56 V° CONGRÈS NATIONAL ORDINAIRE Le prolétariat ne se laissera pas faire. Il saura faire échec aux forces coalisées de la répression. Malgré et contre tous, le Congrès de la C.G.T.U. se tiendra. Les ouvriers révolutionnaires organisés et inorganisés sauront défendre leur organisation de classe. Il faut que Je Congrès mette fin à la. confusion idéologique. Voilà nos mots d'ordre « A bas les réformistes de chez nous A bas les traîtres socialistes A bas l'Union nationale Vive la C,G.T.U. et le Parti communiste » (Applaudissements.) Deveaux. Le policier qui, a établi cette circulaire ne l'a pas signée ? Engler. Avec ce qui nous a été décerné avant Je Congrès, je comprends très bien qu'à son ouverture on nous serve ce qu'on appelle « le plat de résis- tance Cela ne nous fera pas changer. Mais il est tout de même dans le droit des militants de demander, en face des camarades de la majorité confédérale qui nous connaissent et qui ont vécu avec nous notre action quotidienne, s'il est possible, franchement, qu'on attrape une telle jaunisse dans un délai de dix-huit jours. Je ne peux pas oublier qu'il y a dans ce Congrès des secrétaires ,fédéraux qui ont été avec moi dans l'action jusqu'à la date du 12 juillet, peu avant le l8r Août. Je veux parler de la fin de la grève des tramways et je demande à ces camarades s'ils peuvent s'associer aux expressions dont on se sert à notre égard. Comment! Se dresser courageusement parce qu'on ne veut pas permettre à un parti politique de commander les ouvriers syndiqués, c'est être tin briseur de grève et un jaune? Camarades, il se peut qu'après ce Congrès, c'est même fort probable, il y ait encore des ouvriers qui descendent dans la rue par nécessité. Nous verrons si les briseurs de grèves, les lâches, ne continueront pas à faire la besogne qu'ils ont faite. Nous verrons si nous avons changé. Nous sommes certains que non. Mais que cela vous plaise ou non, nous vous déclarons il ce Congrès que Je jour où vous voudrez vous permettre une fois de plus d'abdiquer devant les instructions forme'lles d'un parti, nous serons encore là pour nous dresser contre cette prétention. (Huit! Hou!) Vous pouvez faire « Hoti Hou Il n'y a qu'une chose qui compte pour nous ce sont les ouvriers qui placent leur confiance en nous. (Protestations.) Vous pouvez également, et c'est votre droit, protester. Je pense que si vous protestez avec tant de véhémence, c'est' parce que vous ne nous connaissez pas. (Rires.) Les ouvriers dockers sont des révolutionnaires, et c'est vous-mêmes qui le déclarez encore dans les colonnes de votre Humanité. Notre Congrès vient de se terminer et à une immense 'majorité, 25 voix contre 9, malgré votre campagne systématique de dénigrement, malgré vos injures, malgré vos insultes, au Congrès .de 1 la Fédération des Ports et Docks, qui a tout de même des effectifs dont nous tenons compte, les ouvriers dockers ont voté pour nous et ils seront servis. LE Président. La parole est au camarade Allot, du Syndicat de l'Ensei- gnement du Finistère.