68 V" CONGRÈS NATIONAL ORDINAIRE MARTIN. Vous avez le bulletin entre vos mains cette question, en effet, a été combattue par nous, et notre action, ce jour-là, valait bien la tienne! (Rires.) Eh bien, camarades, nous savions ce que pouvait donner le im Août. On viendra vous dire ici qu'il y a eu 80 de grévistes on a pu lire dans L'Hu-. manité que dans le Livre, à Paris, il y avait eu 50 de chômeurs. Ils en ont de bonnes à L'Humanité. Mais nous savions ce que pouvait donner le 1er Août, nous savions que les camarades, lorsqu'on leur donne un ordre de grève, n'acceptent pas qu'un parti donne des ordres où' il n'a. rien à faire. Que des organisations syndicales, même très nombreuses, le Congrès en fait foi, renferment d'excellents militants communistes, nous le savons. Que ces camarades-là soient la majorité à la C.G.T.U. en tant que représentants d'orga- nisations, nous le savons aussi. Nous savons, d'autre part, comment on obtient des directions de syndicat nous perdons notre temps à lutter contre les com- munistes, qui ne pensent qu'à s'emparer d'une direction syndicale, et qui ne feront rien. {Applaudissements.) Eh bien,'camarades, depuis des années, on tarit le recrutement, parce qu'au lieu de poser des questions qui intéressent les camarades dans les syndicats, à chacune de nos assemblées syndicales, on ne parle que de polémiques. Si les camarades sentaient la nécessité d'ayoir un parti politique diri- geant, je déclare que depuis des années je serais du Parti communiste et d'autres avec moi, mais, depuis la scission politique et confédérale, nous avons vu tant de chefs, il y a eu tant de mots d'ordre, on a voulu mettre le prolétariat à tant de sauces, que l'on ne peut s'y reconnaître.. Il. fut un temps où il lut question des commissions syndicales, un temps où Frossard, voulant donner la lune aux unitaires, venait dans les Congrès confédéraux au nom du parti. A cette époque, nous le dénoncions et vous l'avez dénoncé vous-mêmes Mais, il y en a eu d'autres, les attaques que nous avons menées contre Treint, vous les avez reprises à votre compte. Il y en a eu des centaines. Si dans nos organisations syndicales de telles moeurs devaient s'implanter, si les campagnes de L'Humanité devaient continuer, vous pourriez être satisfaits. Il ne s'agit pas ¡pour nous, délégués de la minorité, d'essayer de nous si- tuer, les positions de chacun sont à ipeu près prises. Même ceux qui n'avaient pas de mandat impératif, qui auraient pu être hésitants, on leur a fait la leçon hier soir. Il n'en est pas moins vrai qu'avant que l'on nous jugule, il est néces- saire que le plus grand nombre des délégués vienne à cette tribune et, s'il y en a qui, comme Leboursier, peuvent dire qu'après la grève le Syndicat des Dockers de Bordeaux a pris une force considérable, ce dont nous félicitons ceux qui ont mené la grève, nous demandons aussi que l'on nous dise ce qui est arrivé à Halluin et les résultats de la grève de la Loire. En effet, il nie s'agit pas, dans un rapport d'activité, de faire son autocri- tique. Ces jours derniers, dans L'Humanité et La Vie Ouvrière, on pouvait lire que les minoritaires avaient signalé les faiblesses de la C.G.T.U., mais que la Commission exécutive les avait déjà signalées dans son rapport d'activité. « Nous disons nos faiblesses et nous les disons les premiers » C'est un peu trop commode et, si on nous parle si souvent des Dockers de Bordeaux et des Mineurs de I'Aveyron, je, voudrais qu'on nous parlât aussi des Mineurs de la Loire.. Depuis la grève d'Halluin, des camarades de la région du Nord, il y a eu la manifestation de Vincennes. Le Comité central, dans L'Humanité, a fait l'autocritique de cette manifestation et envisagé l'action communiste pour le