50 VU CONGRÈS NATIONAL ORDINAIRE Je pense que sur ce terrain, comme sur le terrain corporatif, nous avons, au point de vue C.G.T.U. de grands problèmes à résoudre. Mais il est un autre point sur lequel je veux dire mon opinion au Bureau confédéral. Nous avons critiqué les assurances sociales et évidemment, dans la formule on elles sont présentées, qui est une formule d'accroissement du capitalisme, nous sommes contre elle. Mais, àt côté de nous, il y a des organisations qui essayent d'arriver reprendre les masses et non pas pour les conduire dans la voie de la révolution, mais, au contraire, dans la politique de la bourgeoisie. Or, je reproche à lâ C.G.T.U. son insuffisance sur ce terrain* puisqtt'à quatre ou six mois de la mise en application des assurances sociales, non seulement nous n'avons pas de directives précises, mais nous sommes en présence, d'un vague qui frise presque l'inconscience. Bien que faisant partie de la majorité, il nous faut avoir le courage de dire ce que nous pensons et ne pas laisser à la. minorité le rôle-ile censeurs de nos Congrès. {Aplilaudisementsï) Il y a un autre point sur lequel je veux insister, c'est celui de la main- d'œuvre étrangère. On a dit, on a écrit, très souvent, que trois millions d'ouvriers étrangers en France servent le capitalisme dans la mesure où l'on peut tes dresser contre nous, dans la mesure oit le capitalisme peut profiter des diffé- rences de langue ou de manière de vivre qu'il peut y avoir.entre les uns et les autres. Il y a des quantités d'ouvriers espagnols, italiens, polonais qui ne sont pas de mauvais combattants révolutionnaires, bien loin de la. Nous les avons trouvés en différentes occasions, soit par exemple dans les grèves minières de l'Aveyron, ou certains arrivaient après avoir fait des grèves conséquentes dans les Asturies. l;h bien, dans l'Aveyron, malgré ce qu'ils avaient souffert pour leur idéologie de classe, ils prenaient part à la lutte nous les avons trouvés dans. les différentes conflits, et je crois qu'il fattdra que la C.G.T.U. comprenne que, sous peine de faillir à notre tâche révolutionnaire, nous ne pouvons pas ne pas placer au premier plan de notre activité le problème de la main-d'œuvre étrangère,, en raison même du contingent révolutionnaire qu'elle renferme. Ces quelques points, j'ai voulu les indiquer de façon que certains camarades donnent leur point de vue. Sur la question de l'orientation, tout l'heure, j'écoutais Berlot. A propos de la rationalisation, figurez-vous, qu'il ne m'en veuille pas que l'exemple ctu'il citait propos des tisserands de Lyon, Bidegaray le citait à Montauban-, il y a quelques trois mois, avec cette différence qu'il prenait les dockers du Havre quand ils renversaient les grues. Il. y a là des subtilités de pensée qui, je crois, ne doivent pas être interprétées comme cela. La rationalisation capitaliste, nous devons la combattre et la raison fonda- mentale pour laquelle nous devons la combattre, compte tenu: du rythmes de la production pour Je prolétariat, compte tenu de tout ce qui peut en découler sur ce terrain, c'est qu'elle est un moyen de renforcer le capitalisme. C'est sur ce terrain que nous devons lutter contre. Quand on. entre dans le' détail de ces différents. problèmes, il va de soi que si l'on a des différences d'interprétation, on en arrive à poser la question des fractions,, et l'avis passé ce matin, par Chambelland, il n'y a' pas le diesap- prouver,, au contraire. Ce n'est pas d'aujoureHiui que les fractions se réunissent. Les- francs-maçons, pour mener' leur. action dans le syndicat, se réunissent dans la loge commune. Noaa avons même ce spectacle à Toulouse. A la même' loge se réunissent un camarade qui est le chef- des anarchistes, un autre camarade'