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Title : Congrès national ordinaire (5e congrès de la C.G.T.U.) Paris, 15-21 septembre 1929... / Confédération générale du travail unitaire (Section française de l'Internationale Syndicale Rouge)

Author : Confédération générale du travail unitaire. Congrès (5 ; 1929-09-15 / 1929-09-21 ; Paris)

Publisher : impr. de la Maison des syndicats (Paris)

Date of publication : 1929

Type : monographie imprimée

Language : French

Format : 573 p. ; in-8

Format : application/pdf

Copyright : domaine public

Identifier : ark:/12148/bpt6k110201d

Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 8-R-45877 (1929)

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb338789888

Provenance : bnf.fr

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Title : Congrès national ordinaire (5e congrès de la C.G.T.U.) Paris, 15-21 septembre 1929... / Confédération générale du travail unitaire (Section française de l'Internationale Syndicale Rouge)

Author : Confédération générale du travail unitaire. Congrès (5 ; 1929-09-15 / 1929-09-21 ; Paris)

Url of the page : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k110201d/f67


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PREMIÈRE JOURNÉE 65

3

syndicats de Boulogne, puisque l'Union locale a décidé de centraliser les man-
dats de tous ses syndicats et de iles remettre à deux délégués qui viendraient à
ce Congrès. Mais, en ce qui concerne le mandat des syndicats de dockers, il
y a en effet une précision à apporter.

Le camarade Baly, secrétaire du Syndicat des Dockers de Boulogne, d'ac-
cord avec la majorité fédérale, a été battu par deux fois à Boulogne. Bour
a été battu à Boulogne et aux réunion d'Union locale. Le secrétaire du Syn-
dicat des Dockers, en même temps qu'il est secrétaire de l'Union locale, a été
battu; malgré cela, on a adressé le mandat à Olivier, adversaire de la majo-
rité confédérale. J'appelle cela une ac extorsion de mandat».

J'appelle cela une extorsion de mandat parce que le Syndicat des Dockers
de Boulogne est d'accord avec la majorité confédérale et contre la majorité fé-
dérale. J'ajoute que je ne m'explique pas très bien la position d'un militant
comme Olivier. Je me demande avec quelle main il va voter. Avec la gauche
et la droite en même temps? (Bruit.)

LE Président. Il n'y a plus d'orateurs inscrits. Je demande aux cama-
rades de se faire inscrire, autrement nous donnerons la parole au camarade
Gitton pour mettre fin au débat sur le Rapport d'activité.

MARTIN. Je demande la parole, mais vu l'heure, j'hésite à monter à la
tribune.

UN DÉLÉGUÉ. Je demande, étant donné que beaucoup de camarades doi-
vent rentrer en banlieue, qu'on reporte la suite de la discussion à demain.
LE PRÉSIDENT. La discussion continue. La parolç est au camarade Mar-
tin, des.Typos parisiens.

INTERVENTION DE MARTIN

MARTIN. Je monte à cette tribune assez rassuré, puisque le camarade Le-
boursier a déclaré tout à l'heure qu'on ne se battrait pas.

J'aimerais, dans mon intervention, dire exactement ce qu'est le point de
vue de notre minorité. On vous dit, depuis ce matin, qu'il y a plusieurs frac-
tions minoritaires. La majorité de mon syndicat et moi-même faisons partie de
la vieille minorité, de celle que vous avez toujours trouvée devant vous, parce
qu'elle est toujours dressée contre les projets d'abord, contre la réalisation en-
suite, de ce qu'on a appelé, à un moment donné, la direction unique de ce
que l'on appelle aujourd'hui le rôle dirigeant du Parti communiste vis-à-vis
de la C.G.T.U.

Il est indispensable que le débat soit situé sur son terrain exact. Il ne
s'agit pas de nous la faire à l'influence en nous disant Nous sommes les plus
révolutionnaires, la preuve en est donnée par le fait que seuls nos amis ou
des camarades se réclamant de nos doctrines sont en prison.

Nous regrettons que des camarades, pour leur action politique ou syndicale,
soient emprisonnés.

Nous regrettons infiniment que les véritables responsables de la C. G. T. U.
ne soient pas présents ici aujourd'hui.

UN DÉLÉGUÉ. Tu sais pourquoi.

MARTIN. Je dis que je regrette qu'ils ne soient pas évidemment, nous
savons pourquoi. Nous le regrettons quand même.

UN DÉLÉGUÉ. Il faut préciser mieux que cela.

MARTIN- Notre position n'est pas nouvelle. Si nous sommes contre la
subordination (j'appellerai cela non pas la subordination, mais la collusion) d'un
parti politique et de nos organisations syndicales, ce n'est pas parce qu'une ques-
tion de personnalités nous guide. C'est parce que nous sentons, parce que nous

Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 8-R-45877 (1929)

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