64 V° CONGRÈS NATIONAL ORDINAIRE comme nous voudrons, et vous ne nous empêcherez pas de dire ce que nou, pensons contre la C.G.T.U. et contre le Parti communiste., » Vojlà, camarades, quelle est l'oeuvre des dirigeants de la Fédération des Ports et des Docks qui prétendent avoir remporté hier, au Congrès fédéral, une grande, une très grandé victoire Cependant, les camarades dockers commencent à voir clair. J'ai oublié de vous dire tout à l'heure qu'on a même reçu, à la Fédération des Ports et Docks, un mandat de nos camarades des Sables-d'Olonne, que le camarade Bour avait d'ailleurs eu soin d'escamoter en laveur de la politique du Bureau fédéral. Hier, je recevais.une lettre de nos camarades des Sables qui me don- naient mandat pour les représenter. Ce mandat, je l'ai sur moi, ou plus exac- tement il est à la Commission de vérification, il implique le vote pour le rap- port d'activité de la C.G.T.U. Vous voyez par là que, si l'on avait fait une assemblée générale aux Sables-d'Ôlonrie, nous pouvons être certains .que les secrétaires fédéraux des Ports et Docks auraient été battus.. Voilà, camarades, ce que j'avais à dire. Je pense que cela suffira aux cama- rades fédéraux pour répondre. (Applaudissements.) En ce 'qui concerne les relations de la C-G.T.U. et du Parti communiste, c'est de la plaisanterie. À Bordeaux, il n'y a pas tant de communistes que cela, je voudrais, pour ma part, qu'il y en eût 2.000! Jusqu'à présent, il faut bien le dire, quels sont les militants emprisonnés dans les geôles républicaines ? Sont-cé les militants réformistes de la « Ligue syndicaliste »? Je n'en connais pas. Est-ce que ce sont les confédérés ? Je n'en connais pas davantage. Est-ce le camarade Charbit qui descendra dans la rue ? Je ne l'y ai jamais vu. Est-ce le camarade Chambelland ? Pas le moins du monde. Ceux qui sont emprisonnés, ce sont les militants du Parti commu- niste et de la C.G.T.U. (Vijs applaudissements.) LE Président. La parole est au camarade Olivier, des Dockers de Dun- kerque, pour une précision. Olivier. Camarades, je trouve fort étrange que, au cours de ce Con- grès, dans cette salle, intervienne un camarade appartenant, paraît-il, aux Dockers de Boulogne, et n'ayant pas de mandat de cette organisation, qui vient critiquer ici l'attitude des dirigeants de la Fédération des Ports et Docks. Une seule question doit se poser Par quel intermédiaire ce camarade s'est- il infiltré parmi nous ? Qui représente-t-il dans ce Congrès pour se permettre de parler au nom d'une organisation qu'il ne représente pas ? Camarades, je suis porteur du mandat de Boulogne. Quoique étant pour la direction confédérale, je l'ai accepté en tant que minoritaire. Vouloir se faire passer pour le délégué d'une organisation qu'on ne représente pas, à seule fin d'influencer les congressistes, je considère que ce n'est pas fort de la part de la majorité confédérale. Je pense, en effet, comme on l'a indiqué, que, au cours de ce Congrès, nous allons avoir la possibilité .de nous expliquer et d'exa- miner les problèmes au fond. C'est pourquoi je vous demande aux uns et aux autres, majoritaires et minoritaires, de discuter seulement au nom des organisations que vous repré- sentez et de ne pas prétendre parler au nom d'organisations pour lesquelles vous n'avez pas de mandats. Je considère qu'en agissant de cette façon, il serait trop facile d'attraper une majorité dans un Congrès. (Applaudissements.) PORRRYE. A la précision du camarade, je veux apporter une autre pré- cision et qui ne sera. pas sans valeur. Notre camarade Douchain, avec un autre camarade de Boulogne présent à ce Congrès, représentent l'ensemble des