté (Preize), en 1260, puis en 1693 Ii la bifurcation des routes d'Arcis et de Bar-sur-Aube, après la fusion des Trinitaires avec le prieuré de Saint-Jacques; occupé aujourd'hui par une usine. -Hôpital de Saint-Bernard, fondé au XIe ou XIIe siècle, détruit par l'incendie de 1624, puis rebâti. Il se trouvait, suivant M. Corrard de Breban, sur l'emplacement occupé aujourd'hui par l'hôtel de France, rue de la Monnaie. Hôpital de Saint-Abraham, fondé au xue siècle, détruit au xiv» par les Anglais. L'emplacement est occupé aujourd'hui par des bâtiments modernes, rue Jaillant-Deschaineta, n° 40. Hôpital Saint-Nicolas, antérieur au xill« siècle, dont l'emplacement est à peu près


occupé aujourd'hui par les bâtiments modernes du Petit-Saint-Nicolas. Hôpital du Saint-Esprit, fondé au m» siècle dans l'emplacement occupé aujourd'hui par la caserne de l'Oratoire, l'entrée du faubourg Croncels.– Commanderie du Temple, fondée an xn« siècle, d Troyes, rue Composte, aujourd'hui rue du Temple, remplacée au xiv« par une Commanderie de Malte. On n'en connaît que l'emplacement occupé par des bâtiments modernes, me dn Temple, nos t et 3.

Église catuédbalb de Saint-PieiuibetSaint-Paul. Saint-Pierre et Saint-Paal, cathédrale deTroyes(vne intérieure); rueduBceuf-Rcnonvelé (vue du chevet et d'une partie de la Cathédrale de Troyes); Cathédrale de Troyes, vitraux de l'abside; Cathédrale de Troyes. Soubassement du transept nord quatre planches publiées avec texte dans les Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France, Champagne. Verrière de la Cathédrale, xne siècle, dessinée et décrite dans P. A., cliap. i«, vitraux, p. 3. A la chapelle des fonts, remarquable groupé en pierre représentant le baptême de saint Augustin, XVIe siècle, venant, dit-on, de l'abbaye de Saint-Loup. Grand tableau sur toile représentant l'entrée du pape Pie VII dans la cathédrale de Troyes, en 1805, par M. Paillot de Montabert. Clefs de voûte provenant de l'ancien bâtiment de la bibliothèque de l'église Saint-Pierre, l'une représentant le Couronnement de la Vierge, l'autre les âmes tirées des limbes par Jésus-Christ, conservées au Musée de Troyes. Grand nombre de pierres tnmnlaires avec inscriptions en vers latins, du xn« au xvi* siècle. (Voir V. A., p. 140-188, et Lapaume, Antiquités Troyennes, p. 14-25.) Inscription de six vers latins autour d'un reliquaire en argent renfermant une dent de saint Pierre et le crâne de saint Philippe, faisant autrefois partie du trésor de la Cathédrale. (Voir V. A., p. 102, et Lapaume, Antiquités Troyennes, p. 24-25.)-Joli petit reliquaire en vermeil renfermant une dent de saint Pierre, xme siècle, conservé au trésor de la Cathédrale. Deux inscriptions grecques, l'une au bord d'un vase de porphyre, l'autre quadruple sur un parement d'autel. (Ces deux objets aujourd'hui disparus.) Interprétées par M. Lapaume dans S. A., tom. 15, p. 65-81. Comptes de l'eeuvre de l'église de Troyes au XIVe siècle dans le Bibliophile Troyen, par Gadan, et Comptes de l'œuvre de l'église de Troyes au ave siècle dans le Bibliophile de l'Aube, par Assier. Sur la construction de l'église de Saint-Pierre, voir Troyes et ses environs, par Aufauvre, p. 147-155. Les seize émaux de la châsse de saint Loup, dont quatorze avec légendes, dessinés exactement par Ch. Fichot, de Troyes, formant un magnifique album appartenant à M. l'abbé Coffinet, deTroyes. Les deux premiers seulement ont été publiés en couleur par M. Gaussen dans le P. A., mais d'une manière moins exacte. Au trésor de la Cathédrale, fragment d'aube trouvé dans le tombeau de l'évêque Hervée.– Couverture d'un évangéliaire. Aumônière. (P. A., chap. Textrine.) Miniature d'un manuscrit en lettres d'or sur vélin connu sous le nom de Psautier du comte Henri. (P. A., Peintures diversés, p. 40, et V. A., p. 38-39.) Voir pour les aumônières dites des comtes de Champagne, xne et xill" siècles, V. A., p. 35-30. Consulter pour les vitraux, les pierres tumulaires et le trésor de l'église Saint-Pierre, les Antiquités de la ville de Troyes, Introduction, par Arnaud; V. A., p. J02-103, Notes; A. A., t834, p. 217, et Grosley, Êph. Troy. Pour l'ensemble de la construction voir Arnaud, Description historique de la Cathédrale de Troyes, avec des planches lithographiées. Cette description, accompagnée de trois planches, a été interrompue, mais on la retrouve refondue dans le Poyage archéologique du même auteur. Sur les bijoux et les ornements de la Cathédrale, enlevés du trésor pendant la grande révolution, consulter une Notice historique insérée dans l'Almanach de Troyes, de MM. Aufauvre et Gadan, 1848, p. 30-62. Consulter aussi VAlmanach de Bar-sur-Seine, ts54, p. 114. Sur les objets précieux existant encore aujourd'hui au trésor de la cathédrale, voir Recherches historiques sur l'origine des parcelles de la vraie Croix, par M. l'abbé Coffinet, 1856; et Troyes et ses environs, par Aufauvre, p. 107-109. Cellier du chapitre de la Cathédrale, nu des plus anciens bâtiments de la ville de Troyes, en face du grand portail de la Cathédrale, aujourd'hui propriété particulière. Carrelage de la finduxui* siècle, provenant de ce cellier. Conservé au Musée. (Publié dans P. A., chap. Art céramique, p. 8.) Tuile faitière ornée, pro-


venant du même cellier. Dessinée à distance, elle est mal figurée dans le C. A. Conservée an Musée de Troyes. Dans Les Arts au moyen âge, par Dusommerard, une planche représentant trois tombes, dont l'une a pour légende xiv« siècle. Pierre minutaire. Tombe de Hugo-Cancellis, prêtre. Cathédrale de Troyes. Église collégiale DE SAINT- Etienne. Magnifique tombeau de Henri l'r, comte de Champagne, et tombeau plus magnifique encore de Thibaut Itl, comte de Champagne. (PI. et Notice par Arnaud, Antiquités, p. 24-33.) Bassin de cuivre rouge gravé etémaillé, XIIe siècle, appartenant au trésor de cette église, publié dans V. A., p. f>7-58. Un chapiteau provenant de la collégiale de Saint-Etienne est conservé au Mmée de Troyes. Un autre bean chapiteau roman historié, trouve dans les déblais de la chapelle moderne du Bon Pasteur, est conservé dans la collection de M. Valtat, de Troyes. Groupe en pierre de saint Joachim et de sainte Anne, se rencontrant sons la Porte Dorée, attribué a Gentil, aujourd'hui dans l'église Saint-Pantaléon. Sceau et contre-sceau en cuivre doré du chapitre de la collégiale de Saint-Etienne, conservé dans le cabinet de M. l'abbé Coffinet et décrit par lui dans Recueil de la Société de sphragistique, octobre 1851. -Jubé en pierre, xvie siècle. (Arnaud, Antiquités, Introduction.) Une gravure représentant ce Jubé, oeuvre de Dominique et de Gentil, dans Ephémérides Troyennes de Grosley, année 1701. A l'église Saint-Etienne, nombreuses inscriptions en vers latins gravées snr des pierres tnmnlaires on accompagnant des statues des comtes et des comtesses-de Champagne. (Voir V. A., p. 27-33, et Lapaume, Antiquités Troyennes, p. 26-34.) Peintare sur bois, de 00e de hauteur sur 45c de largeur, représentant Henri-le-Libéral, comte de Champagne, œuvre de François Clouet, XVIe siècle. Au-dessus du portrait, inscription de l'époque portant HENMCVs CAMPANijB coiiES. OB. 16. maiit. 1180. jet. G3. Une seconde inscription, plus récente, ajoute fundatou uuics ecclesijb. Ce tableau, provenant de l'église Sl-Élienne, fait partie du cabinet de M. Coffinet. Sur les bijoux et les ornements de la collégiale de Saint-Etienne, enlevés 1 la révolution, consulter VAlinanach de Troyes, par M. Aufauvre, 1852, p. 47-54; VAlmanach de Bar-sur-Seine, i864, p. 1I4-U5, et un travail de M. l'abbé Coffinet, intitulé Trésor de Saint-£tienne, Paris, 1860. Église Saint-Urbain. Sur l'épaissenr de la marche de marbre noir qui forme le seuil du chœur, inscription en lettres du XIII» siècle, qui exerce la sagacité des archéologues. (Voir, sur cette inscription, Lapaame, Antiquités Troyennes, p. 5152. Belle piscine, où le pape Urbain IV etson neveu le cardinal Ancber de SaintePraxède sont représentés avec les attributs des fondateurs. Figurée et décrite dans V. A., p. t93. Piscine du choeur de l'église Saint-Urbain; portail occidental de l'église Saint-Urbain deux lithographies dans Le Moyen âge monumental et archéologique. Bas-relief crilonde bosse, encastré dans le mur à gauche de la chapelle de Hotre-Darae-des-Sept-Doulems, prés du portail occidental, représentant plusieurs scènes de la Passion et le Crucifiement, XtVe siècle. Dans la .même chapelle, qnatrc petits bas-reliefs en albâtre, appendus de chaque côté de la statue de Notre-Dame, représentant l'Adoration des Mages, le Portement de Croix, le Cruciliement et le Jugement de Salomon.-DansLes Arts an Moyen âge, par Dusommerard, une planche représentant trois tombes, dont l'une porte pour légende xive siècle. Pierre tumalaire. Tombe de Jean Manlery et de sa femme. Eglise Saint-Urbain de Troyes. Tombe du xiv» siècle (Renaus de Colombier), figurée dans Les Arts au Moyen âge, par Dusommerard. SaintUrbain Troyes (vue extérieure); église Saint-Urbain grande rue de Troyes; portique de Saint-Urbain Troyes; vue latérale du portique de l'église Saint-Urbain, xiv» siècle; portail septentrional de l'égliseSaint-Urbain; l'église Saint-Urbain (vue intérieure); verrières du chœur de Saint-Urbain sept planches publiées avec notice dans les Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France, Champagne.- Consulter sur cette église Arnaud, Antiquités de la ville de Troyes, Introduction; A. A., f834, p. 2t6; Grosley, Ephémérides Troyennes; Doé, Notice des principaux Monuments de la ville de Troyes, p. 46; et Aufauvre, Troyes et,ses environs, p. 109-112.


Église Saint-Rbmi. Autrefois close de murs avec son cimetière qui occupait la place actuelle dite de Saint Rémi. Epi de toit en terre vernissée, pouvant dater du %site siècle et provenant des bâtiments de l'église. Cet ornement céramique a été décrit et figuré dans le C. A. de Troyes, 1864. Conservé an Musée de Troyes. Plusieurs bons tableaux sur toile de Ninet de Lestaing, élève de Vouet (iflOO-1002); de Louis Herlaison, élève de Coypel (1608-1700), et de Cossard (ïvili0 siècle), dans la chapelle de Saint-Frobert, dite aussi de Girardon. Deux inscriptions, dont l'une avec cartonche sculpté en marbre blanc par Girardon, daus la même chapelle. Dans la chapelle de la Sainte-Vierge, deux médaillons de la Sainte-Vierge et de Jésus-Christ en marbre blanc avec deux petites têtes d'ange au-dessus, par Girardon. Grande croix en bronze de 6 mètres de haut, emmanchée dans un globe de même métal, ayant 84e de diamètre, terminant la tléche de l'église. Consnlter sur cette église, Arnaud, Antiquités de la ville de Troyes, Introduction Grosley, Epleémérides Troyennes, A. A., 1834, p. 217; Doé, Notice des principaux Monuments de la ville de Troyes, p. 52 et 102 et Troyes et ses environs, par Aufauvre, p. 130.

Église Saint-Jean-Baptiste. Sous l'église, caveaux spacieux servant autrefois aux sépultures. Rétable et niche en marbre, style grec; deux anges adorateurs en cuivre doré, ornant le maitre-autel ouvrages de Girardon. Bon tableau de la Cène, peint par Cossard, de Troyes, a l'autel de la Communion. Le Père éternel, tableau inédit de Pierre Mignard, église Saint-Jean, xvii» siècle, pl. et texte par Arnaud, Antiquités, p. 6. Eglise Saint-Jean-Baptiste à Troyes, publiée par les auteurs des Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France, Champagne. Eglise Saint-Jean-Baptiste, rue Moyenne, à Troyes, plus loin Saint-Urbain et la cathédrale Saint-Pierre, publiée dans le même ouvrage. Consulter sur cette église Grosley, Éph. Troy.; Arnaud, Antiquités de la ville de Troyes, Introduction A. A., t834, p. 2t5; Troyes erses environs, par Aufauvre, et les Comptes de la fabrique de l'église Saint-Jean de Troyes, suivis de pièces curieuses et inédites, par Assier, xv, %vie et xvu» siècle. On trouve dans ce dernier ouvrage une partie de l'inventaire des reliques et joyaux appartenant à l'église Saint-Jean, aa XVI" siècle.

Église DE SAINT-DENIS, aujourd'hui détruite. Trois chapiteaux de style roman provenant de cette église, mise siècle, et conservés au Musée diocésain. Des moulages de ces chapiteaux sont au Musée de Troyes.

Église ABBATIALE DE Notre-Damb-aux-Nonnains, aujourd'hui détruite. Statuette en cuivre argenté, datée de t446, ayant 60e de hauteur, faisant partie du cabinet de M. Adnot, de Chappes. Epitaphes et inscriptions sur des tombes du XIV« au Xvie siècle. (A. A., 1852, p. 79.)

ÉGLISE Saint-Jacqobb-aux-Nonnains, aujourd'hui détruite. Belle statuette en cuivre argenté, ciselé et doré, de 33= de hauteur, surmontant primitivement le bâton de la confrérie de Saint-Jacques, portant le millésime de 1654, avec cette légende gravée sous le pied La Confrairie rna faict faire, conservée dans le cabinet de M. l'abbé Coffinet.

Église de Sainte-Madeleine. Sur Sainte-Madeleine deTroycs auxv* siècle, sur les vitraux, voir Archives curieuses de la Champagne et de la Brie, par Assier, 1853, p. 51-59. Eglise de la Madeleine de Troyes; Chœur de l'église de la Madeleine Vue accidentelle dn Jubé de l'église de la Madeleine il Troyes; Transept et Jubé de l'église Sainte-Madeleine de Troyes; Escalier du Jubé de la Madeleine à Troyes; Détails intérieurs de la Madeleine ù Troyes; Porte du prieuré de la Madeleine a Troyes sept planches publiées avec texte par les. auteurs des Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France, Champagne. Dans Les Arts au Moyen dge, par Dusommerard, une planche porte pour titre XV» siècle. Jubé en pierre de l'église de la Madeleine, à Troyes. Dix petits tableaux, peintures sur bois, par Jean Nicot, de Troyes, élève de Poussin, représentant des épisodes de


la vie de sainte Madeleine, xvn» siècle. Le tableau de la chapelle Saint-Joseph est de la même main. Dans la seconde chapelle droite, beau tableau représentant saint Pierre pleurant, peinture sur bois. Consulter sur l'église de la Madeleine, Arnaud, Antiquités de la ville de Troyes, Introduction, et p. t7-20; A.. A., 1834, p. 215 Grosley, Éph. Troy., Jubé, pi. et description; Troyes et ses environs, par Aufauvre, p. t38-t4t, avec pl.; Almanach de la Champagne, (1853, p·36-46,et t864, p. 138-141, et Comptes de la fabrique de l'église Sainte-Madeleine de Troyes, suivis de l'histoire de la construction dn Jubé et de plusieurs pièces curieuses, par Assier, xr« et xvie siècle. On trouve dans ce dernier ouvrage l'inventaire des reliquaires, des joyaux, des livres et des ornements du trésor de l'église Sainte-Madeleine, au xvie siècle.

Église ABBATIALE de SAINT-Loup, aujourd'hui détruite. Panneau en fer doré et porte en fer doré du tabernacle de l'abbaye de Saint-Loup, figurés dans Les Arts au Moyen âge, par Dusommerard. Emblème de procession, fignrant un grand dragon en bronze léger, xvie siècle, au corps couvert d'écailles, à la tête monstraeuse, à la gueule énorme, aux longues ailes et à la queue recoquillée, le tout se mouvant à ressort, appelée la Chair salée, aujourd'hui détruit. Consulter V. A., p. 232; Almanach de la Champagne, t853, p. 72-76, et Archives curieuses de la Champagne et de la Brie, par Assier, 1863, p. 93-96.

Église ABBATIALE DE Saint-Martin-ès-Aires, aujourd'hui détruite. Statue fruste de la Sainte-Vierge, xvi« siècle; statue en pierre de saint Jean-Baptiste, même époque, conservées au Musée de Troyes.- Beau cloître de Saint-Martin-èsAires, fin dn xvie on commencement du xvu° siècle.

Église PBIBORALE DE Saint-Qcentin. Dessin de son portail avec Notice par L. Coutant. (A. A., 1854, p. 27.) Pélerinage pour la guérison de l'hydropisie.-Trois fragments de sculpture, provenant de l'église de Saint-Quentin, sont conservés au Musée de Troyes. Consulter snr le prieuré de Saint-Quentin Troyes et ses environs, parAnfanvre, p. 202.

Notbe-Dame-en-l'Isle, aujourd'hui le Grand-Séminaire. Vue des environs de Notre-Dame-en l'Isle, Benoit, del. et sculp.

Chapelle DE Notbb-Dame-l'Honorèb, existant au mi' siècle, située près de Saint Blaise, sur l'emplacement même de la rue dela Santé, ayant 3m 30e en carré, aujourd'hui détruite. Elle figure au plan de 1670, dans celui de 1607 et dans la reproduction de ce dernier en 1747. (Voir Recherches sur les anciennes pestes de Troyes, par M. Boutiot, 1857, p. 43.)

ÉGLISE CONVENTUELLE DES CORDELIERS, aujourd'hui détruite. Une planche intitulée Chapelle de la Passion. Bibliothèque, XIV et IV siècle. Description de tombes du ave, da xvi* et du xvii" siècle. (V. A., p. 106.) Trois chapiteaux avec la base des colonnes auxquels ils appartiennent, d'autres chapiteaux en grand nombre, quatre clefs de voûte et carreaux en terre émaillée, provenant de l'église des Cordeliers, conservés an Musée de Troyes. Autres beaux carreaux émaillés et historiés de la même provenance, faisant partie de la collection de M. Valtat, de Troyes. Groupe en pierre de saint Crépin et saint Crépinien, par Gentil, de Troyes, xvie siècle, aujourd'hui dans l'église Saint-Pantaléon. Figuré dans V. A., p. 233. Autre groupe en pierre représentant la Mater djlorosa, attribué à Gentil, aujourd'hui aussi dans l'église de Saint-Pantaléon. Rétable d'autel de la chapelle de la Passion, 11'église conventuelle des Cordeliers, planche et texte, Arnaud, Antiquités, p. 37-40. Voir, sur cette chapelle, Arnaud, Antiquités de la ville de Troyes, Introduction, et Anfanvre, Troyes et ses environs, p. 193. -On connaît deux vues du couvent des anciens Cordeliers de Troyes, détrait en dans la France pittoresque, et 2° dans un Recueil de vnes lithographiées, lt Paris, par Motte t cette dernière planche porte Maison d'arrêt à


Église conventuelle oss Jacobins, anjonrd'hni détruite. Porte da cloitre de l'église, petit portique sculpté et colorié, portion de clocheton, fragment d'épitaphe, deux fragments de pierre tumulaire sculptée an trait, carreaux en terre émaillée, chapiteaux et une pierre tombale, conservés an Musée de Troyes. Curieuse tête de statue de moine en pierre, dont la langue est mordue parun crapaud, xm* siècle, trouvée dans les déblais de l'emplacement des Jacobins, et faisant partie de la collection de bf. Valtat, de Troyes. Une lithographie dessinée par M. Arnaud, porte Vue d'une arcade du cloître des Jacobins, a Troyes. Consulter sur l'église des Jacobins VAlmanach de Troyes, 1852, p. 78-81.

Deux fragments de pierre sculptée, l'un orné d'arabesques, l'autre ayant appartenu A une niche, provenant des bâtiments de l'ancien hospice Saint-Nicolas, conservés aa Musée de Troyes. Moulin Anmont on Osmont, premières années du xii" siècle, placé sur la vieille Seine entre Troyes et Saint-Parres, disparu pendant la guerre des Anglais, ave eiècle. Moulins-Brûlés, autrefois de Chaillouet ou de maître Andriau, placés au nord de la ville, sur le canal réunissant la plus grande partie des eaux de la dérivation de la Seine; %ans doute antérieurs au :ne siècle; moulins à blé, ensuite à papier, redevenus moulins à blé dans le cours du zvnte siècle. Depuis quelques années, des filatures importantes, des moulins a tan, les remplacent. Moulin des étuves du comte, xii° siècle. Son emplacement entre la Préfecture et l'Hôtel-Dieu. Moulin de Fouchy ou de Tirevert, 1 169, au-dessous de Troyes, sur un canal réunissant les eaux de la dérivation de la Seine; ayantservi il la meunerie, au foulage des draps, la papeterie. De nouveau, moulin a blé, il fut brûlé en 1814. Il y a peu d'années, on y établit une filature de filoselle, qui va disparaitre incessamment pour faire place 11 un nouvean moulin à blé. Moulin de Jaillard, sur le canal de la Planche-Clément, il 52, moulin A blé converti, il y a peu d'années, en filature. Moulin de lVleldancon, XIVe siècle, sur le canal de Merdançon on Meldançon. Autrefois monlin foulon, puis à blé, aujourd'hui filature. Moulin de la Moline, 1220, sur la dérivation de la Seine dite de la Moline ou du Pré-Lévéque, autrefois moulin à papier, aujourd'hui moulin a blé et filature. Moulins-Neufs, 1424, construits intrà-muros, sur le canal de Croncels et près de la porte de ce nom en raison de la destruction des moulins situés extrà-muros; détruits par l'incendie de 1524, et non réédiGés. Moulin de Notre-Dame, construit avant 1188, moulin blé et papier établi sur la dérivation de la Moline, aujourd'hui moulin & blé considérable. Moulin de Pétal, autrefois de l'étau, 1189; moulin il papier en 1403; moulin ù papier et à écorce en 1071; moulin n blé de 1735 jusqu'à nos jours. Auxv" et au xvie siècle, vanne destinée au passage des bateaux naviguant sur la Haute-Seine, qui devaient un droit de péage au meunier. Moulin de la Pielle, de la Piolée, autrefois du Prieuré, i190, sur la dérivation des Charmilles, moulin à blé, puis moulin à foulon, redevenu moulin à blé. On y a établi une filature depuis quelques années. Moulin de la Rave, antrefois moulin aux toiles, monlin Hardel on Hardouin, avant le xiv« siècle, établi sur la dérivation de la Moline; moulin draps, aux toiles, puis moulin a blé. -Moulin Le Roi, xiiis siècle, sur la dérivation intermédiaire ouverte entre le canal de Pétal et celui de la Muline, moulin blé, puis il papier. Aujourd'hui papeterie d'une grande importance. Moulins de Saint-Quentin, avant 1157, extra muros, sur un cours d'eau dérivé de la réunion des canaux de la ville, moulins a blé et il papier au XV siècle, depuis le xvm» consacrés si ta mouture du blé. -Moulins de Sancey, dans la seigneurie du commandeur du Temple, de 1152 à 1180. Détruits pendant la guerre des Anglais, premières années.du XVe siècle, reconstruits, en 1477, avec vannage pour les besoins de la navigation, disparus définitivement il la fin du xvii" siècle. (Ces moulins sont nommés,,avec ceux de Troyes, étant placés sur la dérivation de la Seine qui conduit l'eau dans la ville.)-Moulin de la Tannerie, établi, en 1189, sur une dérivation dn canal de Pétai on de Croncels, détruit vers la fin du xrf siècle, reconstruit dans le cours du XV sous le nom de moulin de La Rotbière, plus tard connu sous le nom de moulin à poudre il canon, de Bourdel, enfin de 4 Paresse; d'abord moulin aux toiles, c'est-à-dire a blanchir, moulin Il poudre il canon, il devint moulin à foulon, puis moulin blé, destination qu'il a conservée.


Monlin de la Tour, établi. avant 1157, sur l'ancien ru Cordé, aujourd'hui sur. une dérivation ducanal de la Hante-Seine, dans l'intérieur de la ville, moulin à blé, puis a foulon, aujourd'hui moulin blé. Porte du château des comtes de Champagne a Troyes, publiée avec notice par les auteurs des Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France, Champagne. -Porte du château des comtes de Champagne, figurée dans les Ephémérides de Grosley, année 1766, sous le nom de Porte de Prison de Troyes. -Plan et élévation du palais des comtes de Champagne, 2 planches avec texte. V. Arnaud, Antiquités, p. 2-4; Chàtean de la Vicomté, dont l'emplacement occupait tont le terrain compris entre l'église SaintNicolas et l'ancienne porte Belfroi, aujourd'hui détruit. Dans la ruelle de la Vicomté, fragment de mur, dernier vestige du cluiteau, C'était l'ancien beffroi de la ville renfermant, au ave siècle, une cloche pesant 19,000 livres. On voit ce beffroi sur la verrière de l'Arquebuse représentant l'entrée de Henri IV ir Troyes, conservée 5 la Bibliothèque publique de la ville. Pour les sceaux des comtes de Champagne, consulter P. A., chap. Sigillographie; et Arnaud, Antiquités de la ville de Troyes, Introduction. Tombe en pierre dure bien conservée, semblable celle de Sainte-Maure, existant dans l'église de la paroisse qui en porte le nom, divisée en deux parties superposées; l'inférieure, de forme carrée, a 2'° 17 hors oeuvre sur 00e de large et (S0° de haut; la supérieure, formant couvercle, est de forme semi-circulaire, dépassant le coffre de 4e dans le sens de la longueur seulement. Trouvée, en 1855, a lm 50 de profondeur* dans la partie nord du cimetière de Clamart, près de la clapelle Sainte-Iule, et déposée au Musée de Troyes. (S. A., 1867, tom. 21, p. 407 409.) Cette tombe est aussi semblable à celles dont parle Grosiéy, et qu'il dit se trouver souvent près de la chapelle Sainte-Jule. Etalon de mesure de capacité en cuivre, ayant la forme d'une cruche grossière, contenant 1 litre 23 cent., et représentant l'ancienne mesure dite litron de Paris, conservé au Musée de Troyes. (S. A., 1849, tom. 15, p. 23-30.) Un calice et une patène en étain, conservés au Musée de Troyes, extraits d'une tombe portant en lettres gothiques le nom de Nicolaus dictas de Rmniliaco. Trouvés en creusant le canal, vers l'année 1840. (S. A., is4i, tom. 10, p. 208.) Anneau épiscopal du xiip siècle, trouvé à Troyes dans le tombeau d'un évêque saphir brut, fixé par quatre crochets ciselés en feuilles de chêne, faisant partie de la collection de M. l'abbé Coffinet. Quatorze deniers en argent et en billon des villes de Provins, Troyes, Meaux, Bar-le-Duc, etc., trouvés, en i849, dans la démolition d'une maison située près de la Cathédrale de Troyes. (S. A., 1849, tom. t6, p. 34-30.) Carreau circulaire émaillé, xm» siècle, trouvé, en 185G, dans les déblais du rempart entre la porte de la Tannerie et la porte de Croncels, déposé au Musée de Troyes. (S. A., 1857, tom. 21, p. 422.) Carrelage Ileurdelysé, xiii» siècle, provenant du couvent des Cordelière de Troyes, publié dans P. A., chap. Art céramique, p. 8 et suiv. Epi en terre vernissée au plomb, vert et jaune, de 75e de hauteur, d'un seul morceau, terminé par une forte tige en fer destinée à une girouette, d'une belle composition, commencement du auto siècle, le plus curieux spécimen du genre, dit M. Viollet-Lednc. Dessiné et décrit dans C. A., p. 368, et dans le 5e volume du Dictionnaire raisonné d'architecture de M. Viollet-Ledue, p. 273-274, conservé dans la collection de lit. Yaltat, sculpteur à Troyes. Le Pont-aux-Cailles, Troyes, sur les c0tés extérieurs très-élargi en plein-cintre, a l'intérieur repose sur une arche en ogive, XIIIe ou XIVe siècle. Vases. de terre cuite trouvés dans les fondations des nouvelles prisons, à Troyes, sur l'emplacement de l'église du couvent des Cordetiers, xiv° ou ive siècle. Ils sont de fabrique grossière, couleur variant du jaune au rouge; ils étaient placés tantôt a la tête, tantôt aux pieds, tantôt a la hauteur moyenne des squelettes humains. (Note de M. Corrard de Breban, S. A., 1832, tom. 01 p. 208,210.)- Sceau en bronze, de forme ronde et taillé a côtes extérieurement, xive ou ave siècle, découvert en 1867 dans les démolitions d'une maison sise Troyes, rue da. Bois. En lire la description donnée par M. l'abbé Coffinet dans S. A., 1868, tom. 22, p. 35-38.. La Belle-Croix, ave siècle, monument de bronze doré, haut de 12 mètres, brisé et fondu en' 1703. Un fragment des ornements de cette croix est conservé dans la collection de M. l'abbé Coffinet.


(Consulter planche et notice dans Antiquités de la ville de Troyes, par Arnaud, p. 31-30, et V. A., p. 73-75.) Heurtoir en fer ciselé, fin dn stve siècle, représentant nn dragon, provenant d'une maison située rue du Cheval-Rouge, Troyes, aujourd'hui la porte de M. l'abbé Coflinet.– Deux petits boulets en pierre oolitiqne, XV* siècle, trouvés, en 1854, dans le terre-plein du rempart, entre la porte SaintJacques et le Pont-des-Fileurs. Conservés au Musée de Troyes. (S. A., 1855, tom; il?, p. 108-109.) Autre petit boulet en pierre colitique, trouvé dans les démolitions de la Tour-Boilean. Conservé au Musée de Troyes.- Consulter sur l'artillerie de Troyes A. A., 185t, p. 3, et un travail de M. Boutiot, intitulé Dépenses faites par la ville de Troyes A l'occasion du siège mis devant Montereau, par Charles VII, en 1437. (A. A., 1850, p. 23-33.) Les grandes Boucheries, dessin de Fichot, description par Anfauvre. (A. P., p. 33 et suiv.) Puits public à Troyes, dessin d'A dolphe Berty, gravé par Bury et. Sul pis. C'est le puits du Marché-aux-Oignons, maintenant au Musée, ive siècle. Le puits a été ouvert vers 1400. Six puits dont les margelles ou les ferrements présentent quelque intérêt, et datant la plupart du XV» et du xvie siècle. Notice et dessins par M. Fléchey. (S. A., t864, tom. 18, p. 413418.) Cinq pièces d'or du xve et du xvie siècle, trouvées, en i847, dans une maison en démolition, rue du Mortier-d'Or. (S. A., 184D, tom. 15, p. 30-37.) La Chaine de Croncels, spécimen des 'nombreuses chaînes qui, au moyen âge, défendaient les rues de la ville, et qui, an moment du danger, enfermaient chaque quartier dans un réseau de fer. Conservée an Musée de Troyes.-Rétable en pierre du ave siècle, etltonré d'une légende en lettres gothiques, trouvé dans une maison de la cour des Trois-Ménétriers, rue du Faucheur. Conservé an Musée de Troyes. Consulter sur quelques fragments de sculpture du moyen âge, conservés an Musée de Troyes, une intéressante Notice de M. Arnaud. (S. A., 1835, p. 11-19.) Vitraux des églises de Troyes. Consulter ce sujet Les Peintres- terriers de Troyes, 1375-1090, par M. l'abbé Coffinet. Sur les prieurés de l'ancien évêché de Troyes, relevant de l'abbaye de Moléme, consulter un travail de M. L. Coûtant. (A. A., 1854, p. SI.)

Époque moderne. Église Saint-Nizier. Toiture de l'édifice en tuiles émaillées, avec nuances ronges, brunes, vertes, placées en lozanges, spécimen le plus complet u Troyes en ce genre. A l'intérieur de l'église, plusieurs tableaux dont quelques-uns portent l'écusson de Ninet de Lestaing; une vue du mont Sinaï, attribuée à l'un des Carraches. Saint-Nizier Troyes, publié par les auteurs des Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France, Champagne.- Con-. sulter sur la sculpture, sur les tableaux et objets d'art qui ornent ou ornaient cette église, et sur sa construction, Grosley, Éph. Troy.; A. A., 1834, p. 220; Doé, Notice des principaux Monuments de la ville de Troyes, p. 63 et 108; et Troyes et ses environs, parAufauvrê.'p. ÎTWSO.'1

Église du SAiNT-MAimri-r,s-ViGNES. Gravure représentant le portail, xvn» siècle. [Éphémérides Troyennes de Grosley, année i762.)--ConsuUer sur cette église, Arnaud, Antiquités de la ville de Troyes, Introduction; Doé, Notice des principaux Monuments de la ville de Troyes, p. 121 et Troyes et ses environs, par Aufauyre,p. 242-214.

Église Saint-Nicolas. Au-dessus du sépulcre, dôme colonnes abritant un Christ ressuscité, statué aux proportions colossàlës,"chef-d'œuvre de Gentil dallage complet en carreaux émaillés de dessins variés'et de la ptusparfaiteconservation, longueur 4m 40, largeur 2n" 00. Plusieurs carreaux avec le monogramme dd Christ, portant le millésime de 1562 d'autres, des blàsons; d'antres, cette devise, quatre fois répétée sur le méme Vive le Roi; d'autres C'est mon plaisir, aussi quatre fois répétée sur le même carreau. Consulter, sur les carreaux émaillés de Saint-Nicolas; une Notice de M.! Camille Dormois, avec dessins, dans, le Bulletin 'de la Société des Sciences historiques et naturelles de l'Yonne, 3e et 4e trimestres 1800. Bas-reliefs en pierre; plusienrs statues en pierre, provenant des- anciennes églises détruites à la révolution. Jolie cuve baptismale de la Renaissance;Belle chaire a prêcher, composée de cinq panneaux en bois, représentant les prin-


cipaux traits de la vie du patron, xvu" siècle. Saint-Nicolas à Troyes; Rétable de l'église Saint-Nicolas ù Troyes, IV siècle; Eglise Saint-Nicolas Troyes. Escalier du Calvaire trois planches publiées avec texte par les auteurs des Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France, Champagne. Curieuse grille en fer du XVIe siècle, figurée dans Eph. Troy. de Grosley, année 1763.) Portail de l'église, gravure. (Éph. Troy. de Grosley, année 1765.) Consulter sur les tableaux, les sculptures et les objets d'art qui y existent Grosley, Éph. Troy.; A. A., 1834, p. 2i î Doé, Notice des principaux monuments de la ville de Troyes, p. 51 et 103; et Troyeset ses environs, par Aufauvre, p. 80-82.

Église Saint-Pantaléon. Six grands tableaux sur toile par Carrey, de Troyes, élève de Lebrun (1049-1728), et deux de Louis Herlnison, de Troyes (1068-1700). Joli petit bas-relief en albâtre dans la chapelle dn Saint-Sépulcre, disparu depuis quelques années et remplacé aujourd'hui par une copie en plâtre, représentant le Père Eternel avec la tiare et la chape, soutenant sur ses genoux le corps du Christ, et portant sur l'épaule gauche le Saint-Esprit sous l'emblème d'une colombe idée originale de la Sainte-Trinité. xvie siècle. Plusieurs groupes en pierre, grandeur naturelle et au-dessus, parmi lesquels Pilate montrant le Christ aux Juifs, la Vierge soutenue par la Madeleine et par saint Jean, etc. Quatre bas-reliefs en bronze, ornant la chaire de l'église, par Simart, auteur des bas-reliefs du tombeau de l'Empereur. Stalles sculptées provenant dn couvent de l'Oratoire, commencement du xvn* siècle. Quelques-unes de ces stalles sont aujourd'hui à l'église de Vannes. Inscription latine, placée an chevet, sur la rue du Dauphin, apprenant que le vaisseau a été reconstruit en 1627. Beaux caveaux sous l'église où l'on voit des autels sur lesquels on a pu célébrer la messe. Intérieur de Saint-Pantaléon il Troyes; Eglise Saint-Pantaléon il Troyes (autre point de vue intérieur) Sculptures de l'église Saint-Pantaléon ù Troyes Rétable de Saint-Pantaléon a Troyes; Détails intérieurs de l'église Saint-Pantaléon cinq planches publiées avec notice par les auteurs des Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France, Champagne. Consulter sur cette église Grosley, Éph. Troy.; Arnaud, Antiquités de la ville de Troyes, Introduction; A. A., 1834, p. 213; Doé, Notice des principaux monuments de la ville de Troyes, p. 52 et 100; et Troyes ,et ses environs, par Aufauvre, p. 84-87, avec pt

Église Saint-Fhobeut, xvi« siècle, aujourd'hui convertie en atelier. Portail de Saint-Frobert (Éphém. Troy. de Grosley, 1768). Statue en pierre représentant saint Frobert, xvie siècle, aujourd'hui dans la chapelle de ce nom à l'église SaintRemi.

Couvent des Antonins, fondé, an xiu° siècle, dans le clos de la Madeleine, fiaé, vers 1341, rue de Saint-Abraham, enfin établi, au xvie siècle, près de l'église SaintMartin. Les bâtiments sont occupés aujourd'hui par le Petit-Séminaire. Le corps de logis principal remonte an commencement du xvii* siècle. Fenêtres et portes à bossages rappelant l'architecture du temps de Louis XIII. Voir Troyes et ses environs, par Aufauvre, p. 244. Moulin de la Trinité-Saint-Jacques, établi, en 1541, sur le ruisseau de la fontaine de la Vacherie; détruit a la fin du xviic siècle, barrage rétabli au X1X°. La chute a été utilisée pour divers établissements industriels. Moulin poudre à canon, sur le canal de la Planche-Clément, ayant existé pendant une partie de la dernière moitié du avte siècle. Chapelle de Sainte-Iule, vierge de Troyes, bâtie en 1590, détruite vers 1830, située non loin du puits de SteJnle l'emplacement est occupé aujourd'hui par des propriétés particulières. Les reliques de la sainte en ont été transférées dans l'église Saint-Martin-ès-Vignes. Couvent des Capucins, fondé en 1600, an faubourg Croncels, en face la Croix-duPetit-Pavé. L'emplacement occupé aujourd'hui par des constructions modernes. Il.ne reste plus des anciennes que quelques pans de murs et les caves. L'Arquebwe de Troyes. Anciens bâtiments conservés en partie dans l'ile du couvent de Notre-Dame, datant de 1628, occupés aujourd'hui par la maison de santé de M. le docteur Desguerrois.– Bas- relief bien conservé, en pierre sculptée, avec armoiries, dans la maison de santé. Dessin de ce bas-relief, par Gaussen, au cabinet de M. Le


Brnn-Dalbanne, et autre dessin à la plume, au cabinet de M. Finot. Vitraux du commencement du xvil» siècle, peints par Linard-Gonthier, de Troyes, provenant de l'hôtel de l'Arquebuse de cette ville, aujourd'hui Il la Bibliothèque publique, dessinés et décrits dans P. A., chap. Vitraux, p. 8-10, pnbliés cause de leur mérite. Portrait de Louis XIII, peinture sur verre, tirée de l'Arquebuse, aujourd'hui Il la Bibliothèque publique de la ville, gravé de même grandeur que l'original, XVIIe siècle, planche et texte par Arnaud, Antiquités, p. 7-8. Consulter sur l'ancienne Arquebuse de Troyes, une Notice de M. Finot; A. A., 1858, p. 07-103, et Anfauvre, Troyes et ses environs, p. 187. La Chartreuse de Troye», fondée en 1316, transportée, en Ifi2(!, à l'extrémité du faubourg Croncels. Les bâtiments sont détraits, on ne voit plus aujourd'hui qu'une partie des murs d'enceinte et le petit étang du milieu. Chapelle de Notre-Dame-de-l'Echerelle, vulgairement la Vierge de l'Echelle, placée d'abord a l'extrémité du faubourg Croncels, dans la petite rue de la Vierge descendant aux Trévois, puis transportée, au ivuc siècle, sur le faubourg, eu face du couvent des Chartreux. Sa longueur était de 8"' 10 sur ̃)"' 80 de largeur. Aujourd'hui détruite. L'emplacement est implanté d'une vigne et fermé d'une haie de vieux sureaux. Plusieurs statues ont décoré cette chapelle; une tète de Mater dolorosa fait partie d'un corps de cheminée; une autre tête, celle d'un Ecce homo, est conservée dans le cabinet de M. Julien Gruau. (Note fournie par M. Finot.) Figurée sur le plan de 1097 et sur celui de 1747.- Couvent de la Congrégation, fondé à Troyes au commencementdn XVIIe siècle, dans la maison du collège de la Licorne, aujourd'hui la gendarmerie. Grand et beau chapiteau feuille, de nénuphar, trouvé en terre lors de l'édification de l'hôtel de la Gendarmerie, et conservé au Musée de Troyes. Dessin des armoiries des communautés religieuses de Troyes et des environs (21 blasons), avec Notice par M. Lucien Coûtant. (A. A., 1857, p. 43.) Hôtel-Dien-le-Comte. Dessin avec conlenrs de la belle grille eu fer de l'Hôtel-Dieu, par SI. Rampant, architecte a Troyes. Consulter sur l'histoire de cette grille le savant Mémoire de M. Le Brun-Dalbannc, S. A., 1800, tom. 21, p. 667-508. Ce monument, remarquable comme ouvrage de serrurerie, mérite d'être signalé, quoique ne datant que du XVIIIe siècle. Plusieurs vases funéraires dont deux sont au Musée de Troyes. La date de t676 est grossièrement gravée sur l'un d'eux, trouvés en 1833 dans l'emplacement du cimetière de l'église Notre-Dame et Saint-Jacques-aua-Nonnains,en creusant les fondations de la Halle au blé actuelle. (S. A., 1840, tom. 10, p. 212-213.)- Fortifications. Voir, sar la Tour-Baleau ou Boilean, la Notice de M. Finot. (Almanaeh de la Champagne, 1801, p. 100-1 U.) Plan manuscrit sur parchemin de l'enceinte fortifiée de ta ville de Troyes au xve siècle, retouché au xvie. Ce plan, déposé aux archives de la ville, a servi de bases à celui qui a été publié par M. Corrard de Breban dans son Mémoire sur les diverses enceintes et sur les fortifications de la ville de Troyes. Plan des fortifications de la ville de Troyes en 1540, avec texte explicatif. (Arnaud, Antiquités, p. 9-11.) Plan des fortifications de la ville de Troyes sur parchemin et manuscrit, d'un format plus petit que le premier, et portant ces mots Pour faire voir arc Roy estant à Sedan; et daté de 1591. Plan de la ville deTroyes, capitalle de la Champagne, dressé, en 1679, par Jouin de Rochefort, trésorier de France. Bibliot. imp. et cabinet de ils. Léautez, de Troyes. Une copie de ce plan se trouve chez M. Bontiot, de Troyes. Tableau peint en 1021, représentant la ville de Troyes du côté du midi, avec sa vieille porte de Croncels, ses bastions, ses mâchicoulis, ses pontslevis et ses canons placés sur la Tour-Boileau, conservé au Musée de Troyes. Troyes et ses monuments, lithog. d'après le tableau peint vers 1821. (V. A. d'Arnaud, p. 7-8.) Une vue de l'ancienne porte de Croncels d'après une aquarelle de 17l> spïiart<mant à M. J. Ray, et une notice de M. Finot. (A. A., 18G1, p. 77.)Une vue de la porte Saint-Jacques, avec notice. (Voir Arnaud, Antiquités, p. 1 et il.) Porte de Saint.-Jacques. Il Troyes, publiée avec texte par les auteurs des Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France, Champagne. Porte de Preize. Porto d'Auxerre. Deux dessins avec notice dans V Almanaeh de Troyes, par Aûiauvre, 1853, p. 98-102. Murs d'enceinte de Troyes, vanne de Bruley, publiés avec notice par les autears des Voyages pittoresques et romantiques dans il


l'ancienne France, Champagne. Quatre vues de l'ancien Troyes, Porte SaintJacques, Porte de Paris, vanne du pont de la Paix, vanne du pont de Brûley, gravées sur cuivre par Petit-Baltet, avec notice par M. Finot, de Troyes, in-4°. Sur la porte de Comporté, anciennement porte de César, en dernier lieu porte de Preize; sur la porte de la Madeleine; sur la porte de Belfroy, depuis porte de Paris; sur la Tour-Baleau ou Boileau; sur le château de la Vicomté, xive siècle, consulter Arnaud, dntiquités, p. 13-to. Sur les portes, enceintes, boulevards et faux-fossés, consulter Aufauvre, Troyes et ses environs, p. 216-220. Inscription latine sur pierre encastrée dans le rempart entre les portes de Preize et de la Madeleine, portant la date de 158S conservée au Musée de Troyes. Vue du petit pont de la Pais, Troyes. Dessin de M. Arnaud, litli. d'Engelman. Vue de l'ancien Pont-de-la-Salle, il Troyes, avec notice par M. Corrard de Breban. (A. A., 1860, p. 94.) Puits du XVIe siècle donné au Musée de Troyes par NI, Ruinet. (Consulter la note et la planche de M. Fléchey, S. A., tom. 19, 1855, p. 107-100.) Cheminée en pierre sculptée, provenant des bâtiments du couvent de l'Oratoire de Troyes, XV siècle. Conservée au Mnsée de Troyes. Magnifique cheminée d'une maison rue Saint-Jacques, fin du XVIe siècle. (V. A., p. 238.)- Dessus de cheminée d'une maison de la rue des Chaudronniers, sculpture en pierre représentant un guerrier a cheval, avec l'inscription Dubia fortuna. %vie siècle. Conservé au Musée de Troyes. Une planche portant pour légende xvi° siècle. Cheminées en pierre existant encore dans la ville de Troyes; ne i, rue Saint-Jacgrres, nu 2, rrre de Croncels, dans Les drts an Dfoyen âge, par Dusommerard. Intérieur de cour d'une maison près le pont de La Salle, XVIe siècle. Lithographie destinée au Voyage archéologique. Une vue des maisons de la Grande-Tannerie, démolies en 1853, d'après un dessin original du cabinet de M. Camusat de Vaugonrdon. (A. A., 1855, 1'.63.)- Maison du xvi° siècle avec tourelle, planche intitulée la rue du Domino, publiée avec notice par les auteurs des Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France, Champagne. La même sur une plus grande échelle, intitulée rue Champeaux, à Troyes, publiée dans le même ouvrage. Une vue des maisons de la rue de la Cité, démolies eu 1840. (A. A., 1855, p, 70.)– La rue du Moïtierd'Or (hotcl de Marisy), pnbliée par les auteurs des Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France, Champagne.-Grillage d'une fenêtre de maison, rue du Marteau-d'Or (Movtier-d'Or), t Troyes. Dessin d'Adolphe Bcrty, gravé par Ribault. Monument la gloire du roy, dans l'Hostel de Ville de Troyes, gravure in-4° représentant le médaillon de Louis XIV, par Girardon, Enseigne de péleri nage, en plomb, xvi° siècle, trouvé, en 1850, dans le bief des Moulins-Bridés, conservée au Musée de Troyes. Consulter sur les enseignes civiles et religieuses, et en particulier sur celle-ci, le savant travail de M. l'abbé Coflinet dans S. A., 1859, tom. 23, p. 160-103, avec planche. Deux plats en faïence, xvie siècle, de 32 cent. de diamètre, sur 5 cent. de hauteur, trouvés, en 1850, lors du déblai des anciens remparts entre les portes de Croncels et de la Tannerie, déposés au Musée. (S. A., 1857, tom. 2t, p. 421-4-22.) Médaillon en bronze d'Urbain IV, né Troyes, XVI» siècle, aujourd'hui perdu, mais dessiné et lithographie par Vigneron, et reproduit dans V. A., p. 233. -Diverses sculptures sur bois qui ornaient la façade de la maison située au coin de la rue du Cloitre-Saint-Etienr.e. Conservées au Musée de Troyes.- Poire 1 pondre en ivoire, XVIe siècle, au Musée de Troyes. (Publiée dans leP. A., chapitre Sculpture sur bois et sur ivoire, p. 12.) Portrait peint sur verre et tombe de Jacques Juliot, sculpteur, XVI" siècle. Planche et texte par Arnaud, Antiquités, p. 6. Une auge en pierre, servant de lavabo, provenant de l'abbaye de Saint-Loup. Elle porte les armes de Forjot de Plancy, abbé de Saint-Loup, XVI" siècle. Conservée an Musée de Troyes. Bas-relief en marbre blanc, sculpté par Girardon, représentant une scène d'inhumation, et provenant du mansolée de Mme de Lamoignon, a Saint-Leu. Conservé au Musée de Troyes. Petite pièce d'artillerie en bronze, aux armes de la ville de Troyes, parfaitement conservée, portant de longueur 26 centimètres, l'orifice 5, il la culasse il, trouvée, en l864, dans le rempart, près de la porte de Preize. Con.servée an Musée de Troyes. (S. A., 1855, tom. 19, p. 109.) Aux Archives Départementales, chartes et collections,


concernant la société féodale, les monuments, etc. Le plusancien registre de papier de chiffon qui existe en France, datant de 1309. Il vient de l'abbaye de Montiéramcy. Fragment d'une charte ornée de peinture. (P. A., Peintures diverses, p. 7.) Miniature d'un livre de chœur, du XVI" siècle. (P. A., peintnresdiverses, p. 2.) Bibliothèque publique de la ville de Troyes 100,000 imprimés et 3,000 manuscrits. Le Catalogue manuscrit est en 7 vol. in-fol. avec suppl. Nombreux ouvrages imprimés au XV et au xvi" siècle, incunables et éditions princeps Heures a lusaige de Troyes, imprimé Il Troyes en 151 sur peau de vélin, orné de 28 miniatures et de C03 lettres peintes et dorées, le plus curieux spécimen de l'art typographique di Troyei. La bibliothèque de Troyes se distingue par le mérite de ses éditions et la beauté de ses reliures, fonds de Clairvaux fonds du président Boahicr. Plus de 2,000 manuscrits du moyen âge et de l'époque moderne, depuis le vi« siècle jusqu'au xvi" inclus Pastoral de Saint-Grégoire, en lettres onciales, du vie siécle; Bible de Saint-Bernard, beau Si Ie siécle; Psautier du prince Henri, troisième fils du roi Louis-le-Gros, le plus magnifique spécimen de la calligraphie au XIIe siècle; Missel de Troyes, beauxiv siècle, avec miniaturesetencadrements, or et couleurs. Catalogue imprimé formant le premier volume du Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques des déparlements. Collection de portraits gravés, lithographiés et dessinés, de personnages intéressant l'histoire de la Champagne. Collection de livres concernant l'histoire du département et de l'ancienne province de Champagne. (Consulter sur la bibliothèque de Troyes la Notice de M. Harmand, S. A., loin. Il, 1843, p. 185, et A. A., 1845, p. 50.)– Miniatures des x», XIe, XIIe siècles, extraites des manuscrits de la Bibliothèque publique de Troyes. Publiées dans le P. A., chap. Peintures diverses, p. 64-60. Musée de la ville de Troyes Peinture (tableaux, émaux et vitraux), Sculpture ancienne et moderne, Archéologie, Médailles, collection de clefs antiques du moyen âge et variées de formes, Conservatoire industriel, Collection ethnographique, Zoologie, Botanique et Minéralogie. L'oeuvre de Simart presque complète en marbre on en plûtre. Catalogue imprimé. Consulter sur t'oeuvre de Simart l'ouvrage de M. Eyriès, S. A., 1800, p. t, avec planche représentant le bas-relief de Pandore. Archives hospitalières transportées aux Archives Départementales. Archives municipales de Troyes, composées de plus de 100,000 pièces et de 1,700 registres, le tout renfermé dans l'ancien trésor voûté et construit ad hoc dans l'Hôtel-de-Ville. Ces archives renferment: tu des documents originaux concernant l'affranchissement des habitants et t'organisation, au XIII0 siècle, de l'administration de la cité; 20 des pièces importantes relatives la guerre des Anglais, a la lutte de Louis XI contre Charlesle- Téméraire, des lettres de ce roi et une lettre signée par Olivier-le-Daim; 3° des documents nombreux sur les troubles civils et religieux du ivre siècle; 4° une correspondance volumineuse des différents membres de la famille de Guise, de 1527 il 1594 6° un registre des délibérations du Conseil de ville du 22 septembre 1429 au mois de septembre 1434, époque qui suivit sa soumission à Charles VU; 60 les registres des délibérations de l'écbevinage, presque sans lacune, depuis l'année 1490 jusqu'en 1700; 7° des comptes des deniers de sa voirie, des deniers communs, des rôles de tailles, de levées, de deniers et d'impôts, de l'administration de la Maladrerie-des-Deux-Eaux, depuis les premières années du XV° siècle, de l'anmône générale, de la Ligue, etc., pendant le ivre siècle. Ces archives, pour unepartie, ont été classées, vers 1768, par M. Delion, qui a dressé deux volumes in-fl» d'un inventaire détaillé, et, de 1853 n janvier t858, parM. Boutiot, qui a dressé quatre volumes aussi in-f» d'un inventaire sommaire de la partie la plus considérable. (Ce dernier travail accueilli favorablement par M. le Ministre de l'intérieur.) Les archives municipales renfermaient un Mystère de la Passion dont l'auteur serait Pierre Desrey. Ce mystère, divisé en trois journées et contenu en trois volumes, est aujourd'hui déposé la Bibliothèque publique. (Voir Recherches sur le Théritre ci Troyes au xve siècle, par M. Bontiot, 1854, Troyes Notice sur la navigation de la Seine et de la Barse, 1856, par le mcme; Rapport M. le Ministrede l'intérieur sur les archives municipales de Troyes, 1868, par le même; Recherches sur les anciennes Pestes de Troyes, 1858, par le méme; Les Lettres Missives (4t) de


Henri IF, conservées dans les archives municipales de Troyes, 1867, publiées par le même, avec une introduction; Guerre des Anglais un Chapitre de l'histoire de Troyes, 1429-1435, par le même, 1861.) Collection de livres de MM. Carteron, Harmaud, Corrard de Breban, Camusat de Vangonrdon, Sales Ray, Socard, Finot, LeBrun-Dalbanne et l'abbé Coffinet, se rapportant exclusivement a. l'histoire locale. Celle de M. l'abbé Coffinet se distingue surtout par des chartes originales de l'évêque Hervée, fondateur de la cathédrale de Troyes, du pape Urbain IV, du roi Charles V et de .plnsieurs évêques de Troyes du XIIIe au xvie siècle, toutes munies de leurs sceaux, et intéressant l'histoire locale; par des manuscrits sur vélin du live, xv= et xvie siècles, tels que livres d'heures, avec vignettes et encadrements or et couleur, l'usage de Troyes, secundrun usum trecensem, 1388; délibérations dn chapitre de l'église de Troyes, de 1444 il 15GU Pouillé du diocèse de Troyes, XVIe siècle; par des missels, rituels, statuts diocésains et livres de prières, beaux spécimens de l'imprimerie a Troyes au commencement dû xvie siècle par des blasons coloriés des évêques de Troyes, depuis 914 jusqu' nosjours, d'après des vitraux, des manuscrits et des actes épiscopaux, formant album; par des planches gravées sur cuivre des ouvrages de Nicolas Angenoust, de Troyes, 16211. Dictionnaire biographique et bibliographique manuscrit du département de l'Aube, par MM. Emile Socard et Jules Ray.-Cabinet de M. Final. Lame d'épée portant gravée la date de 1414 sur les deux plats. Deux hallebardes dont l'une, en forme de trident, ayant la dent du milieu trois fois plus longue, appartenant au moyen âge, et l'autre, datant du règne de Henri II, appartient il l'époque moderne. Collection de M. Chalmel. Faïences italiennes et françaises; grès de Flandre.Collection de M. Valtat, de Troyes, contenant une quantité d'objets appartenant à l'époque celtique, romaine, au moyen âge et il l'époque moderne, dans .le genre civil et religieux, tels que poteries, statuettes en cuivre, statues en bois et en pierre, crucifix, émaux byzantins, épis, chapiteaux, pièces céramique5 et autres morceaux d'archéologie. Cabinet important, où l'on remarque surtout une crosse du XII' siècle, en bronze doré, ciselé et émaillé, portant dans son ornementation les cotices contre|iotencées un Christ byzantin en cuivre doré, ciselé et émaillé, de 24<= de hauteur, la croix comprise; et nn bassin de cuivre rouge, de 23e de diamètre, gravé et émaillé, fond d'azur, an bord orné d'une dentelure dorée et émaillée de bleu, au fond rempli de dessins représentant des combats d'hommes et d'animaux, un des plus curieux spécimens du genre.

ERRATA.

Le hameau détruit A'Anbeterre doit-être Faux-Villacerf au lieu d'être à Villadin. Le pont Doudclin appartient au territoire de Fontaine et de Bayel an lieu de faire partie de celui de Bar-sur-Aube.


ÉPILOGUE.

Ici se termine la tàche que uous avons entreprise. Ce ne sont pas res documents qui nous manquent pour la continuer; de tous les côtes ils nous arrivent en foule sous forme de communications bénévoles que nous n'avons pas provoquées, et dès aujourd'hui nous serions en mesure de commencer un second Supplément, si la fatigue et la satiété ne nous engageaient à nous arrêter dans ce travail aride.

Parmi les documents qui nous ont été envoyés à la dernière heure, quelques-uns seulement ont pu être utilisés; les autres, arrivés trop tard, resteront entre nos mains, comme un précieux témoignage de sympathie et un gage non équivoque de l'intérêt p orté à notre travail. De plus, ils nous prouvent que nous avions raison de faire notre Supplément et qu'une continuation est encore possible.

En effet, un vaste champ reste encore à parcourir; une ample moisson attend encore des ouvriers. Parmi les questions que nous avons peu étudiées, il faut ranger celles qui concernent l'emplacement des pays détruits ou déplacés, les chapelles isolées, les fontaines consacrées par d'anciennes superstitions ou par de pieux pélerinages, les croix en pierre sculptée, les tombes sculptées ou ornementées, les anciens tissus, les mobiliers des églises, les moulins nombreux dans notre département, et dont nous n'avons cité, pour ainsi dire, que ceux de Troyes au nombre de dix-neuf, tant supprimés qu'existants, etc., etc. Il faudrait bien des loisirs à celui qui voudrait seulement rechercher les objets anciens dispersés dans les sacristies, dans les presbytères, dans les clochers, dans les caveaux des églises. Il faudrait aussi que de nouveaux fonds alloués par M. le Ministre vinssent indemniser la personne qui consentirait à parcourir le département, comme ils ont déjà indemnisé celle à laquelle nous succédons dans ce travail, mais sans avoir reçu aucune mission officielle.

Ést-il besoin de dire que si quelques petites inexactitudes se sont glissées dans la publication que nous offrons ici, il faut s'en prendre à la rapidité avec laquelle nous devions marcher pour ne pas perdre le bénéfice de l'actualité à l'apparition du


Répertoire archéologique. Nous n'avons consacré que quelques mois à notre travail; on comprend que nous n'avons pas tout vu, tout parcouru; mais nous pouvons, en général, invoquer le témoignage de personnes aussi compétentes que peut l'exiger M. le Ministre. Faut-il absolument revenir de Pékin pour affirmer que Pékin existe?

Pendant la publication des articles de notre Supplément, qui se sont succédé dans le journal l'Aube, les attaques de M. d'Arbois de Jubainville ne nous ont pas été ménagées. Les injures, ces raisons de ceux qui n'en ont pas, ont plu abondamment sur notre tête. Nous les avons laissées couler, ne nous arrêtant que sur les points sérieux, vraiment dignes d'examen. M. d'Arbois nous a porté le défi de nous corriger dans notre tirage à part; ce défi nous ne l'acceptons pas. Sachant reconnaître que nous avions pu nous tromper quelquefois, nous avons mis à profit sa critique, lorsqu'elle était vraie, et nous n'en rougissons point. La science de notre honorable adversaire n'a jamais cti* pour nous une question, et quand elle était d'accord avec nos propres observations, nous l'avons accueillie en y.faisant droit; mais, heureusement pour nous, ce cas a été rare, très-rare. Nous remercions cependant M. d'Arbois des quatre ou cinq rectifications sérieuses qu'il nous a indiquées.

Puisque nous en sommes au chapitre de la gratitude, nous offrons ici nos rcmerciments les plus vifs aux personnes qui, de loin ou de près, nous ont donné spontanément leur concours qu'elles soient assurées de notre profonde reconnaissance.

Maintenant nous laissons la parole à un de nos collègues et amis qui a bien voulu, dans la distribution de ce travail collectif, appuyer nos citations principales par de bons, sérieux et solides motifs, en raison de la connaissance particulière qu'il possède du département et des monuments archéologiques qu'il renferme. Il a dû en m<*me temps répondre aux attaques multipliées de M. d'Arbois de Jubainville, et relever quelquesunes de ses erreurs, faire remarquer la nature de ses principales omissions, et signaler ses appréciations plus ou moins hasardées. Nos lecteurs jugeront de la force des arguments apportés contre nous par le savant archiviste de l'Aube.

EMUE Socaud.


RÉPONSE

AUX

ARTICLES PUBLIÉS PAR M. PARFOIS DE JUBAINVILLE Dans le Journal LE NAPOLÉONIEN

et

EXAMEN DE SON RÉPERTOIRE ARCHÉOLOGIQUE

DU DBPAtlTKMENT DB L'AUBE.

I.

Enfin, M. Socard a fini sa Revue critique servant de supplément au travail de M. d'Arbois de Jubainville, et M. d'Arbois, auteur du Répertoire archéologique, a répondu à M. le Rédacteur du journal l'Aube. Aujourd'hui nous venons clore, nous l'espérons, cette discussion qui, il faut le reconnaître, s'est maintenue à un diapason peu ordinaire, dans notre contrée, entre gens de lettres ou hommes de science.

Le public peu nombreux, qui s'occupe d'archéologie, a pu apprécier le travail principal et le travail supplémentaire. A l'avenir, nous l'espérons, il joindra à l'œuvre principale celle de M. Socard, puisque celle-ci augmente, dans une proportion considérable le nombre d'articles renfermés dans celle de M. d'Arbois, et nous pouvons dire que l'une complète l'autre, et vice versd.

Pas plus que M. le Rédacteur de l'Aube je ne puis produire de diplôme en archéologie. Cette formalité ne m'a point paru de rigueur pour examiner le nouvel ouvrage de M. d'Arbois. Aussi, malgré ce défaut de titres, ai-je passé outre. L'étude, et ici je n'entends pas celle qui ne s'acquiert que sur les bancs des écoles l'observation surtout, mais l'observation dégagée de toute idée préconçue, de tout système arrêté à l'avance, est, à mes yeux, le guide le plus sûr pour reconnaître la valeur, l'époque, la nature des édifices et des objets qui peuvent être


compris dans un Répertoire d'archéologie du département de l'Aube. A cette étude si intéressante qui, par les monuments, nous révèle les mœurs, les coutumes, les habitudes de nos premiers aïeux, et nous conserve le souvenir de faits historiques, je n'ai consacré que les très-rares moments de loisirs laissés à ma disposition par des travaux d'une tout autre nature.

Si je me permets, à mon tour, d'apprécier le savant travail de M. l'archiviste de l'Aube, c'est que, livré à la publicité, ce travail appartient à tous, et tous ont le droit de faire connaitre les réflexions que la lecture de cette œuvre peut suggérer; c'est qu'il est permis à tous et, dans le cas actuel, surtout à un habitant du département de l'Aube, de juger un ouvrage spécial à ce département.

Une simple lecture du Répertoire archéologique m'avait suffi pour remarquer l'absence d'indication d'un grand nombre d'objets, de monuments, d'articles, en un mot, qui auraient dû trouver place dans cet inventaire. Pour avoir de la valeur sur les lieux où il a été dressé, et pour prendre un rang honorable parmi ceux qui se préparent dans tout l'Empire, cet inventaire avait besoin d'être aussi complet qu'il est raisonnable de le désirer.

Des recherches, qui même n'ont pu avoir une bien longue durée, ont permis de signaler à l'étude un nombre considérable de monuments, d'objets essentiellement archéologiques que M. d'Arbois a laissés dans un trop complet oubli. II en est de premier ordre. Il est des catégories entières d'objets ou d'édifices que M. d'Arbois n'a pas comprises dans son travail, et qui offrent un intérêt bien plus marqué que la généralité de nos églises rurales; lesquelles, pourtant, bien plus que dans le midi de la France, méritent une mention spéciale.

Nous ne rappellerons pas ici la longue nomenclature dressée par les soins de M. Socard et de ses collaborateurs. Pour juger de l'intérêt, du nombre et de la valeur des omissions, nous renvoyons les lecteurs à la table dressée par ordre de matières. Si nous nous occupons de l'une de ses œuvres, que M. d'Arbois veuille bien se convaincre que ce n'est pas pour prendre le rôle d'Aristarquc car il faudrait pour cela qu'il fût Homère ou Pindare ni même celui de Zoile car nous ne convoitons pas ce qu'un autre peut posséder. Nous ne sommes et ne voulons être qu'un lecteur attentif d'une œuvre appartenant, par «on sujet, à nos contrées. C'est en cette seule qualité que


nous soumettons à*nos concitoyens le fruit de nos observations.

Le travail de supplément et de critique que nous allons clnre était commencé, lorsque nous apprîmes qu'une très-honorable récompense était accordée à la Société Académique de l'Aubp, comme ayant le mieux mérite des sociétés savantes de l'Empire pour son travail d'archéologie, et à M. d'Arbois, comme auteur du travail couronné. Qu'on ne se méprenne point sur notre pensée. Nous laissons à l'œuvre de M. d'Arbois toute sa valeur aux yeux de M. le Ministre de l'instruction publique et des membres de la Commission. chargée de désigner le lauréat à S. E. car MM. les membres de cette Commission ne pouvaient, pour arrêter leur choix, venir sur les lieux afin de reconnaitre, par eux-mêmes, si le travail renfermait l'indication de tous les objets de nature à y être compris, ou si des indications étaient erronées. Une récompense ne serait jamais décernée, si les honorables savants, chargés de désigner les lauréats, avaient en mime temps la mission de se livrer à de semblables investigations. Et, comme le dit M. le Ministre, le programme étant rempli, le prix était acquis à celui qui avait achevé la tâche fixée par ce guide offciel. Mais pour les hommes qui vivent sur les lieux, qui, chaque jour,'sont appelés à voir les objets dont l'inventaire est demandé par toute la France et pour toute la France, si faibles que soient leurs connaissances en archéologie, le travail de M. d'Arbois est-il complet?, On a vu que non, puisque nous avons augmenté considérablement le nombre des articles qui se rattachent à l'étude confiée à M. d'Arbois. Nous verrons plus loin si la critique eût rempli son rôle en se renfermant dans cette limite.

Cela dit, abordons notre sujet, en citant du programme ministériel ce qu'il importe d'en faire connaître en ce moment. Cet ouvrage (le Répertoire archéologique delà France), (1 comme le titre l'indique, ce sera le répertoire des monuments n de tous genres et de tous âges, disséminés dans touteS1'tés


parties de l'Empire en un mot ce livre sera un guide, à la fois n pratique et scientifique, de l'archéologue en France.

n II ne s'agit pas de rédiger des descriptions minutieuses e de tous les monuments répandus sur toute la surface de la France, mais bien de composer un guide archéologique qui fasse connaître l'existence des monuments de chaque localité, en renvoyant aux ouvrages spéciaux où ces monuments son a décrits plus amplement.

» C'est là, en eltet, le but que les rédacteurs de cet ouvrage a devront s'efforcer d'atteindre. Le plan peut être exposé en peu D de mots Sous chaque nom de lieu, le lecteur trouvera l'ino dication sommaire, mais précise, des monuments de toutes » classes de l'antiquité, du moyen-âge, de la Renaissance et des temps postérieurs qui s'y trouvent aujourd'hui ou dont il existe des traces, soit dans les livres, soit dans les estampes. La concision de chacun des articles n'ira pas jusqu'à faire négliger les renseignements importants.

Chacun des articles sera terminé par des citations bibliogra» phiques, c'est-à-dire qu'on ydonnera l'indication des ouvrages a dans lesquels ces monuments seraient décrits in extenso et 1) surtout figurés. A l'égard des livres rares, ainsi que des manuscrits ou chartes, il serait utile d'ajouter la désignation des D dépôts publics ou particuliers dans lesquels ils se trouveraient » aujourd'hui. On n'omettrait pas, toutes les fois que faire se a pourrait, la désignation des tableaux, des estampes et même » des lithographies offcant des représentations fidèles des mo» numents existants ou même diaparus.

o La collection topographique du département des estampes » à la Bibliothèque impériale, sera consultée utilement. On y » trouve des estampes et même des dessins de monuments qu'on » chercherait vainement ailleurs.

» Il est difficile de déterminer l'époque à laquelle finissent ce que nous appelons la Renaissance et les temps postérieurs; touD tefois, la Commission a p:'nsé qu'en général il conviendrait de u s'arrêter au règne de Rend IV. A partir de cette époque, on ne mentionnerait plus que les monuments et curiosités de haute importance. Les collaborateurs de l'ouvrage, correspondants ou membres des sociétés savantes, sauront bien faire un choix, de plus en plus sévère, à mesure qu'on se rappro» chera de l'époque contemporaine.

» Les monuments ou objets d'art célèhres et déjà décrits dans


Il des ouvrages dignes de confiance pourront et devront occuper moins d'espace que d'autres qui, peut-être moins importants, seraient pour la première fois signalés à l'attention publique; Il ainsi telle chapelle ignorée, telle église de village, négligée' n jusqu'à ce jour, devra être décrite avec plus de détails que a telle cathédrale sur laquelle il existe des ouvrages auxquels » on peut renvoyer le lecteur. »

Puis suit la nomenclature dressée pour faire mieux comprendre le plan de l'ouvrage et divisée en trois parties 1° l'époque celtique; 2a l'époque romaine; 3o le moyen-âge, la renaissance et les temps postérieurs.

Les inscriptions, quelle qu'en soit la date, doivent être indiquées, sans en rapporter le texte.

Le surplus de ce remarquable et très-vaste programme, signé par M. Chabouillet, secrétaire de la section d'archéologie au comité des travaux historiques attaché au ministère de l'Instruction publique, sera rapporté plus loin où il trouvera plus utilement sa place.

Nous ferons observer tout de suite que; contrairement à ce qu'a prétendu M. d'Arbois dans sa discussion, les temps postérieurs à la Renaissance, c'est-à-dire à la fin du xvr» siècle, ne doivent pas être exclus de l'inventaire demandé par M. le Ministre, alors que des objets, des édifices, sont reconnus dignes de l'attention publique.

Quant aux sources, on peut remarquer qu'elles ne sont qu'indiquées, mais non pas limitées, et les notes bibliographiques doivent donner l'indication des ouvrages dans lesquels les monuments seraient décrits in extenso et surtout figurés.

IV.

Ce programme, M. d'Arbois, l'avez-vous rempli pour un habitant du département de l'Aube? Nous ne le croyons.pas. C'est ce que, en dehors de la nomenclature qui a été donnée, nous allons examiner.

Mais avant d'aborder votre travail principal, rappelons, en passant, l'un des reproches que M. le rédacteur du journal l'Aube vous a adressé, ainsi que vos réponses contenues dans plusieurs numéros du Napoléonien. Nous pourrions, sans doute, invocluer d'autres preuves que votre silence à la ques-


tion qu'incidemment il vous a posée et que vous n'avez pas résolue. M. Socard vous a dit que, rapporteur au nom d'une Commission, vous n'aviez point soumis votre travail aux membres de cette commission déléguée de la compagnie entière. Vous n'avez pas répondu à cette remarque que peut-être vous avez trouvée indiscrète, et qui pourtant ne manque pasd'ti-propos. Vous dites bien que la Commission d'archéologie de la Société Académique vous avait choisi comme rapporteur (d). Vous avez été nommé rappnrteur, c'est honorable toujours, profitable quelquefois; mais le rapporteur, dans tous les corps délibérants, a un devoir à remplir celui de faire connaître à ceux dont il a reçu son mandat le résultat de son travail, de se soumettre à leur approbation, même à leur critique et alors, revu, corrigé et dans la circonstance augmenté, ce travail est communiqué par le rapporteur à la Compagnie entière. Celle-ci l'adopte comme sien et le fait parvenir à qui de droit, tout en conservant au rapporteur l'honneur de son travail. Cette déférence, toujours due à des collègues, que le public au moins supposera compétents, est un devoir que vous paraissez avoir négligé. Le fait est grave pour vous d'abord, ensuite pour les études archéologiques dans le département. Pour vous surtout, le fait est grave; car bien que, dans le titre, vous ayez annoncé que votre travail était rédigé sous les auspices de la Société d'Agriculture, Sciences et Belles- Lettres (vous avez supprimé d'un trait de plume la section des Arts qui pourra bien réclamer contre cet oubli), il n'en serait pas moins vrai que vous resterez le seul auteur responsable de ce travail. Comme l'indique le titre que vous avez choisi, et comme nous le verrons plus loin, vous étiez, d'après le programme ministériel, dans l'obligation de nommer vos collaborateurs. N'en ayant aucun, vous étiez dispensé de cette peine et vous ne l'avez pas prise. Vous avez eu raison. Par votre silence, vous avez rendu un éclatant hommage à la vérité. Nous avons dit que le fait est grave et très-grave pour vous; et si vous ne l'avez pas compris ainsi, daignez me lire. Si vous (1) Cette Commission, nommée dans la séance du 20 mai 1859, était composée de dix membres MM.Corrard de Bréban, Uhricli, d'Arbois de Jubainville, Boutiot, Legrand, Marmand, l'abbé Coffinet, Le Brun, Gréau ctCamusat de Vaugourdon. La Société Académique de l'Aube avait décidé en outre « qu'un extrait de la circulaire et du programme serait inséré dans les journaux de la localité, afin d'éveiller sur ce point l'attention publique et de provoguer tes renseignenzent.s.


aviez rempli les premiers devoirs d'un rapporteur, il n'est pas douteux que votre travail n'eût été plus complet. Vos collègues n'auraient pas hésité à vous soumettre leurs observations et et même leurs critiques. C'était leur devoir. Il est certain que le nombre des articles signalés eût été considérablement augmenté. Alors M. -le rédacteur de l'Aube, qui, vous l'avez reconnu, est fort instruit en bibliographie locale, n'aurait certainement pas eu l'idée de fouiller ses nombreuses notes bibliographiques, et de dresser, avec l'aide de quelques amis, un supplément qui, peut-être, a pu vous causer quelques insomnies. L'accomplissement d'un devoir vous aurait rendu dans la circonstance un éminent service, pui.qu'il vous aurait permis de faire une œuvre durable et complète, et cette œuvre eût été mise hors de critique dans la presse. Votre couvre fût-elle restée ce qu'elle est, vous auriez partagé avec vos collègues la responsabilité d'un travail insuffisant; votre œuvre eùt-elle été complétée, votre qualité de rapporteur vous donnait le droit de recueillir du public des approbations toujours flatteuses, lorsqu'on les entend bourdonner à ses oreilles, et qui doublent la valeur des témoignages de satisfaction de toutes sortes que l'autorité accorde à ceux qu'elle en juge dignes. Convenez-en, cette approbation du public donne des reflets plus brillants à l'éclat de la médaille ministérielle.

J'oserai donc vous dire, monsieur, puisque nous connaissons votre goût pour les proverbes et les apologues

Un devoir accompli trouve toujours sa rvcompensc.

Si vous avez répondu aux désirs du programme officiel, avezvous rempli votre mission envers le département? car il ne faut pas l'oublier, un département ne peut se déclarer satisfait, si la personne, chargée de ce devoir, ne met au jour toutes les richesses qu'il possède. C'était là, monsieur, un devoir qui vous incombait. Peut-être n'avez-vous pas compris qu'il y avait lieu de donner à votre travail cette proportion. Et pourtant le département, appelé par votre savante étude à soutenir la.comparaison de ses richesses archéologiques avec les autres départements, a le droit de vous dire Vous n'avez pas été complet, votre mission est restée inachevée, puisque vous avez dérobé à l'étude, aux amateurs en archéologie, la connaissance d'objets, de monuments, d'édifices dignes de l'attention publique, et qui


peuvent être mis en comparaison avec leurs semblables, appartenant à des contrées éloignées ou voisines.

V.

M. Socard vous a fait remarquer que CI vous pensiez que votre » qualité d'étranger, fortifiée de votre titre d'ancien élève à l'É» cole des Chartes, vous suffisait pour mener à bien l'entreprise. D Il paraîtrait que M. Socard avait de sérieux motifs pour vous rappeler ces deux qualités.

Vous lui avez répondu {Napoléonien des 23 et 24 octobre \$G\) que « vous habitiez le département depuis dix ans et que Il vous vous étiez transporté au moins une fois, tantôt en voi- n ture, tantôt, et le plus souvent, à pied, dans chacune des » quatre cent quarante-six communes du département. n Votre réponse nous confirme dans l'idée où nous étions que vous aviez dû vous rendre dans chacune des communes du département. Ici nous vous croyons sur parole. Mais vous n'osez pas dire que vous avez tout vu ni tout su. C'eût été, en effet, trop hasardé comme vous pouvez aujourd'hui vous en rendre compte, et nous nous empressons de reconnaître que vous ne prétendez pas avoir tout dit et ne vous être jamais trompé. Convenez-en, cet aveu a dû vous être pénible. Un homme de votre mérite et de votre science ne fait pas de bon coeur un pareil aveu en public et sur la critique de personnes que vous tenez en si faible considération scientifique. Mais en présence du mode suivi par M. Socard pour appuyer et développer son prologue, vous ne pouviez mieux faire. Il fallait reconnaître que si vous aviez parcouru tout le département, vous n'aviez pas tout vu, vous n'aviez pas tout su.

En passant, permettez-nous de rappeler à votre souvenir que vos premières notes datent de 85S, et que votre bon à tirer des dernières feuilles du Répertoire date de la fin d'octobre 4860. Vous avez donc travaillé cinq ans à votre Répertoire. Quant à nous, nous nous sommes recueillis moins de trois mois. S'il y a eu précipitation dans le travail, nous ne saurions dire de quel côté elle se trouve.

Continuons, s'il vous plaît, l'examen de vos articles du Napoléonien.

M. Socard a relevé votre mention relative à une voie romaine, à Lusigny, connue, dites-vous, sous le nom de Route de Bar-


sur-Aube à Arcis-sur-Aube. Il vous a dit que, ces deux villes étant situées sur l'Aube, il était plus court, plus commode et beaucoup plus facile, pour se rendre de l'une à l'autre, de suivre le cours de cette rivière, coulant sur un terrain solide que de s'éloigner de la ligne droite pour s'engager dans les boues des environs de Lusigny, si proverbiales dans notre contrée. Vous lui répliquez vivement et magistralement quoique vous eussiez pris, par la forme de votre réplique, la place de l'élève, et voici votre réponse digne d'être conservée. Je doute qu'elle justiGe votre savoir dans la géographie ancienne comme dans la géographie moderne de notre département. Vous répondez Parce que j'ai vu cette voie à Larivour » (j'aimerais mieux La Rivour), a et que je l'ai suivie, même à pied, dans une grande partie de son parcours hors du finage de Lusigny, depuis son entrée dans le département à Fontette jusqu'à la vallée de la » Barbuise où j'ai perdu sa trace.

Votre réponse, M. d'Arbois, mériterait un bon pensum Vous avez apporté ce mot dans la discussion, permettez-nous de l'employer. Votre mémoire, lorsque vous*écrivites cette réponse, ne vous a pas servi, et vous n'avez pas même songé à jeter l'oeil sur la carte du département dont vous êtes le conservateur. Rappelez vos souvenirs, et veuillez nous dire si de Fontette à la rivière de la Barbuise, en passant par Lusigny et suivant une ligne à peu près droite par Magnant, Marolles, etc., vous avez rencontré Bar-sur-Aube ou Bar-sur-Seine?

Quoique je ne sois pas plus géographe à brevet qu'archéologue à diplôme, je puis vous dire, sans crainte d'être contredit, que vous n'avez pas avancé une naïveté, mais une impossibilité car ce que vous avez dit a le même sens que si vous répondiez que pour aller de Paris à Troyes on passe par Dijon. Dites-nous, est-ce la direction qu'il faut suivre?

La réponse de M. Socard à l'égard de Targes-la-Cité a dû vous convaincre, et la lettre d'un ancien employé du cadastre, qui connaît le territoire de Poivre, et Courtalon, ont ici une autorité que le plus honorable des maires, au point de vue administratif, ne peut avoir en archéologie car on peut s'étonner, jusqu'à un certain point,. que vous accordiez ici à un homme qui se livre habituellement aux travaux des champs, une confiance que vous refusez à Courtalon, dont le goût et les études dirigeaient les observations de ce côté de la science historique.


VI.

Ici, nous entrons dans le vif de la science archéologique. A l'article de Bar-sur-Aube, on vous signale l'abside de l'ancienne église de Sainte-Germaine, et vous avez bien compris ce que l'on a voulu vous indiquer. Je crois même que vous êtes allé au-delà en appelant « substructions » ce qui est au-dessus du sol. Si j'en crois la forme du mot, et .si j'invoque l'autorité d'un dictionnaire d'architecture et d'archéologie religieuses, je trouve cette explication bien simple SUBSTRUCTION Construction faite en dessous.

Nous n'avons pas insinué que vous n'avez pas parlé de l'église Sainte-Germaine, mais nous avons complété votre indication certainement insuffisante; et puisque vous avez fixé votre attention sur ce sujet, examinons votre mention. Nous la rapportton; on jugera s'il y a de l'ordre dans les idées « Époque moderne Chapelle Ste-Germaine; c'est la plus ancienne église » de Bar-sur-Aubc, mais l'édifice actuel est de construction ré» cente. Est-ce clair? Nous ne le trouvons pas. Il n'y a pas d'ordre chronologique. Vous intitulez Époque moderne, ce qui est évidemment du moyen-âge, puisque vous dites que cette église est la plus ancienne de Bar-sur-Aube, et que vous placez l'église de Saint-Pierre dans le paragraphe consacré au moyen-âge. Sans compter la mauvaise place que vous donnez à votre indication, votre phrase manque de précision.

Nous avons dit « L'abside de l'ancienne églisc existe encore; » elle forme deux culs-de-four. Vous répondez, avec une assurance digne d'un meilleur sort, en disant « J'ouvre Viollet Leduc, dictionnaire raisonné d'architecture, et je lis « CUL» de-Four Voûte en quart de cercle. » Votre article sur Bergères indique aussi une abside en cul-de-four, et le dessin auquel vous renvoyez fait voir une abside et non une voûte et pour Voigny vous avez le soin de dire que la seule partie remarquable de l'église est l'abside voûtée en cul-de-four. Convenez que vous répondez grenier quand on vous parle cave ou tout au moins rez-de-chaussée, et ici vous faites une confusion qui vous réussit mal. On ne vous a point parlé de voûte, mais d'abside. Certes, si la voûte de cette double abside était encore en place, elle mériterait bien une mention spéciale; mais nous


n'en avons pus indiqué. N'équivoquez plus, nous vous en prions, même avec des archéologues sans brevet ni diplôme, car l'équivoque n'appartient pas au genre noble.

Vous avez cru, monsieur, devoir revenir dans une lettre datée de Bar-sur-Aube, et insérée dans le numéro du 49 octobre du journal le Napoléonien, nun-seulemeiit sur l'indication qui vous a été faite du pont Boudelin, mais encore sur l'église de Sainte-Germaine.

A l'égard de ce dernier édifices, rare spécimen dans notre département d'une forme d'abside depuis longtemps abandonnée, veuillez rappeler vus souvenirs, et dites-nous, s'il vous revient en mémoire une promenade matinale que vous fi tes dans le cours de l'été d860, en compagnie d'un de vos collègues. à la Société Académique de l'Aube. Vous souvient-il que, vous-même, vous lui indiquâtes la terrasse en double cul-de-four qui a pour base les restes des anciens murs de cette abside tant discutée, et qui, par son plan dans sa forme primitive; conserve le souvenir de cette ancienne église d'une paroisse disparue il ya plusieurs siècles.

Pour éveiller vos souvenirs nous vous dirons encore Vous souvenez-vous qu'en descendant la montagne, non par un chemin battu chemin qu'il faut souvent quitter lorsque l'on fait la chasse aux vieux monuments mais par un sentier fort escarpé, ce même collègue vous indiqua l'emplacement du châtelet que couvre aujourd'hui une plantation de sapins, et que là vous reconnûtes que vous ignoriez le lieu où s'élevait cet édifice du moyen-âge, dont le seul souvenir matériel est la motte qu'il dominait. Rappelez donc vos 'souvenirs, nous vous en prions, et vous reconnaîtrez que loin de discuter alors, non la voûte, mais le plan de l'abside, c'est vous-même qui_l'avez indiqué et indiqué avec juste raison.

Pour le pont Boudelin, nous avouons, sans peine comme sans regrets, que ce pont n'appartient pas au territoire de Barsur-Aube mais vous reconnaîtrez avec nous que la limite de ce territoire est à deux ou trois cents mètres de ce pont, et ici l'erreur a moins de gravité que d'écrire à l'article de Villenauxe « qu'il existait, il y a quelques années, le portail roman de l'église abbatiale de Nesle-la-Reposte, publié par Mabillon, quand cette abbaye est située dans un département voisin, celui de la Marne, et conserve encore aujourd'hui des ruines du


plus haut intérêt (1). Cc que nous ne pouvons admettre, c'est que ce pont soit moderne. Nous vous prions encore, monsieur, d'en examiner J'appareil, et notamment ce bandeau plat qui contourne les arches, et qui dénote une origine antérieure, non pas seulement au xvm«, mais bien au xvie siècle.

Vous nous direz peut-être, à propos des preuves que nous allons vous donner, que ces preuves ne sont pas sous votre main. Nous en convenons, mais enfin nous les prenons où elles se trouvent. Nous avons vu récemment le pont de Cahors, curieux monument du xme siècle, type en son genre, et nous y avons remarqué ce bandeau plat, courant sur l'appareil qui détermine la forme de l'arche. Mais voici une autre preuve dont vous pouvez facilement vérifier la valeur. Si vous voulez bien prendre la peine de parcourir la route de Troyes à Bar-surAube, vous y trouverez un grand nombre de ponts datant du xvine siècle, y compris ceux de Saint-Jacques et de SaintParres, prèsTroyes. Veuillez comparer le mode de construction, la forme de l'appareil, celle des arches, tout l'ensemble de ces ponts d'une importance fort variée, avec les détails et l'ensemble du pont Boudelin, et dites-nous s'il existe entre ces ponts la moindre analogie, y compris même la largeur donnée à la voie, détail qui ne manque pas d'intérêt.

La légende attachée à ce pont devrait vous être déjà un sûr garant de l'ancienneté de cette construction, et nous croyons nous être conformé au programme en signalant sommairement cette légende. Mais nous verrons plus loin que l'indication des légendes attachées à certains édifices, à de vieux châteaux, à des fontaines, n'a pas su captiver votre attention plus que les ponts, même ceux qui comptent quinze arches et qu'on réparait à la fin du xvie siècle ou au commencement du xvue. Vous blâmez qu'on ait relevé, dans votre savant travail, le défaut d'indication d'une hache jdécouverte à Vendeuvre, et vous dites que M. Socard a connu cette trouvaille dans le volume de -1861 des Mémoires de la Société. Ici, monsieur, il n'y a pas d'équivoque, et vous faites une remarque contraire à la vérité. Relisez, et vous verrez Vendeuvre, époq. celtiq. Haclac én silex conservée au musée de Troyes. Comme M. Socard, vous ( 1 ) Il y a quelques années, on voyait bien à Villenauxe quelques pierres provenant de l'abbaye de Nesle, et achetées par un entrepreneur de maçonnerie; mais il y a loin de là à un portail monumental.


pouviez voir cette hache au musée où elle est exposée depuis vingt-six ans. Ce fait prouve avec beaucoup d'autres que, parmi les sources auxquelles vous avez eu recours, vous n'avez pas jugé le Musée digne de votre visite, ni de vous donner d'utiles renseignements. Si vous avez fait cette visite, elle s'est accomplie avec une légèreté que vous regrettez sans doute.

VII.

Pardonnez-moi l'expression, vous avez une dent contre les almanachs, M. de Jubainville, pour les traiter avec cette superbe qui domine un peu trop toute votre discussion, et que ne mettent pas en pratique même les plus savants 1 Que vous ont donc fait jusqu'à ce jour ces pauvres petits livres ou leurs éditeurs? Je ne sais vraiment. Ils semblent à vos yeux des gens et des livres d'une bien grande indignité. Mais veuillez suivre mon raisonnement, il sera court; et comme j'ai eu déjà l'honneur de vous le dire, vous aimez les proverbes, en voici un pour la circonstance

On a souvent besoin d'un plus petit que soi.

Sans vous rappeler ici les almanachs de Troyes, publiés au xvine siècle par Grosley et par Courtalon, qui forment les premières éditions de leurs bonnes, solides et loyales études, et dans lesquels il faut souvent aller puiser afin de connaître l'histoire et même l'archéologie de notre pays, croyez-moi, il y a quelquefois du bon dans un almanach, et permettez-moi de vous dire, puisque vous ne les jugez pas dignes de faire votre connaissance, que si la province et Paris ne publaient jamais de plus mauvais ouvrages que l'Almanacla de la Champagne, celui de Bar-sur-Scine et l'Arcisien, la commission de la librairie, attachée au ministère de l'intérieur, n'aurait que bien peu de choses à faire. Ces almanachs ont du bon, non-seulement en morale, mais encore en archéologie. Ils ont même un avantage sur beaucoup d'autres livres que nous pourrions citor; car ils sont publiés à grand nombre, et on les trouve dans les mains de plusieurs milliers de lecteurs. Mais je suis sûr que vous ne croyez pas encore à ce que je viens d'avancer. Eh bienl voici ma pensée. Je ne prétends pas que vous ajoutiez foi pleine et entière à ce que contiennent ces petits livres. La science se


doit du respect à elle-même. Mais au moins les découvertes assez nombreuses de médailles, de monuments, d'objets quelconques se rattachant à l'archéologie, vous eussent été signalés par eux, et comme vous nous affirmez que vous vous êtes transporté dans les quatre cent quarante-six communes du département, à l'aide de vos lumières vous auriez pu contrôler si les petits livres avaient dit la vérité. Et alors, libre à vous de laisser l'honneur de la découverte à son auteur ou au petit livre. Mais brisons sur ce point, et disons que M. Socard, en bibliophile consciencieux et connaissant son métier, a laissé à César ce qui appartient à César. A-t-il eu tort? Je ne le crois pas. Il a rendu justice aux humbles et vous les dédaignez, alors même qu'ils pouvaient vous être utiles. Sans aucun doute, si vous aviez consulté et vos collègues, et les collections du musée, et le catalogue de cet établissement, et même les almanachs que je viens de vous nommer, vous auriez pu éviter de fournir tant de colonnes au journal l'Aube et au Napoléonien.

Passons, si vous le permettez, à un autre chapitre; car nous aussi, si nous voulions tout dire 11

VIII.

M. de Jubainville, rassurez-vous, M. le rédacteur de l'Aube et ses amis connaissent la valeur de l'oeuvre à laquelle ils coopèrent, et leur imagination est moins fertile que la vôtre. Ils n'ambitionnent pas l'immortalité. Ils croient, en s'occupant de votre travail et en le complétant autant qu'il est en eux, en raison du peu de temps qu'ils peuvent consacrer à son examen, faire une œuvre non moins utile que celle que vous avez édifiée. C'est peut-être à vos yeux trop de prétention.'En ceci, c'est leur conviction. Peut-être ne seront-ils pas seuls de leur avis. Ils n'ont qu'un but rétablir les faits dans la vérité et faire connaitre d'autres monuments, d'autres objets par vous négligés, et qui n'offrent pas moins d'intérêt pour l'étude que ceux sur lesquels vous avez jugé à propos d'appeler l'attention publique. Mais entre cette prétention et celle d'aspirer à l'immortalité, il y a tout un monde. Et permettez-moi de vous le dire Si ce grand mot, que ne prononcent pas même ceux qui y ont leplus de droits, ne fût tombé de votre plume, vous ne l'auriez pas trouvé sous la nOtre; car il ne serait jamais venu à notre pensée. Si vos lec-


teurs, et même les nôtres, veulent bien vous mettre au rang des immortels; libre à eux de vous accorder cette insigne faveur, et à vous de vous en croire honoré.

Votre imagination vous égare, et lorsque vous lisez, comme lorsque vous voyagez, vous n'apportez pas une attention assez soutenue. Vous aviez lu que M. Socard agissait au nom d'une Commission de la Société Académique et il a été obligé de se défendre d'un langage qu'il n'avait pas tenu. Vous dites que c'est dans un recueil qu'il a trouvé telle indication, et il a écrit qu'il avait vu l'objet dont il parle. Vous dites que le carré d'Etrelles a été considéré, par celui qui, le premier, l'a signalé à l'attention publique, comme un camp romain, tandis qu'il suppose que ce travail peut être un souvenir de la bataille de 454. Il n'y a qu'un carré, et vous préférez la désignation plurielle des carrés. Ah l que n'avez-vous lu l'Arcisien, vous n'auriez pas commis cette double erreur car cet almanach est le seul livre qui contient in extenso la description de ce camp. Parce motif, et selon le programme ministériel, il avait des droits à être cité par vous.

IX.

Après avoir pris, dans votre premier article publié dans le Napoléonien du 24 septembre, la forme un peu surannée du ca-,téchisme dans votre deuxième, vous écrivez sous la forme ordinaire d'un article de journal (Nap. du 26) ensuite, vous retournez dans votre troisième (Nap. du 3 octobre), à peu près à la forme du Répertoire puis, dans le quatrième (Nap. du 49 octobre), vous donnez la préférence à la forme épistolaire. Si dans l'une et dans l'autre de ces réponses, le ton de la discussion reste toujours à la même élévation, on doit vous savoir gré d'avoir su en varier la forme; car,

L'ennui naquit un jour de l'uniformité.

Cela dit sur la forme, au fond examinons, si vous le permettez, ce que contient le numéro du Napoléonien du 3 octobre. Dans cet article, sur trente-quatre communes où l'on vous signale des omissions et des rectifications, vous en relevez huit seulement. Vous acceptez donc les additions et les, rectifications de M. Socard et de ses amis dans les vingt-six autres communes


que vous avez dû examiner, et certes, vous vous gardez bien de relever que dans celles-ci il y a la. commune de Verpillières,. laquelle, sans doute, de votre propre autorité, vous placez dans la Côte-d'Or, ou que tout au moins votre précipitation vous a fait omettre. Nous arrêtons ici ce calcul comparatif. Mais, rassurez.vous, vous le, trouverez complet un peu plus loin. Revenons au Napoléonien du 3 octobre, et disons tout de suite que nous ne pouvons accepter vos prétendues rectifications:

A Bar-sur-Seine, vous relevez trois faits seulement sur neuf qui sont. cités, et parmi lesquels on compte des objets déposés au musée de Troyes, un prieuré situé à proximité de l'église, et le pont de Bar-sur-Seine composé de quinze arches, sans compter les fortifications de cette ville que vous auriez pu voir représentées en tête de l'Histoire de Bar-sur-Seine, par M. Lucien Coutant, d'après une ancienne gravure, et dont l'emplacement est est encore très-visible. A propos de votre article sur Bar-surSeine,'et à. l'occasion d'un. reproche par vous adressé à M. Socard, il nous est permis de vous rappeler que dans cet article et dans d'autres encore (Beaufort, Brienne, etc.), vous avez fait autant d'histoire que d'archéologie.

A Fouchères, là aussi nous avons ajouté et surtout rectifié. Là, nous avons vu un pont que vous avez traversé et que vous n'avez point aperçu, et ce pont est un monument. Sans parler des événements de qui en firent couper les deux extrémités, ce pont compte un grand nombre d'arches et une arche marinière souvenir due l'ancienne navigation de la Haute-Seine il date tout au moins du xvie siècle, car il fut réparé par un homme dont nous allons bientôt nous occuper en vous parlant de son tombeau, par-le prieur Elion d'Amoncourt, qui' mourut en J575. Nous venons de vous faire un reproche qui trouverait, son ex.cuse dans la faiblesse due votre vue, si vous avez la vue courte. En voici un autre qui s'adresse au savant. Nous vous avons cité le tombeau d'Elion d'Amoncourt, morceau qui, par'sa beauté, est unique dans notre département, et vous nous renvoyez à votre Répertoire en prétendant que vous l'avez signalé. Iéi; comment qualifier cette réponse? Nous ne la qualifierons pas. Nous laissons ce. soin au, lecteur; seulement, permettez-nous de lui rappeler,: et à vous aussi, que vous avez écrit Débris d'une tombe.. Il Nous vous. renvoyons, à notre tour, à Foiichères ou seulement à la planche a, page 24 du Voyage archéologique' de; M. Arnaud, poury voir la reproduction très-fidèle, etnonres-r


taurée, de ce beau monument où l'artiste a laissé de brillants souvenirs du dessin si achevé du xvié siècle dans le plan comme dans les nombreuses arabesques qui ornent ce tombeau. M. Arnaud, après l'avoir nommé avec vérité a chapelle sépulcraie, dit « c'est un ordre corinthien soutenu aux angles » par deux pilastres ornés d'arabesques, surmonté d'un attique n couronné par des palmettes. C'est un joli monument dont l'orbnementation est d'un goût exquis et d'une. pureté d'exécution n remarquable. »

Convenez, monsieur, de votre omission; car si vous avez signalé un débris de tombe, cette désignation ne peut s'appliquer à ce tombeau, encore moins à cette chapelle sépulcrale. Votre imagination, la folle du logis, vous entraine on vous parle d'une tombe sur laquelle on lisait lenérable, vous attribuez aussitôt ce débris de.tombe au vénérable ami d'Abélard. Libre à vous, mais ce n'est pas ce qui a été dit, et cela n'était point.dans notre pensée. L'établissement monastique de Jully (canton de Bar-sur-Seine) a eu son Pierne-le-Vénérable, homme moins connu que celui de .Cluny, mais vénéré dans, lè lieu qu'il avait administré, et où ses cendres ont été déposées. A Merrey, vous n'avez pas indiqué les objets que M. Socard y, signale, et vous répliquez « Cet autel est du xyn» siècle^ » Mais, monsieur, si l'oeuvre présente de l'intérêt,,et si j'en crois les expressions du programme,, cette. date n'est pas un motif d'exclusion. Les sculptures dont il s'agit sont assez bonnes pour. qu'on les ait attribuées pendant longtemps à Girardon mais, si, elles ne sont pas l'oeuvre du maître, elles. spnt-sortiesr du ciseau; de l'un' de ses bons. élèves, de Théveninj-de Chaumont, et à ce titre elles ne déshonoreraient pas votre Répertoire.. AChaource, vous consacrez un article assez long- pour, établir; qu'il ne faut pas faire remonter au moyen-âge les fortifications de cette ville c'est admis; mais vous vous taisez sur le sur- plus, et pour cause. Cardans cette petite ville vous n'ayez pas vu ce que tout le. monde y voit, notamment un groupe représentant la Trinité sous une forme qui, en public, est aussi unique dans notre, département que celle qui est figurée dans lue tableau de l'église de Saint-Pierre à Bar-sur-Aube laissé aussi pair vous dans un complet oubli; de plus, dans cette petite ville, on voit encore des, maisons et des allours que nous avons datés seulement des xiye et xve siècles, et dont quelques parties pourraient bien être antérieures.


Quant au nota, qui termine cette partie de votre discussion, nous le réservons pour y répondre un peu plus loin, et nous espérons satisfaire complètement votre,légitime curiosité.

X.

Après avoir répondu aux observations que vous avez soumises aux lecteurs du Napoléonien, abordons le fond de votre savant travail, et voyons s'il ne pèche que par omission.

Nous ne reviendrons pas sur ce que nous avons dit plus haut à l'occasion de la voie romaine, nommée à Lusigny Voie de Bar-sur-Aube à Arcis-sur-Aube. Mais nous vous réitérons notre prière de vouloir bien nous faire connaître votre étude complète sur cette voie, afin que nous puissions juger votre appréciation en connaissance de cause.

Nous croyons que vous auriez pu augmenter votre Répertoire de deux autres voies romaines.

La première est celle qui, sortant de Pont-sur-Seine en se confondant avec celle qui se dirige sur Troyes, descend la petite vallée du Bétro, traverse celle de la Vanne pour remonter celle de l'Ancre' et se poursuivre sur Pont-Belin (canton de Çbaource). Cette voie constitue un véritable trait d'union entre ta Brie et la Bourgogne par le trajet le plus court, le terrain le plus solide, enfin par le tracé le plus naturel. Ce chemin a des caractères d'antiquité -tout particuliers c'est, dans la vallée de l'Ancre, son éloignement des centres habités; c'est la direction sur deux endroits (Pont-sur-Seine et Pont-Belin), où se groupent en faisceau un certain nombre de voies romaines; c'est qu'il est le trajet le plus court, le plus direct entre ces deux passages fort importants autrefois.

La seconde voie est celle qui, conduisant de Troyes à Joigny, est placée presqu'à égale distance des routes de Troyes à Sens et de Troyes à Auxerre. Certes! cette voie est celle qui, avec sa rectitude et ses pentes rapides, répond le mieux à certains caractères que l'on donnait naguères aux voies romaines. Cette route a été tracée sans se préoccuper des centres d'habitations voisins, et parmi ceux-ci il y en a d'anciens. Elle ne fléchit ni à droite ni à gauche, elle se poursuit jusqu'à Joigny en ligne droite. Ce vieux chemin, abandonné jadis pour en établir un


autre, a vu celui-ci abandonné à son tour pour en créer un troisième, construit selon les règles appliquées aujourd'hui. Vous ayez classé un autre chemin parmi les voies romaines, lequel fait double emploi avec un autre que vous admettez et qui nous paraït, hors de discussion. Il s'agit d'un chemin romain, qui, selon vous, sortant de Troyes, traverserait le marais et le village de Villechétif, Bouranton, et ensuite se dirigerait vers Piney. Il est nommé Chemin-dc-Troyes-à-Brienne. Si nous repoussons votre appréciation, voici nos motifs. Jugez-les. D'abord nous ne croyons pas à deux chemins parallèles et ayant la même destination Mais voici surtout ce qui nous décide contre vous. Dans la session;des Grands-Jours, de Troyes, tenue en ̃1535, les seigneurs, possesseurs de péages, furent vivement attaqués par les habitants de Troyes qui firent admettre par la Cour leur demande en communication de titres. MM. du Chapitre de Saint-Etienne, de Troyes, étaient seigneurs péagers du Pont-Hubert. Ils produisirent sans doute des titres en règle. Mais, quatre ans après, les fermiers, peut-être plus exigeants, ou les habitants de Troyes, moins bien disposés à payer que précédemment, ceux-ci s'entendirent avec leur évcquc Odard Hennequin, afin d'établir une chaussée à Villechétif pour traverser les marais, et se débarasser ainsi du péage du Pont-Hubert. Veuillez consulter les registres de l'Echevinage de Troyes, et vous trouverez ce fait clairement établi. Si votre conviction n'était pas entière, prenez la peine de vous transporter à Villechétif, et vous y verrez la chaussée édifiée en partie avec les deniers du bon évêque et en exécution des délibérations de l'Echevinage. Vous n'avez trouvé aucune inscription romaine à signaler dans le département. Nous n'en possédons pas à Troyes, il est vrai mais selon le programme, vous étiez tout au moins autorisé à rechercher et à indiquer celles qui intéressaient la circonscription dont l'étude vous était confiée, en mentionnant la collection dont elles faisaient partie. Si vous aviez vu Grosley, les travaux de M,;Corrard de Breban, vous ne nous auriez pas laissé le soin de réparer votre oubli. Vous pouvez ainsi vous rendre compte que Grosley n'a pas plus inventé les inscriptions qu'il indique, :qu'il n'a inventé la sentence de l'Oflicial de Troyes rendue contre les Urebecs.; ̃;̃:>.̃, Ce n'est pas sans étonnement que,,dans le premier article'de votre Répertoire (AUibaudières), nous vous voyons débuter :en signalant un amphithéâtre que M. Camut-Chardon, un de ces


amis de la petite patrie, du sol natal, il est inutile de rappeler ici le reproche que l'on fait à ces gens-là, s'était borné à qualifier Camp d'observation. Nous voudrions vous féliciter d'une pareille découverte, mais nous ne le pouvons pas; car, bien que M. Camut-Chardon ait constaté dans ce lieu, situé au milieu des plaines de la Champagne, quelques débris de constructions en dehors des principales, ainsi que la rencontre de quelques monnaies, tout cela n'équivaut pas à une ville, à une ville d'une certaine importance, et vous ne dites pas que vous ayez rien découvert par vous-même. A un amphithéâtre, il faut des spectateurs, et où les trouver dans les plaines inhabitables et inhabitées de la Champagne. Est-ce que vous admettriez par hasard que l'opéra serait bien bien placé au milieu d'un désert ? Si un jour vous découvrez la ville, au lieu indiqué par M. Camut-Chardon, je croirai à votre amphithéâtre.

XI.

Nous ne nous livrons aucune critique à l'occasion des églises paroissiales. Nous aimons à croire que vous les avez mesurées avec exactitude, et nous nous en rapportons à vous sur ce point. Mais avez-vous bien visité ces édifices, et n'avez-vous pas oublié quelques objets ou précieux ou intéressants. Nous le croyons, puisque nous avons relevé un certain nombre d'articles non moins intéressants que ceux auxquels vous avez donné place. dans votre Répertoire.

Vous auriez repoussé de votre travail le beau calice de SaintMaclou, parce que, dites-vous, vous le reconnaissez pour être une œuvre du xvie siècle. Fût-il de cette époque, il n'en méritait pas moins une mention de votre part, car il a de la valeur comme travail, et vous n'avez signalé aucun objet analogue qui remontât même à cette date. Peut-être un jour viendra-t-on dire qu'il est le seul vase sacré ayant, dans le département de l'Aube, survécu aux jours néfastes de 4795.

Parmi les édifices du culte catholique, vous avez bien signalé quelques chapelles, en petit nombre, vous le reconnaîtrez avec nous. Pourquoi ne pas comprendre dans votre nomenclature tous ces édifices modestes, où les populations locales, et quelquefois éloignées, venaient ou viennent encore avec piété .ac-


complir leurs devoirs? Comme le porte le programme il » peut être plus intéressant de signaler et de décrire telle chapelle ignorée, négligée jusqu'à ce jour, que telle cathédrale D sur laquelle il existe des ouvrages auxquels on peut renvoyer le lecteur. » Vous êtes vous-même entré dans cette voie, en indiquant quelques chapelles, même de récente construction; pourquoi ne l'avez-vous pas suivie jusqu'au bout? Vous avez pu remarquer que l'onyrencontreparfois des objets intéressants. En voici un exemple choisi entre plusieurs la chapelle de Vert (commune d'Auxon), que nous avons indiquée, conserve, à l'usage du culte, une croix processionnelle en bronze avec Christ et émaux. Cette croix date de l'époque où vivaient Pierre et Bancelin de Vert, si elle ne remonte pas au-delà. Il ne faut pas un bien grand effort d'imagination pour faire de cette croix un don pieux à cette chapelle par ces deux frères, ofGciers du comte Thibault, qui, en d225, obtinrent de leur libéral maître des privilèges, pour eux et pour leur lignée mâle et femelle. Ces priviléges, sous le nom de Bancelinage, et dont' l'importance équivalait presqu'à la noblesse, conservèrent toute leur force jusqu'à la fin du xvme siècle; car les descendants de Pierre et de Bancelin de Vert, et ils -étaient nombreux, firent souvent reconnaître leurs droits contre les prétentions de leur seigneur, le marquis de la Vrillière. Cette croix avait donc un double titre pour obtenir de vous une mention honorable dans votre catalogue.

A propos d'église, il en est une dont là situation toute particulière méritait, à nos yeux, une citation spéciale. Nous voulons parler de celle de Turgy. Cette église ne touche ni au château, qui domine la contrée, ni aux rares maisons jetées éparses sur la colline voisine. Elle est placée dans un lieu inhabité et inhabitable, c'est-à-dire au milieu des sources nombreuses et abondantes du Landion, et son pavé est en contrebas du niveau de ces sources, de plus d'un mètre. Je ne sais pourquoi, mais je ne puis me défendre d'une certaine pensée. Est-ce que cette église ne serait pas un témoignage de la vénération accordée, par les populations voisines, à certaines fontaines, en raison des bienfaits qu'elles répandaient dans la contrée, vénération qui, du paganisme, est passée dans le christianisme? C'est pour ce motif que nous avons cru convenable de relever les faits de dédicace de certaines fontaines auxquelles sont attachées quelques croyances populaires. Je ne sache pas que vous ayez,


Monsieur, signalé aucun fait de cette nature qui, pour un archéologue studieux, a sa valeur.

A propos de fontaines, n'eût-il 'pas été convenable de rapporter quelques indications de la nature de celles-ci Fontaine de. guérissait de la fièvre; Fontaine de. guérissait du mal d'yeux. Nous croyons que ces indications eussent eu leur intérêt, non pas au point de vue du tort qu'elles auraient pu causer pour l'avenir à MM. les médecins, mais seulement comme étude sur l'esprit des populations d'autrefois.

Pourquoi, M. de Jubainville, laisser dans l'oubli le beau vitrail de l'église d'Ervy, dont le sujet, comme la manière dont il est traité, n'appartient pas à ceux qm sont du domaine de la peinture sur verre. Je veux parler du triomphe de la chasteté sur la concupiscence, représenté à l'aide du symbolisme payen. L'idée y est vigoureuse, il est vrai. On voit, foulés aux pieds du Temps, brûlant dans les flammes éternelles, papes et rois, grands et petits, les grands surtout. N'est-ce pas tout un poème que ce tableau divisé en huit compartiments, c'est-à-dire en huit chants? N'est-ce pas même tout l'esprit du seizième siècle, que cette confusion des' idées chrétiennes avec les souvenirs de l'Olympe et du royaume de Pluton, que cet abaissement de toutes les grandeurs officielles ? Là, comme dans les œuvres poétiques de cette époque, on trouve les prières du Dieu des chrétiens à côté des invocations adressées'aux dieux des payens. Mais on y voit, surtout, dans cette remarquable composition, exécutée de main. de maître, le, triomphe de la morale chrétienne. Pourquoi, Monsieur, n'avez-vous pas mis votre attache à cette page si poétique, d'une idée si pure, et nous avez-vous laissé ce soin? Pour cet oubli, nous vous devons des remercîments car, comme idée originale, bizarre, caractéristique, ce vitrail est, en son genre, l'œuvre capitale, unique du département de l'Aube, et peut-être d'une grande région.

XII

Il fut un ordre religieux qui, pendant deux siècles, joua un rôle fort important, non-seulement en France, en Europe, mais aussi en Terre-Sainte, et qui, par ses institutions et ses premiers dignitaires, se rattache surtout à la Champagne.

Après avoir rempli le monde du moyen âge de sa brillante et


bruyante renommée, après l'avoir peuplé de ses riches établissements, cet Ordre prit fin à la suite d'un procès resté fameux dans nos annales judiciaires. Bien que la milice du Temple ait reçu' sa règle à Troyes, de la main de saint Bernard; que son premier grand-maître fut originaire de Champagne, peut-être de Troyes, puisqu'il portait le nom de l'un des villages de la banlieue de cette ville, vous n'avez trouvé, pour tout souvenir de l'Ordre des Templiers, que la chapelle de la Commanderie d'Avalleurs; citée partons les ouvrages d'archéologie locale, et les ruines, non moins connues, de la Commanderie de la Saulsotté; pourtant, parmi les publications locales, comme dans le recueil' des pièces du Procès des Templiers, sans nous étendre davantage sur la bibliographie qui intéresse cette grande milice, vous auriez pu trouver, si vous aviez pris la peine de chercher, des indications utiles. Mais n'avez-vous pas entre vos mains un document important ? Le Cartulaire de la Commanderie de Troyes, qui aurait dû vous fournir de précieux renseignements. Mais non vous nous avez laissé le soin de signaler à l'attention publique les nombreux établissements des Templiers dans notre département, et, après en avoir nommé plusieurs, nouscraignons d'en laisser encore dans l'oubli.

Ainsi, il faut que nous rappelions la Commanderie de Bonleu, dont le siége est encore indiqué par la ferme de ce nom et par l'ancienne chapelle de la ferme de l'Hopitau, orné d'un beau tympan sculpté, du XIIe ou xm» siècle; celle d'Orient, signalée sur les lieux par les débris de sa maison-forte et ses fossés qui l'entouraient; Le temple de Buxières; ceux de Payns, de Fresnoy, du val de Thors, de Sancey, aujourd'hui SaintJulien celui de Verrières, dont l'emplacement ne serait autre que celui de la ferme encore nommée Ferme du Temple'II faut que nous rappelions que l'église paroissiale du MesnilSaint-Loup, village qui s'éleva sous la protection de la valeureuse milice, était la chapelle de leur vaste maison, dans laquelle, comme dans le temple de Sancey, dans ceux de Payns, de Troyes, etc., eurent lieu les mystérieuses cérémonies dé la réception des chevaliers. Vous n'avez pas trouvé un mot pour une contrée, située à la Chapelle-Saint-Luc, qui porte encore le nom de la Loge dit Temple.- Vous avez passé sous le pltis complet silence la Commanderie de'Troyes, qui donna son nom à tout un quartier de la ville, et passa aux mains des Chevaliers de l'Ordre de Malte;* Enfin, vous n'avez eu que l'ombre d'un


souvenir pour un ordre qui, par ses richesses, par ses nombreux et vastes domaines, anima toute notre contrée pendant deux siècles. Je ne crois pas être trop hardi en leur attribuant la création d'un grand nombre de fermes, de hameaux, et même de villages, notamment ceux qui portent le nom de Loges, parce que ceux-ci se trouvent placés sur les terrains qu'ils ont défrichés, et dans le voisinage de leurs Commanderies (4).

Nous ne vous dissimulerons pas que cet oubli si complet nous étonne nous nous permettons de vous le signaler. Quelle est donc la cause de cette omission, quand vous aviez entre les mains de quoi éveiller, au moins votre attention, si ce n'était votre souvenir? Est-ce un oubli involontaire? Ou ce silence estil dû, au contraire, à l'intention de rayer de l'histoire les souvenirs qui se rattachent à cet ordre vaincu plutôt par l'abus des richesses que par ses crimes? Si telle était votre intention, quelques efforts que vous puissiez faire dans ce but, votre autorité, comme historien ou comme archéologue, n'ira pas jusqu'à faire oublier les faits et les lieux auxquels se rattache cette grande association religieuse et militaire, qu'elle soit innocente ou coupable.

Votre travail peut-il servir de guide, et même de renseignements, pour des recherches sur l'Ordre des Templiers dans notre contrée? Nous attendons votre réponse.

XIII.

Vous avez, Monsieur, signalé quelques châteaux importants, soit au point de vue militaire, soit en raison de l'illustration que leurs nobles propriétaires ont pu jeter sur ces édifices de la féodalité. Vous avez indiqué quelques villes fermées; mais ici encore vos notes sont en défaut. Nous avons ajouté bien des noms de villes fermées et de châteaux à ceux que vous avez catalogués. Ainsi, vous visitez des villes et vous ne vous rendez pas compte que l'eau coule encore dans leurs anciens fossés. Dans (1) Nous n'avons pas mis au rang des établissements des Templiers, la ferme de la Gloire-Dieu, située dans un site un peu sauvage, sur les bords de la Seine, au territoire de Courteron, quoi qu'il y ait présomption que la création en remontât aux Chevaliers du Temple. Mais ce qui ne parait pas laisser de doute, c'est qu'elle aurait appartenu aux Chevaliers de Malte, dont la croix est sculptée sur son portail, qui, comme les principales constructions, remonte au xvi' siècle.


une de ces villes, il nous est permis sur ce point d'éveiller votre souvenir, vous ne voyez pas que de jolis jardins, lui servant aujourd'hui de ceinture, occupent l'emplacement des anciens fossés. Vous passez sous une porte, celle d'Ervy, la seule que possède aujourd'hui le département, et bien que ses deux tours plongent encore dans de profonds fossés, vous ne la voyez pas. Vous ne donnez pas même un souvenir au château de Gyé-sur-Seine, dont il reste d'anciennes parties importantes du XIIIe siècle, et auquel se trouve attaché le nom de Blanche, mère de saint Louis. Vous n'avez pas vu le château de SaintLyé, assis proche de l'église, et dont les bâtiments conservent un caractère de grandeur tout particulier, quoiqu'ils ne formassent, autrefois, qu'une faible partie de cette vaste habitation seigneuriale, en même temps qu'épiscopale, donnéeparLouis VII aux évêques de Troyes, à ce château qui. avant sa réédification au xvie siècle, fut témoin, en 4346, du mariage de Louis X avec Clémence de Hongrie, et qui joua un rôle important pendant la guerre des Anglais (1).

Appliquant ici un principe que vous avez repoussé dans la discussion, vous ne rappelez, pour Estissac, que l'édifice du xvite siècle, et vous vous taisez sur le château féodal du xve, qui, sous le nom de Saint-Liébault, était une des places les plus fortes de la vallée de la Vanne. Vous ne donnez, en passant, aucun souvenir au château de Villacerf, magnifique habitation des Colbert, lequel survécut, pour une grande partie, au premier quart de ce siècle, et dont quelques sculptures, oeuvres capitales, ornent le Musée de Troyes; ni à celui de Pont-sur-Seine, splendide création des Bouthillier de Chauvigny, qui ne fut détruit qu'après que Mme Lœtitia eut cessé de l'habiter. Vous (Hes allé à Aix-en-Othe, et vous n'y avez pas vu les restes de cet autre château épiscopal, reconstruit au xvie siècle, et qui succédait à un autre dont l'existence est signalée au ixe.

Si, pour les édifices consacrés au culte, vous avez généralement fait remonter au xne siècle des parties plus ou moins importantes de nos églises rurales, ce qui, soit dit en passant, nous a quelquefois paru un peu forcé d'appréciation, vous avez un peu trop rapproché de nous l'origine des édifices militaires. Nous croyons, avec une certaine conviction, que les troũ (l) Page 34, à l'article Saint-Lyé, au troisième paragraphe, on a répété, par erreur, Epoque romaine, au lieu de dire E poque moderne.


bles civils et religieux du xvie siècle, ont fait construire moins de moutiers et de châteaux-forts, que la guerre des Anglais, guerre si longue et si désastreuse dans nos contrées; vos indications tendent à faire croire le contraire. A cette dernière époque, on construisait des châteaux purement militaires, servant à abriter momentanément les populations du voisinage et le peu de biens qu'elles possédaient. Une grande partie de ces édifices ne subirent que des modifications après la réunion de la Bourgogne à la France. Sur les mêmes lieux, et pendant les temps plus calmes, dans nos contrées, des règnes de Louis XII et de François XCT, s'élevèrent des habitations auxquelles on donna un certain caractère de force, tout en réunissant autour du maître ce qui était indispensable à la vie. Ces vastes constructions étaient facilement défendues par le nombreux personnel de travailleurs qui les habitaient.

Si les châteaux-forts du xiv* et du xve siècles changèrent d'aspect, ceux qui s'élevèrent dans(le cours du xvie siècle, demeurèrent jusqu'à nous, pour un certain nombre, ce qu'ils étaient. II en est parmi ceux-ci qui ont conservé leur physionomie primitive, et dont les noms ne décorent pas votre Répertoire. Nous en avons cité, il y en a d'autres encore. Ces constructions valent bien une mention; car, sans compter leur importance,. elles témoignent du changement d'habitudes dans les relations sociales elles sont un souvenir d'un travail agricole important, exécuté sous les yeux du maître, travail qui n'appartenait plus alors seulement aux anciennes maisons religieuses, mais qui se sécularisait. Les produits de ce travail étaient ensuite mis à, l'abri d'un coup de main, et par l'épaisseur des murailles, et par la forme donnée aux bâtiments, et aussi par la largeur ou la profondeur des fossés.

Nous avons cité le manoir de Bucey; c'est un type achevé de ce genre de construction. Là, vous trouverez un quadrilatère fermé de fossés, que remplissent encore les eaux du ruisseau de Bucey; des bâtiments, entourant une grande cour carrée, dans laquelle s'élève une tour, aussi carrée, servant de colombier. L'unique entrée était à pont-levis, dont les tourillons sont encore en place, et les entailles de la bascule encore visibles. L'emplacement des portes et de la herse se voit encore aujourd'hui, et un donjon couvre ce passage fort étroit; aucune ouverture ne donnait sur la campagne, sinon celle du pont-levis et un guichet placé à l'extrémité opposée, et débouchant sur. le


chemin de ronde qui isole les bâtiments du fossé. Aux quatre coins, s'élevaient des tours avec meurtrières, disposées afin d'y recevoir le canon d'une arme à feu; de ces tours, trois existent encore. Il n'y a eu que bien peu de parties remaniées quelques fenêtres sur la campagne, et une porte charretière, nécessitée par les nouveaux besoins d'une exploitation agricole, et percée sur l'une des faces perpendiculaires il celle du donjon. Nous vous citons ce manoir comme type, mais combien d'autres méritent la plus sérieuse attention par leurs dispositions analogues ou différentes.

Nous vous indiquerons encore l'ancien manoir de Montaulin, qui va disparaître. C'est une vaste construction en bois, avec galeries au rez-de-chaussée et au premier étage, et avec bâtiments d'exploitation isolés, le tout entouré de fossés. Ce mode de construction avec galeries, souvent pratiqué, au xvi* siècle, dans la banlieue et dans les environs de Troyes, paraît avoir été introduit dans nos contrées pendant ou après les guerres d'Italie.

Permettez-nous de vous dire que nous ne pouvons admettre avec vous que Vendeuvre ait jamais été, en tout ou en partie, ville close. Les fossés que vous avez signalés, étaient, non point une enceinte de la ville, mais bien celle du château du côté opposé au donjon. C'est, au contraire, la population qui, à l'époque où le château féodal perdit de son importance, vint couvrir d'habitations les deux enceintes qui fermaient le vieux château. Le fossé intérieur prit le nom de rue du Chapon; les habitants ont toujours vu, dans ce nom, le souvenir de la redevance payée au seigneur, tradition entièrement conforme aux titres. XIV.

Parmi les noms d'édifices dont le programme ministériel demandait l'indication, on trouve les moulins. On ne peut admettre que les rédacteurs de ce beau document administratif aient pu penser qu'il existât encore des moulins, dont le mécanisme aujourd'hui en mouvement pût remonter à plusieurs siècles en arrière mais on doit être convaincu que l'intention était de reconnaître, autant qu'il est possible, la date de la création de ces établissements industriels qui, par leur destination, ont toujours eu un caractère d'intérêt public. Ainsi, la constatation de ces usines, plus ou moins nombreuses, à une époque quelcon-


que, ne prouve-t-elle pas ou l'importance de la population, ou bien la nature des travaux industriels auxquels se livrait cette population? Appliquant ce principe à la ville de Troyes, n'estce pas dire l'importance de la population, que de constater, au XIIe et au xhic siècle, l'existence de quinze à dix-huit moulins? N'est-ce pas indiquer la direction que prit son industrie plus tard, que de dire qu'au xve et au xvie siècle, ces moulins se convertissent en foulons à draps, en moulins à blanchir toiles, en moulins à papier (i), pour les voir reprendre, à une époque de décadence, la mouture des grains, et, enfin, se convertir, à notre époque, de si brûlante activité commerciale, en filatures de coton? N'est-ce pas faire, en quelques mots, l'histoire industrielle de notre cité?

On ne peut interpréter le programme ministériel dans un sens opposé à celui que nous lui donnons. On l'a vu M. le Ministre, ne se préoccupe pas moins des habitudes, des usages, des mœurs, des faits historiques, que des objets et des édifices que l'art seul recommande à l'attention des observateurs. Ici, encore, n'est-ce pas un oubli, et un oubli grave, que de ne pas avoir signalé un seul moulin dans notre département? N'est-ce pas ignorer le passé de la ville de Troyes, dont les titres de noblesse sont surtout établis sur l'activité commerciale et industrielle de ses habitants? Nous avons réparé votre oubli, en partie seulement, puisque nous n'indiquons guère de moulins ,que pour la ville de Troyes, où nous en avons trouvé dix-neuf, et ces moulins remontent, pour le plus grand nombre, au XIIIe siècle, quelques-uns au xii", et l'un d'eux daterait au moins des premières années de ce siècle, et peut-être même du siècle précédent, de celui qui vit s'introduire en France les premiers moulins à eau.

XV.

Nous devons encore un mot sur la ville de Troyes. L'auteur du Répertoire archéologique n'a rien trouvé dans cette ville qui rappelât l'époque celtique, et pourtant les vitrines du Musée contiennent des hachés provenant des fouilles du bassin du canal. D'autres collections troyennes possèdent aussi des objets appartenant à cette période.

(1) C'était surtout de Troyes que les Estienne tiraient leurs papiers.


Nos indications augmentent, dans une très-notable proportion, le nombre des mentions contenues au Répertoire pour les époques celtiques et romaines. Il en est de même pour les périodes plus rapprochées. Un observateur attentif reconnaît, sans peine, qu'en dehors de quelques objets d'art, peintures ou sculptures, sortis des mains des illustres enfants de Troyes au xvue siècle, le surplus, qui est considérable, des objets d'art renfermés dans les églises, appartient au xvie siècle. En visitant nos églises, on peut facilement se rendre compte de la valeur des nombreux artistes que Troyes possédait à cette époque, comme peintres-verriers, sculpteurs, imagiers, orfèvres, etc., d'un mérite véritable et bien constaté. Nous doutons que le Répertoire laisse cette impression dans l'esprit du lecteur. XVI.

Vous avez cru utile et intéressant, Monsieur, de mentionner les noms de quelques lieux habités, disparus à des époques diverses. Là, encore, vous êtes resté au-dessous de la vérité. Nous avons aussi, de notre côté, rappelé un certain nombre de noms appartenant à cette catégorie. Cette disparition de lieux habités, villas gallo-romaines, villes, villages, hameaux et fermes, comporte, en elle-même, une étude d'un très-vif intérêt. Mais pour atteindre ce but, il faut être complet, ou à peu près, et surtout étudier les causes de ces destructions successives. Nous sommes nous-mêmes restés beaucoup au-dessous des documents que nous possédons, et nous aurions pu élever le nombre de nos citations à deux cent cinquante au moins. Mais une simple nomenclature ne suffit pas, dans la circonstance, pour donner à ce sujet l'intérêt qu'il mérite. Il faut exposer les causes de ces destructions ou de cet abandon, et ces causes sont très-variées. Si les uns ont disparu par suite de violences, sous l'action des torches incendiaires, par suite du massacre de leurs habitants, ou de maladies contagieuses, les autres, au contraire, ont cessé d'exister sous l'influence d'idées infiniment calmes, infiniment paisibles. Mais ce n'est pas l'occasion de se livrer à cette digression qui appartient autant à l'histoire qu'à l'archéologie. Nous dirons encore que vous avez laissé à nos bons soins l'indication de tous les ponts anciens de notre département. Car, sans parler du pont Boudelin, qne vous reconnaissez avoir été réparé de 4774 à 4778, du pont de Bar-sur-Seine, de celui de


Fouchères, il en est d'autres encore qui présentent de l'intérêt, et ici nous n'avons pas l'intention de rappeler quelques beaux ponts laissés dans nos contrées par les ingénieurs du xvin" siècle.

Vous avez aussi, Monsieur, signalé quelques croix de carrefour ou de cimetière; mais nous avons notablement augmenté votre liste par l'indication de monuments qui sont, en valeur artistique, au moins égaux, si ce n'est supérieurs, à ceux que vous avez cités. Vous n'avez pas trouvé de bornes limitatives de seigneurie, dont l'indication est demandée par le programme non-seulement nous en avons découvert, chargées d'armoiries, sur le territoire de plusieurs communes, mais encore nous avons cru nous rendre aux vœux de Son Excellence, en signalant deux bornes limitant les provinces de Champagne et de Bourgogne, quoique ces bornes parussent modernes.

Enfin, il existe d'autres monuments qui n'appartiennent point aux beaux-arts, mais qui, aujourd'hui, sont du domaine de l'archéologie. Je veux parler des arbres dits de Sully. Si toutes les paroisses du département ont possédé de ces arbres, il n'en est plus qu'un petit nombre qui aient survécu aux accidents et prolongé leur existence jusqu'à nous. On en compte encore plusieurs dans nos communes, et nous citerons seulement ceux de Buxeuil, des Croûtes, du Mesnil-Saint-Loup, de Meurville, de Montgueux, etc. Nous pensons que M. le Ministre n'eût pas trouvé déplacée l'indication de ces arbres dans le Répertoire archéologique, car ces arbres ont servi à conserver dans nos campagnes le souvenir d'un grand ministre d'un grand roi, et ils sont, par ce motif, devenus des monuments appartenant à l'archéologie.

Nous voulons achever, et pourtant nous dirons encore le xvie siècle a laissé, sur les constructions de toutes sortes qu'il a vu élever, des inscriptions en forme de devises, de proverbes, de sentences, même de jeux de mots. Nous en avons signalé un certain nombre, et, en note, nous en avons reproduit quelquesunes, recueillies aux Riceys, parce que la plupart de ces dernières sont inédites. Mais combien d'autres méritent d'être mentionnées à Troyes, à Chaource, à Bar-sur-Seine, à Ervy, etc., tant en français qu'en latin, même en grec Mais vous avez fait, Monsieur, des inscriptions ce que vous avez fait des légendes, ce que vous avez fait des ponts.


XVII.

Avant d'achever, nous vous devons, Monsieur, une explication pour répondre au Nota contenu au Napoléonien du 3 octobre. Aussi, nous empressons-nous de vous la donner complète. Nous reconnaissons sans peine que notre travail mentionne un certain nombre d'articles, minime si on le compare à l'ensemble que nous avons formé, dont la constatation ou la découverte a pu suivre votre publication. Si nous avons cru utile de signaler ces faits nouveaux, ce n'est pas dans le but d'augmenter le nombre des citations pour vous les opposer ensuite, mais bien pour arriver a une liste aussi complète que possible des faits archéologiques connus, jusqu'à ce jour, dans notre département.

Nous ferons, cependant, observer que parmi ces faits, et ce sont les plus nombreux, il en est qui brillent au soleil depuis un grand nombre de siècles. Celui ou ceux qui les ont signalés ne les ont pas découverts dans la véritable acception du mot; ils n'ont fait le plus souvent qu'en révéler ou en constater l'existence, afin d'appeler sur eux l'attention publique. Ces faits appartenaient à tous, et surtout à vous, Monsieur, puisque vous vous étiez donné à vous seul la mission de cataloguer tous les faits archéologiques du départeinent, que vous dites avoir entièrement visité. Nous ajouterons encore que nous n'avons pas reculé devant la rectification de quelques rares indications reconnues fautives dans le tirage du journal l'Aube. Nos efforts ont toujours tendu à rester dans la vérité. Si vous croyez devoir signaler quelques rectifications, faites d'après vos observations, vous etes pleinement autorisé à les relever, et nous doutons que vous en trouviez plus de cinq ou six.

XVIII.

Nous avons plus haut renvoyé le lecteur à la table des matières pour comparer le nombre et la valeur des articles par nous catalogués. Tous ces édifices, tous ces objets n'ont pas moins de valeur archéologique que ceux auxquels s'est arrêté M. d'Arbois, et parmi ceux que signale le Supplément, beaucoup sont uniques dans notre département, et sont du plus haut intérêt.


Si nous constatons le nombre d'articles relevé dans l'oeuvre de M. d'Arbois, nous en trouvons, sans y comprendre les églises paroissiales, environ six cent cinquante, dans lesquels prennent place deux cents tronçons de voies romaines. Il reste donc environ quatre cent cinquante mentions se rapportant aux trois grandes divisions de cette étude. Nous avons relevé, de notre côté, huit cents articlcs, parmi lesquels ne sont pas compris les édifices paroissiaux dont nous n'avions pas à nous occuper, et où ne fiburent qu'un très-petit nombre de tronçons de voies romaines. Nous comptons quarante-trois numéros d'objets celtiques et cent trente se rapportant à l'époque gallo-romaine. Ici nous ne relevons pas les indications bibliographiques qui s'énumèrent par centaines.

Ce simple rapprochement explique le motif qui nous a décidés à examiner une étude aussi insuffisante pour le département, et nous avons cru utile, non pas seulement d'apprécier l'œuvre de M. d'Arbois, mais aussi de la compléter autant qu'il était en notre pouvoir. Nous ne pouvons nous prévaloir de l'avantage d'avoir visité les quatre cent quarante-six communes du département. Nous avons rappelé les choses qui avaient frappé notre attention dans les communes que nous connaissions, et nous avons groupé les notes recueillies dans les diverses publications par nous consultées. Qu'aurions-nous donc pu relever, si nous avions visité tout le département, et travaillé pendant cinq ans à ce supplément, comme M. d'Arbois qui a donné il son travail « tant d'heures et tant de journées? (Napoléonien du 23 septembre 1861.)

Nous avons fait observer à M. d'Arbois qu'il avait négligé dit:.férentes sources qui auraient pu lui fournir les plus utiles renseignements. Il a bien voulu répondre à son interlocuteur qu'il les méprisait, et on peut se souvenir de ses expressions empreintes de dédain. Mais il en est une que le programme lui indiquait la collection topographique du département des estampes à la Bibliothèque impériale. A tous les titres, cette source était recommandable, et ce n'est pas la seule que la Bibliothèque impériale peut fournir. M. d'Arbois a-t-il puisé à cette source? Nous répondons? Non.

Certes, pour notre travail, si nous n'avons pas visité les communes du département, nous n'avons pas non plus fait le voyage de Paris. Il est à notre connaissance que cet immense dépôt contient un grand nombre de documents que, comme le dit le


programme, on chercherait vainement ailleurs. Nous avons eu seulement la satisfaction de pouvoir signaler le plan de Troyes, gravé en 4679, et représentant les édifices de la ville. C'est peutêtre le premier plan de Troyes que la gravure ait répandu au moins, il parait être le plus ancien connu.

Nous sommes aussi autorisés à signaler l'oubli de documents qui, plus que d'autres, étaient du domaine de M. d'Arbois. M. le Ministre demande qu'il soit indiqué au moins quelques pièces remarquables renfermées dans les bibliothèques, dans les archives. Ici, et à bon droit, on s'étonne, Monsieur, de votre silence. L'on peut se demander si le dépôt, confié à votre garde, ne contient rien qui soit digne de fixer l'attention. Vous nous. permettrez d'être muet, ou à peu près, sur ce point, car nous ne pouvions aller demander à vous-même des armes pour vous combattre. Mais, cependant, vous nous permettrez de croire que nos archives religieuses ou autres contiennent qaelques bulles, diplômes, chartes ou autres documents dignes d'intérêt. Enfin, une mention sommaire, indiquant le genre d'intérêt que présentent les Archives du département de l'Aube, nous paraissait indispensable, selon le programme.

Quant aux Archives municipales et à la Bibliothèque de la ville de Troyes, vous deviez nécessairement les oublier, puisque vous ne jugiez pas le dépôt si considérable confié à votre garde, digne d'un souvenir, d'une mention. Mais pour ces deux établissements, nous avons pu parer à votre oubli ou à votre précipitation.

Nous vous dirions bien encore que vous avez laissé en dehors de votre nomenclature les nombreux dépôts de scories de la contrée d'Othe. Mais vous nous répondriez sans doute qu'ils n'ont été découverts, je dirai seulement signalés, qu'en -f 8C-f Si vous avez visité cette intéressante contrée, vous n'avez pu vous dispenser de les voir, de marcher sur ces résidus d'une industrie exploitée il y a environ vingt siècles, puisqu'on en trouve dans la construction des voies romaines, notamment dans les matériaux de la voie de Troyes à Auxerre, et que de nos jours ils servent à l'entretien des chemins. Aussi, par le même motif, nous ne vous rappellerons pas les limites territoriales dont il n'a encore été question que dans un travail plus récent que le vôtre.


XIX.

Nous avons promis de compléter la citation extraite du programme ministériel, en terminant cet examen du Répertoire archéologique, dressé par M. d'Arbois. Nous dirons donc qu'après avoir demandé deux tables, l'une par ordre alphabétique de communes, l'autre par ordre de matières, (cette dernière manque au travail de M. d'Arbois,) le programme se termine ainsi « Que l'on suive régulièrement ce système pour tout le vocabua laire de l'archéologie, et cette table par ordre de matières, à elle seule, formera l'inventaire complet des antiquités de la France.

If La liste de tous les collaborateurs, avec l'indication de la part de chacun d'eux dans le travail, terminera l'ouvrage. Ce a sera le dénombrement de l'élite intellectuelle et scientifique de nos provinces au moment présent, après le recensement des richesses de leur passé. La publication de cette liste, apportera au Répertoire l'autorité si nécessaire à une pareille p entreprise, en montrant réunies, dans une œuvre patriotique, D comme en un faisceau, les forces vives de l'érudition de toutes les contrées de la France.

Que de choses dans ce paragraphe, et combien d'idées ces quelques lignes ne soulèvent-elles pas!

Que Dieu nous garde d'analyser, de disséquer toutes les pensées qui peuvent surgir à la lecture de ce dernier paragraphe d'un beau et libéral programme Nous nous bornerons à dire que l'auteur du Répertoire, en ne nommant, et n'ayant eu aucun collaborateur, s'est présenté comme étant à lui seul « l'élite 1) intellectuelle et scientiGque du département de l'Aube n pour les études archéologiques, et pourtant des collaborateurs étaient indispensables, selon M. le Ministre, a pour apporter au Répertoire une autorité si nécessaire à une pareille entreprise, » et ces collaborateurs, on les avait donnés au rapporteur. Pauvre département de l'Aube qui, aujourd'hui, selon M. d'Arbois, ne posséderait qu'un seul archéologue, et encore ne peutil pas s'honorer de lui avoir donné le jourl Fort heureusement, il en est au moins quelques-uns dont l'autorité est grande. On les connaît, ainsi que leurs solides et consciencieux travaux, et si, aujourd'hui, nous avons pris la plume pour nous occuper d'archéologie, tout en voyant figurer notre nom parmi les leurs.


nous nous empressons d'avouer notre infériorité et de nous déclarer le plus nouveau, en date, et le moins méritant.. XX.

Nous avons fini la tache pénible; qui nous a été donnée dans ce travail d'examen et de critique, dont nous aurions été heureux, en l'abrégeant, d'adoucir le ton et les expressions. Mais cela nous était-il possible en présence des interprétations données il des phrases sans ambiguité, et de la hauteur avec laquelle M. d'Arbois a repoussé des critiques, timides d'ahord, quoique fondées, et qui n'ont pris de force que sous le coup de réponses blessantes?

Enfin, M. d'Arbois. ne nous reconnaissant aucune titre pour nous livrer l'examen de son oeuvre, nous mettait en demeure de faire nos preuves ces preuves, nous les croyons complètes.

Pouvions-nous laisser sans répliques quatre articles du Napoléonien, dont le ton hautain et dédaigneux provoquait une réponse qui ne s'est fait attendre que par des circonstances indépendantes de notre volonté.

Nous avons dit il M. d'Arbois qu'il avait eu tort, pour luimême et pour le département, et surtout pour lui-mûrne, de ne pas avoir donné le jour a une o'nvre plus complète, et de ne pas avoir suivi les bons et nobles conseils de M. le Ministre, en ne communiquant pas ses travaux à ses collègues de la Commission. Nous n'avions pas tort, puisque nous avons, et au-delà, justifié les prémisses posées par M. Socard, dans son Avantpropos. Aussi, comme tout fait apporte avec lui sa moralité, terminerons-nous notre examen en rappelant une inscription signalée aux Riceys, et que nous livrons aux réflexions de M. d'Arbois, après nous l'être appliquée à nous-mêmes. car, nu fond. nous n'avons aucune prétention scientifique. 'c'est que patience

l'ASSK SRIEKCR.

XXI.

Enfin, il est doux à notre cœur de proclamcr hautement et de faire connaitre à tous que, si la Société Académique de l'Aube


a reçu, le 25 novembre dernier, le premier prix du Concours ouvert pour les travaux d'un Répertoire archéologique, ce prix lui appartient à tous les titres, puisque déjà le Répertoire, envoyé par M. d'Arbois, surpassait en valeur les travaux admis à ce concours, et qu'aujourd'hui, si un supplément est donné à cet ouvrage, c'est encore l'oeuvre de ses membres. La Société Académique de l'Aube se complète donc ainsi elle-même. Les renseignements que nous avons réunis et publiés auraient dû prendre place dans le travail couronné, et, sans nul doute, ils eussent encore été augmentés en nombre, si chacun des membres de la Commission eût été consulté et eût apporté sa part de collaboration qu'il n'a pas été mis à même de produire. Aussi, n'hésitons-nous pas à rappeler notre pensée formulée en tête de la seconde partie de notre travail le prix a été accordé à la Société dont nous avons l'honneur d'être membre elle le méritait, et nous avons prouvé que, si le Répertoire arcliéologique n'était pas complet pour un habitant du département, la Société, par la coopération de ses membres, pouvait donner à ce travail plus d'étendue, plus de valeur, plus d'autorité.

En commençant tout de suite cet examen du travail de M. d'Arbois, nous lui avons épargné la critique de personnes étrangères à la Société, critique qui, nous le savons, devait se faire jour. Nous avons la satisfaction de pouvoir dire que cette étude supplémentaire, commencée un mois avant que le résultat .du concours fût connu, n'a pas troublé les travaux de la Commission d'examen. A ce moment, cette étude ne paraissait pas devoir prendre le développement qu'elle reçut par suite des communications bienveillantes qui nous ont été faites.

Enfin, nous sommes heureux de pouvoir, dans la circonstance, offrir à la Société un nouvel hommage de notre dévoùment il ses travaux, et de notre attachement à nos collègues. Nul, nous l'espérons, ne verra ici une pensée qui ne prenne sa source dans le plus entier désintéressement.

'lïoyes, le 20 Déccnibic I8fil.

T. Boimoi'.


TABLE DES NOMS DE LIEU.

A

Allibaudii'ies, 7.

Arcis-sur-Anbe, 7.

Arrcllcs, 1S.

Auheterre, 7.

Anxon, 29.

Blanum(élabli3ïementromaiude). Cosdon (hameau de).

Sivrey (hameau de).

Vert hameau de).

A.uzor, 32.

Avant-lès-Marcilly, 2t.

Tremblay (hamcau du).

Avirey-I.ingey, 19.

B

Bagneux, 19.

Balnot-la-Grange, 15.

Balnot-sur-Laigne, 19.

Barberey, 33.

Barbuise, 25.

Bar-snr-Aube, 10.

Bar-sur-Seinc, 13.

Villeneuve.

Bayel, 11.

Beauvoir, 19.

Bercenay-en-Othe, 30.

Bernon, 13.

Bertignolles, 1G.

Bérulles, 27.

Blaincourt, t

Bligny, 12,

Bonîlly, 28.

Botirdenay, 21.

Bourguignons, 13.

Bossancourt, 12.

Bragelogne, 19.

Braux, 8.

Breviandcs, 34.

Brienne-la-Vieille, Il.

Brienne-Napoléon, 11.

Bucey-en-Olhe, 30.

Buchj-res, 2S.

Boxicrca, le.

Celles, 17.

Mores·

Chaise (la), 12.

Chamoy, 29.

Channes, 19.

Chaonrce, 15.

Chapelle-Saint-Luc (la), 33.

Chappes, 13.

Charmoy, 21.

Cliassericoatt, 8.

Chassenay, (G.

Cbauchigny, 9.

Chanmesnil, 12.

Chavanges, 8.

Chêne (le), 8.

Chennegy, 30.

Chessy, 29.

Brenil (hameau du).

llfaizières (hameau du).

Clérey, 31.

Courcelles (hamean de).

Conrceroy, 23.

Conrteranges, 31.

Guillolière (village de la).

Coassegrcy, 15.

Couvignon, tt.

Créney, 32.

Cunfin, 16.

D

Dampierre-de-1'Aube, 9.

Dierrey-SointJnlien, 21.

Dosclies, 32.

Dronpt-Sainte-Marie, 9.

E

Eguilly, IG.

Çrvy, 29.

Montiéranlt (ferme de).

Essoyes,'iB.

Estissac, 30.

Etrclles, 9.

F

Fontette, 17.

Fosse-Corduan (la), 25.

Fouchères, 14.

Fralignes, 14.

Fuligny, 12.

G

Gérosdot, 32.

Hopitan (ferme de 1').

Grandes-Chapelles (les), a. Gnmery, 2:1.

Gyé-sur-Seine, 18.

H

Hampigny, t

I

Isle-Atimont, 28.

Roche (hameau de).

J

Jasseines, 8.

Javernant, 28.

Cheminot (hameau do).

Jully-snr-Sarce, 14.

L

Lagesse, 15.

Laisnes-aux-Bois, 34.

Landrevitle, 17.

Lantages, 15.

Bordes (hameau des).

Laubressel, 3t.

Lentilles, 8.

Lesmont, tt.

Lirey, 28.

Loches, 17.

Loges-Margueron (les), 15. Longeville, 28.

Longsols, P.

Lusigny,31.

La Rivonr.

M

Maccy, 33.

Magniconrt, 9.

Mailly, 8.

Marayc-en-Othe, 27.

Mareilly-le-Hayer, 22.

Marigny-Ie-Châtel,22.

Marnay, 24.

Marolles-lés-Bailly, t4.

Mériot (le), 24.

Merrey, t4.

Méry-snr-Seine, 0.

Mesnil-Saint-I.oun,22.

Messon, 3t.


.Monl.iulin, 31.

Bandes (hameau île).

Montdeaux, 28.

Moiltfcy, 30.

MontiéVnmey, 31.

Montpothier, 2(ï.

liontreuil, 31.

Montsnzain, 8.

Morvillicrs, 12.

Moussey, 2S.

Villcberlin (château tic).

Mnssy-snr-Scine, 18.

N

NcnvîUc-snr-Sciiie, 18.

Nenville sur- Vannes, 3i.

Noës (les), 33.

NogciH-en-Othe, 27.

Nogent-sur-Seine, 24.

P

Paisy-(Josdou, 27.

Cosdon (village de).

Pâlis, 22.

TrechercyouTricherey(hame,iu<Ic). Pargne.s, 15.

l'ayns, 33.

Pcl-ct-Uii, il.

Périgny-la-Hosi1, ilii.

Porthes, 11.

Pincy, 32.

Kacbizy (ferait; de).

Plaines, 18.

Plancy, 0.

Planiy, 22.

Poivre, !).

Targ«-l:i-(;ité(vill;ige de).

l'olisot,18.

Polisy, 18.

Pont-S;iinle-Miiric, 32.

Pont-Huben (hameau du),

Poilt-sur-Seiur, 21.

Pouan,s.

l'on y, 22.

PrcCT-Noti'c.Dame, 11.

Riceys (les), 10. Rigny-Ia-Nonnense, 23.

Rigny-le-Ferron,27.

Rivière de-Corps (la), 33.

Romilly-sur Seine, 25.

Scellières (abbaye de).

Ronceuay, 2D.

Rosières, 34.

Rosnay, 12. Rouilly-Sacey, 32.

Sacey (hameau Je).

Rumilly-lès-Vaudea, t4.

S

Saint-André, 34.

Saint-Micliel.

Saint-Aubin, 24.

La ChapcHc-Godefroy (village de). Le Paraclet.

Saint-Benoit-sur-Vannes, 27.

Courmononcle (village de).

Saint-Flavit, 23.

Saint-Germain, 35.

Saint-Jean-dc-Bonncval, 29.

Saint-Julien, 35.

Saultc(la).

S;iint-Légei'-prc3-Ttoyes, 29.

Saiut-Lyé, 3i.

Saint-Mards-en-Otlii;, 2s.

Saint-Martin-de-Bossenay, 25.

Saint-Pierre (hameau de).

Saint-Mesmin, o.

Courlauge (hameau de).

Saint-Nicolas, 25.

Saint-Oulpli, 0.

Saint-Parres-les-Tertres, 32.

Foicy (abbaye de).

Saint-Paircs-lès-Vaudcs, ii.

Saint-Phal, 30.

Saint-Thibault, 29.

Saint-Usage, 17.

Sainte Manie, 112.

Cliarïey^haraeau de).

Vannes (hameau de).

Sainte-Savine, 31.

Saolsotte (la), 25.

Resson (hameau de).

Satires,!). J.

Semoine, 8.

Soligny-les-Ktangs, 25.

Perteleine (ferme de).

Sorainefontaine-Saint-Lapicn, 23. Sommeval, 29.

Vaussemain (ferme de).

Spoix, 12.

Thieflrain, ti.

Trainel, 25.

Trancault-le-Repo.i, 23.

Trannra, 12.

j Tronan-lo Grand, 10.

Troyes,35.

Tnr^y, 15.

V

Vailly, 33.

Valanligny, 12.

Vanlay, 10.

Vaupoisson, il).

Vauchonvilliers, J2.

Vaudcs, 14.

Vendeuvre, 12.

Valsuzcnay.

Verpillicrcs, 17.

Villacerf, 33.

Villadin, 23.

Verrais (hameau de).

Villemaur, 31.

Villcmoiron, 28.

Villcmoyenne, 15.

Hautes-Villeneuves (hameau des). Villenauxe, 20.

Villc-snus-La-Ferti!, 11.

Clairvaux.

Ville-sur Arce, là.

Villicrs-le-Bois, 10.

Vitry-le-Croisé, 17.

Voué, 8.

Vulaines, S8.


TABLE DES MATIÈRES.

A

ABBAYES. Voyez: Celles, La Chapelle-Saint-Lue, Romilly, Ville-sous-La-Ferté.

Alloues. Voyez Chaource.

Architecture B0M1XK. Voyez Celles, Gyé-sur-Seine, Nenville sur-Seine, Polisy, Troyes (Eglises

Saint-Pierre, Saint-Etienne, Saint-Denis,

Saint-Martin-ès- Aires).

gothique. Voyez Mesnil-Saint-Loup, Pâlis, Plaines, Pont-snr-Seine, Les Riceys, La Saul-

sotte, Saint-Flavit, Troyes (Eglises St-Pierre,

Sainte-Madeleine, Saint-Quentin, Les Corde-

liers, Saint-Frobert).

GRECQUE. Voyez Troyes, (Eglise Saint-Martinès-Vignes).

Archives. Voyez Troyes.

AnsiBS celtiques. Voyez Barbuise, Bourguignons, Chamoy, Essoyes, Fralignes, Gérosdot, La-

gesse, Landreville, Lesmont, Messon, Les

Noës, Pont-snr-Seine, Saint-Oulph, Sainte.

Savine, Trancault, Troyes, Vauchonvilliers,

Vendeavre, Villemaur, Villemoyenne, Ville-

nauxe.

homaines. Aix-rn-Othe, Auxon, Bossancomt, Bragelogne, Celles, Le Chine, Cnnlin, Macey,

Neuville-snr-Seine, Les Riceys, Saint-Ger-

main, Saint-Nicolas, Saint-Phal, Somme-Fon-

taine-Saint-Lnpien, Troyes.

FRANÇAISES, DU 9IOÏGN AGE ET DE L'ÉPOQUE MODERNE. Voyez Chappes, Chassenay, Couvi-

gnon, Essayes, Troyes, Vitry-le-Croisé.

Abqubbusb Du Trovbs. Voyez Troyes.

Abtillbbie. Voyez Troyes.

ATELIER MortÈTAiRE. Voyez Lanta.-es.

Bains romains. Voyez Aix-en-Othe, Neuville-snrSeine.

Bab-RELICFS. Voyez Mussy-snr-Seine, Saint-André, Somme Fontaine-Saint-Lnpien,Troyes (Eglises SaintUrbain, Saint-Nicolus, Saint-Pantalon, et passim), Verpilliètes.

Bénitiers. Voyez Chauchigny.

Bibliothèques. Voyez Troyes.

Bijoux ET Objets celtiques. Voyez Barbuise, lasseines, Neu vilte-sur-Seine, Neuville sur-Vannes,

Troyes, Villadiu, Villenauxe.

Bijoux gallo-bomaisf.– Voyez Aix-en-Othe, Bar-surSeine, Bossanconrt, Bragelogne, Estissac, Ja-

vernant, Montaulin, Neuville-snr-Seine, Les

Riceys, Saint-Phal, Troyes, Villemoyenne.

DU MOYEN AGE ETOE L'EPOQUE MODEIIXK. Vojez Saint-Léger-prês-Troyes, Troyes (Eglises St.

Pierre, Saint-Etienne, Saint-Jean, Sainte-

Madeleine, etptfMim^Ville-sous-La-Ferti5.

Bobses limitatives. VoyezBourdcnay, Bonrgaignons, Chamoy, NeuvilIc-sur-Seine, Sainte-Manre, La Sanlsotte, Villy-le-Maréchal.

C

Calices. Voyez Bar-stir-Aube, Troyes.

CAMP romain. Voyez Etrelles.

Carreaux êjiaillés. Voir Céramique.

CAVEAUX, Voir Souterrains.

CÉRAMIQUE. Voyez Arcis-sur-Anbe, Auxon, Bar-s:crAnbe, Bossancoart, Bouilly, Braux, Celles, La Chapelle-St-Lue, Chappes, Courceroy, Coussegrey, Eguilly, Estissac, Etrelles, Lusigny, Mailly, Montiéramey, l'argues, Pel-et-Der, Poivre, Romilly, Rosières, Bouilly-Sacey, Saint-Anhin, Saint-Germain, SaintOnlpli, Saiut-Phal, La Saulsotte, Somme-Fontaine.Sâint-Lupien, Troyes (Eglises Saint-Pierre, Les Cordeliers, Saint-Rcmi, Saint-Nizier, Saint-Nicolas, et parsim), Vandes, Viiladin, Ville-sur- Arce.

Cercueils es merbe gaii.o-romains. Voyez Aix-enOthe, Elrelles, LesRiceys,Rouilly-Saint-Loup, SaintLyé, Saint-Oulpli, Somiue-Fontainc-Saint-Lupien. Chaire A prêcher. Voyez Troyes (Eglises Saint-Nicolas, Saint-Pantaléon).

Chandeliers. Voyez Fouchères, Villenauxe. Ciiapem.es isolées.– Voyez AuxoiijAvant-lès-Marcilly, Balnot-sar-Laigncs, Bar-sur-Aube, La Chaise, Chamoy ,Chessy,Coussegrey,Ervy,Gérosdor,Isle-Auniont, Lantages, Longeville, Mesnil-Saint-Loup, Moussey, Nogent-sur-Scine, Pâlis, Pont-Sainte-Marie, Les Riceys, La Rivière de-Corps, Saint-5Iartin-de-Bossenay, Saint-Mesmin, Sommeval, ThielTrain, Troyes (passim), Vendenvre, Verpillièreç.

CIIAPSLLB sépulcrale. Voyez Fouchères.

CHASSES, RELIQUAIRES ET Reliques. Voyez Jully-anrSarce, Lirey, Saint-André, Sainte-Maure, Saint-Parres-les-Tertres, Somme-Fontaine-St-Lupien, Troyes (Eglises Saint-Pierre, Saint-Etienne, Saint-Jean, Sainte-Madeleine), Villemaur, Villenauxe, Villesous-La-Ferté.


Châteaux. –Voyez Aix-cn-Otlie, Arcis-sur-Aube, Auheterre, Balnot-snr-Laigne, Bar-sar-Scine, Bernon, Bertignolles, Bligny, Bossancoart, Boarguignons!, Bragelogne, Brienne-Napoléon, Cbamoy, Channes, Chappes, Cliarmoy, Chassenay, Chassericourt, Clérey, Dampierre, Dusches, Gérosdot, Gamery, Gyé-surSeine, Hampigny, Isle-Aumont, Loches, Les LogesMargueron, Longsols, Le bfériot, Merrcy, Méry-snrSeine, Messon, Montsuzain, Monssey, Mnssy-surSeine, Nogent-sur-Seine, Payns, Piney, Plancy, Poivre, Rouan, Romilly-snr-Scine,Rouilly-Sacey.SaintAubin, Saint-Benoit-sur-Vannes, Saint-Léger-prèsTroyes, Saint-Lyé, Saint-Mai ds-cn-Othe, Soligny-lesEtangs, Sommc-Fontaine-St-Lupien, Spoix, Trancault, Troyes, Torgy, Vendeuvre,Verpillières, Villacerf, Villiers-le-Bois, Voué.

CnEUiNÉES EN pierre. Yoyez Bar-sur-Seine, SaintPhal, Troyes.

Cimetières gallo-romains. Voyez Arcis-sur-Anbe, Avirey-Lingey, Bossanconrt, Cunfin, Eguilly,

Pargnes, Saint-Anbin, Saint-Germain, Trai-

nel, Ville-sur-Arec.

modernes. Voyez Aia-en-Othe, Les Riceys. CLEFS AMC^BN^•Es ET modebses. Voyez Chappes, Fouchères, Troyes.

Coii-Ecrioss. Voyez Les Riceys, Chappes, Troyes. COLOMBIER. Voyez Saint-Lyé.

COMMANDERIES DE Mai.te. Voyez La Saulsotte, Troyes.

De TEMPLE. Voyez. La Chapelle-Saint-Luc, Dicrrey-Saint-Jnlicn,Gérosdot, Mesnil-Saint-

Loup, Saint-Julien, La Saulsotte, Troycs.

Tectoniques. Voyez Chanmesnil.

COUVENTS. Voyez Charmoy, Marcilly-le-Hayer, Les Noës, Rigny-la-Nonnense, Rosières, Saint-Aubin, Saint-Nicolas, Troycs (passim), Villacerf.

Cnotz de CARREFOURS. Voyez Bernon, Fonchèrcs, Muasy-snr-Scine, Troyes, Vandes, Villy-le-

Maréchal.

de cimetières. Voyez Laubressel, 3fussy-snrSeine, Saint-Léger-près-1 royes, Vanlay.

processionnelles. Voyez Auxon, Estissac, Savieres.

Cromeleck. –Voyez Saint-Aubin.

Covs a papier. Voyez Saint-André.

baptismalr.– VoyczCi«!ney,Troycs(Eglise SaintNicolas).

D

DOLMENS. Voyez Avant-lès-Marcilly, La Fasse-Cor.duan, Pont-sur-Seine, Saint-Nicolas, La SaulsotteTrancault,Villemaur.

E

Kgi.ises. Voyez Arcis-sur-Aubc, Bar-sur-Aube, Barsor-Srinc, Bérulles, Chaonrce; Clmppes, Clérey,

Dampierre, Ervy, Isle-Anmont, Merrey, Montreuil, Nogent-snr-Seinc, Planty, Poivre, Pont-sur-Spine, Les Riceys, Rosnay, Saint-Jean-de-Bonneval, SaintNicolas, Saint-Parrcs-lès-Tcrtres, Saiat-Parrcs-lèsVaudes, Semoine, Somme-Fontaine-Saint-Lupien, Targy, Villemoyenne, Villenauxe, Ville-sons-LaFerté.

Église fortifiée. Voyez Trainel.

Ëmacx. Voyez Troyes (Eglise Saint-Pierre).

Enseignes DE pèlerinage. Voyez Marcilly-le-Hayer, Troyes.

ËPIS BN terre- CUITE. Voyez Céramique.

Bu PLOMB on en FER.-Voyez Chavanges, Lentilles. ÉTABLISSEMENTS GALLO-ROMAINS. Voyez Auxon, Estissac, NeuvilIe-sur-Varines.

Exploitations DE MINERAI DB fer, OU Métallurgiques. Voyez Aix-en-Othe, La Chaise,, Chamoy, Marayeen-Othe, Morvilliers, Nogent-en-Othe, Saint-Benoitsur-Vannes, Saint-Phal.

F

Fers DE chevaux. Voyez Couvignon.

DE croisé. Voyez Fouchères.

Fibules celtiques. Voyez Les Riceys.

romaines. Voyez Aoxon, Celles, Neuville-surSeine, Paisy-Cosdon, Les Riceys.

Fieîs. Voyez Hampigny, Soligny-les-Étangs. Flècues. Voyez Armes.

Flèches D'ÉGLISE. Voyez Saint-André, Troyes (Eglise Saint-Remi).

Fontaines ET PUITS. Voyez Chassenay, Isle-Aumonl, Moussey, Saint-Mards-cn-Otlie, Saint-Martin-dcBo3senay,Troye.

Forges gallo-romaines. Voyez Chennegy, Estissac, Marcilly-le-Hayer,hlontpothier,Paisy.Cosdon,

Pony, Villemoiron.

Du movbn AGE. Voyez Vendeuvre.

Fortifications. Voyez Arcis-aur-Ao.be, Auxon, Bagneux, Bar-sur-Aube, Bar-sor-Seine,Buccy-en-Othe, Chassenay, Ervy, Marigny-le-Ch:itel, Mussy-sarSeine, Saint-Mards-en-Othe, Troyes, Vendeuvre,Villenauxe.

Fossés. Voyez Arcis-sar-Aubr, Anzor, Dar-sur-Aube, Bernon, Bragclcgiic, Baccy-en-Olhc, Chamoy, Channes, Chappes, Cbassenay, Conssegrey, Dosches, Gérosdot, Les Loges-Margueron, Longsols, Marigny-leCb:itel, Marnay, Le Mériot, Montaulin, Mnssy-sarSeine, Neuville-snr-Seine, Neuville-sur-Vannea, Pelet-Der, Piney, Plancy, Rouilly-Sacey, Saint-Benoitsur-Vannei, Saint-Léger-près-Troyes, Saint-Mard*en-Othe, Troyes, Targy, Vanlay, Vendeuvre, Villyle-Maréchal.

FouR A potbries romaines. Voyez La Saulsotle. FRESQUES. Voyez Paisy-Cosdon, Somme-Fontaine.Saint-Lnpien, Troyes.


G

GROUPES. Voyez Statues.

H

HACHES celtiques. Voyez Armes celtiques. Halles. Voyez Saint-Benoit-sur-Vannes.

HAMEAUX détroits. Voyez Pâlis, Saint-André, SaintMards-en-Othe, Sainte-Maure,Villadin. (Voir anssi Filles et Villages détruits.)

Bermitages. Voyez Chennegy, Saint-Mards-en-Othe, Thicffrain.

HEURTOIRS, Voyez Troyes, Vitry-le-Croisé.

HÔPITAUX. -Voyez Bar-sar-Seine, Bourguignons, Breviandes, Rigny-la-Nonnense, Troyes.

I

INSCRIPTIONS antiques, DU moyen AGE ET MODERNES. Voyez Beauvoir, Ervy, Magnicourt, hlarolles-

lès-Bailly,LesNoës,Le9 Riceys, Troyes (Eglises

Saint-Pierre, Saint-Urbain,Saint-Remi,Saint-

Pantaléon).

funéraires. Voyez Troyes (Egli5es SaintPierre, Saint-Etienne, Notre-Dame-aux-Hon-

nains).

J

Jubés. –Voyez Villcmaur, Troyes (Eglises Saint-Etienne, Sainte-Madeleine).

Juiverie. Voyez Trannes.

L

LAMPES BN tbrre cuite. Voyez Courceroy, Vandes. Légendes, Brienne-Ie-Chuteau, Chassenay, Vendeuvrc. LImITEB. Voyez Bornes.

Litres ou CEINTURES funéraires. Voyez Les Ricey3, Vendeuvre, Vulaines.

M

MAISONS EN bois. Voyez Bar- sur-Seine, Chaoarce, Ervy, Massy-snr-Seine, Piney, Troyes (pas-

EN pierrb. Voyez Bar-sur-Aube, Mussy-surSeine, Nogent, Troyes (passitn).

Manoirs. Auzon, Balnot-la-Grange, Bossancourt, Bucey-cn-Othe,Bucli('re3,Cniifin,Droupt- Sainte-Marie, Montaulin, Montreuil, Neuville-sur- Vannes, Piney, Rumilly-lès-Vandes, Saint-Léger-près-.Troyes, Vanlay.

MANUSCRITS. Voyez Troyes.

Médailles celtiques.– Voyez Saint-Parres-les-Vaudcs, Trancault, Troyes.

romaines. Voyez Arcis-sur-Aube, Anxon, Balnot-sm-Laigne, Braux, Celles, Cnnfin, Estis-

sac, Landreville, Montaulin, Keuville-sur-

Seine, Paity-Cosdon, Pargues, Poivre, Les

Riceys, Rouilly-Saint-Loup Saint-Oulpb,

Saint-Phal, Sainte-Maure, Sainte-Savine, La

Sauhotte, Troyes, Vaopoisson, Vendeovre.

Menhir. Voyez Trancault.

Mesure DE CAPACITÉ. Voyez Troyes.

Métairie. Voyez Fonlettc.

MÉTALLURGIE. Voyez Exploitations.

Meules DB MOULINB gallo-romains. Voyez Auxon, Les Riceys, Troyes.

Monnaies romaines. Voyez Médailles.

françaises. Voyez Bligny, Bourdenay, Chamoy, Chappes,Essoyes,Montpotbier,Trainel,

Troyes (passim).

Mosaïque. Voyez Troyes.

MOTTES ou BUTTES. Voyez Bertignolles, Merrey, PaisyCosdon; Pel-et-Der, Roncenay, Villy-le-Maréchal. Moulins ANTIQUES, Du MOYEN âge ET de i.'bpoqcb moderne. Voyez Auxon, Barberey, Paisy-Cosdon, Sainte-Maure, Troyes.

Musées. Voyez Troyes.

0

Orfèvrerie. Voyez Bar-snr-Anbe, Troyes, Villesous-La-Ferté.

ORGUES. Voyez Lesmont.

P

PBINTURBS diverses. Voyez Troyes (Eglise SaintPierre, et passim), et au mot Tableaux.

MURALES. Voyez Fresques.

Pèlerinage. Voyez Moussey, Saint-Parres-Ies-Tcrtres, Troyes (chapelle de Sainte-Jale, prieuré de SaintQuentin).

Perthuis. Voyez La Chapelle-Saint-Luc.

Pierres CBLTIQUBS. Voyez Avant-lès-Marcilly, Barbuise, Péiigny-la-Rose, St-Nicolas, Soligny-

les-Etangs.

tuiiulaires. Voyez Tombes.

PisctsBfl. Voyez Les Noes, Les Riceys, Troyes (Eglise Saint-Urbain), Valentigny.

PtANS. Voyez Troyes.

PONTS romains. Voyez Bayet.

MOYEN AGE ET ÉPOQUB MODERNE. Voyez Barsnr-Aube, Bar-sur-Seine, Fouchères, Gyé-sur-

Seine, Polisot, Polisy, Trainel, Troyes.

PORTES. Voyez Bar-sur-Anbe, Ervy, Troyes. POTERIES. Voyez Céramique.

PRIEURÉS. Voyez Avirey-Lingey, Bar-sur-Seine,Ervy, Merrey, Montpothier, Pâlis, Les Riceys, Rigny-laNonneuse, Rosières, Saint-Martin-de-Bossenay, Troyes.

Puits. Voyez Troyes.


R

Reliquaires ET Reliques. Voyez Chksses. Retables,– Voyez Pertbca, Ponan, Les Riceys, Troyes (Eglises Saint-Jean, Saint-Nicolas,cVfl«i;n),Vande3. RUINES. 'Voyez Bar- aur-Aube, Précy-Notrc-Dame, Troyes.

S

SCEAUX EN CUIVRE. Voyez biussy-sur-Seine, Troyes (Eglise Saint-Etienne, et /)ai«>n),Ville-soos-La-Fcrté. SCULPTURES en BOIS ET EN PIERRE. Voyez Anxon, Bar-sur-Seine,Ervy, Fuligny, Gérosdot, Magnicourt, Mcrrey, Moutfey, Les Noès, Nogcnt-en-Othe, PontSainte-Marie, Les Riccys, Saint-André, Saint-Phal, Sainte-Manre, Troyes (Eglises Saint-Remi, SaintQuentin, Les Jacobins, et passim), Ville-sons-LaFerté.

SÉPULCRE. Voyez Coussegrey.

Sépulture A ustion. Voyez EgUilly.

SEnnanEntE. Voyez Montceaux, Mussy-sur-Seine, Troyes (EgliseSaint-Loap, et passim).

SlGlLLOGRAPniB. Voyez Troyes, et au mot Sceaux. Souterrains. Voyez Balnot-la-G range, Brienne-laVieille, Les Grandes-Chapelles, Gnmery, Pont-surSeine, Saint-Phal, Troyes (Eglises Saint-Jean, SaintPantaléon\

SQUELETTES, ÉPOQUE celtique ET romaine. Voyez Aix-en-Othe, Bar-sur-Seine, Bragelogne, Celles, Nenville-sar-Vanncs, Ville-sar-Arce.

STALLES sculptées. Voyez Ponl-Sninte-Marie, Troyes (Eglise Saint-Pantaléon).

STATUES ET GROUPES. -Voyez Allibuiidières, Arcis-surAube, Auxon, Chaonrce, Chauchigny, Laubrcssel, Lnsigny, Merrey, Montaulin, Les ÎXoês, Nogcnt-cnOthe, Pâlis, Rnmilly-lcs-Vaudes, Saint-André, SaintAubin, Saint-Julien, Saint-Thibault,Troyes (Eglises Saint-Pierre, Saiut-Eticnne, Notrc-Uamc-aux-Nonnains, Saint-Jacques-aux-Nonnains Saint-Loup, Saint-Martin-is-Aires, Les Cordeliers, Les Jacobins, Saint Nicolas, Saint-Pantaléon, Sahit-Frobert, et passim), Vaudes, Vanpoisson, Villacerf.

Stylum antique. Voyez Paisy-Cosdon.

Substructions ROMAINES.– Voyez Aix-en-Othe, Balnotsur-Laigne, Bar-sur-Aube, Celles, Cunfin, Eguilly, JVcuville-sur-Scine, Les Riceys, Saint-Germain, Troyes.

Tabernaclb. Voyez Saint-André.

TABLEAux ET PEINTURES. Voyez Bar-sur-Aube, Blaincourt, Neaville-snr·Vannes, Perthes, Piney, Pouan,

Les Riceys, Sainte-Maure, Troyes (Eglises SaintPierre, Saint-Etienne, Saint-Remi, Saint-Jean, SainteMadeleine, Saint-Nizier, Saint-Pantaléon).

TEMrr.ES calvinistes. Voyez Saint-Mards-en-Otbe, Solignj'-les-Etangs.

païens. Voyez Saint-Parrcs-les-Tertres. Tbxtrine. Voyez Saint- André, Troyes (Eglise SaintPierre).

Tombelles. Voyez Tumulus.

TOMBES. Voyez Celles,La Chapelle-Saint-Luc,Créney, Jully-sur-Sarce, hlussy-snr-Seine, Nogcnl-sur-Seine, Rigny-lcFerron, Saint-André, Saint-Aubin, SaintLéger-ri-is-Troyes, Savières, Troyes (Eglises SaintPierre, Saint-Urbain, Les Cordeliers, Les Jacobins). TOMBEAUX CELTIQUES. Voyez Tumnlns.

ROMAINS. Voyez Bar-sur-Aube, Celles, Cunfin, Javêniânt, Les Riceys, Saint-Julien.

510TBN AOBBTÊPOQUi! MODERMB.– VoyezDieneySaint-Julien, Fouclières, Nogent-sur-Seine, Romilly-snr-Seine, Saint-Aubin, Troyes

(Eglises Saint-Pierre, Saint-Etienne), Ville-

sons-La-Ferté.

TUBES EN tbbre CUITE. Voyez Céramique.

TUILES faîtières. Voyez Céramique.

bomaines. Voyez Céramique.

TUMULUS. Voyez Arrclles, Barbuise, Ervy, Lagesse, Saint-Mesmin, Vailly, Villadin, Villenanxe.

u

Urnes funéraires. Voyez Céramique.

Ustensiles ET Vases romains. Voyez Poua», Troyes (passim), et le mot Céramique.

V

Verrerie anciense. Voyez Chappcs.

Villas gallo-romaines. Voyez Estissac, Ncuville-surVannes.

Villes ET VILLAGES DÉTRUITS. Voyez Bar -sur-Aube, Bnxières, Essoyes, La Guillotière, Paisy-Cosdon, Poivre, Les Riceys, Saint-Aubin, Saint-Benoit-sur• Vannes.

VILLES CLOSES. Voyez Gyé-sur.Seine, Montiéramey, Neuville-sar-Seine, Nogent-sur-Seine, Saint-Mards- en-Othc, Villenauae.

Vitraux. Voyez Bar-snr-Seine, Chappes, Chancliigny, Ervy,Marcilly-le-Hayer, Marignyle-Chàlel, Nogentsur-Seine, Les Riceys, Troyes (Eglise Saint-Pierre). Phal, Saint-tsage^rnte-Savirfei^jtones, Saint-

THOTES, IMP.DOFOOR-aOIIQBCIT. V<