48 V° CONGRÈS NATIONAL ORDINAIRE INTERVENTION DE BERGER BERGER. Camarades, la discussion mérite que la plupart d'entre nous intervenions pour dire quels sont nos points de vue sur les différents problèmes qui sont contenus dans le rapport d'activité de la C.G.T.U. Sur le problème de l'orientation, il m'apparat que la question, telle qu'elle est posée, indique clairement qu'à l'heure actuelle, si l'on est d'accord avec les perspectives tracées par la C.G.T.U., il ne peut y avoir dans la pensée d'aucun :révolutionnaire sérieux la proposition de séparer les organismes révo- lutionnaires, qui ont une vie et une activité pour ainsi dire commune. Cominent, dans la C.G.T.U., on a l'air de faire un «-distinguo», on a l'air de placer avec subtilité certaines cloisons étanches. Cependant, dans la pratique, je connais particulièrement certains syndicats de- la région où je suis -et aujour- d'hui je suis presque sûr que, dans pas mal d'endroits de notre pays, dans pas mal de régions, l'ossature même du mouvement syndical révolutionnaire est constituée par des camarades d'un parti, de celui qu'on a nommé dans la dis- cussion tout à l'heure. Sur ce point-là, il m'apparaît donc que l'on ne peut essayer actuellement de créer quelque chose qui soit susceptible de diviser ces forces révolutionnaires destinées à mener une même et unique bataille. Par conséquent, les opinions exprimées tout à l'heure par l'ami Berlot, que je connais bien à la Fédération des Cheminots, ne peuvent être retenues parce qu'elles n'ont aucune signifi- cation, et lui-même l'a reconnu, puisqu'il n'a pas apporté dans son exposé de tout a l'heure les perspectives révolutionnaires telles qu'il les concevait lui-même. Sur le Premier Août particulièrement, il faut reconnaître qu'il a été dans notre mouvement un coup de sonde qui nous a permis de vérifier, d'une façon absolument claire, où se trouvaient ceux qui, véritablement, sont en accord avec les décisions de la C.G.T.U. Evidemment, il en est qui, dans nos Congrès, avaient voté des résolutions contre la guerre, qui avaient fait partie de notre majorité, mais quand il a fallu passer à la pratique, quand il a fallu, comme on le dit, se mettre au boulot, quand il s'est agi de mobiliser les éléments actifs de la C.G.T.U., il faut biey reconnaître qu'il y en a pas mal qui ont été au-dessous de leur tâche et cela même dans nos cadres syndicaux de la C.G.T.U. (Applaudissements) Et si, à côté de ce qu'a dit Gitton tout à l'heure, parce que je ne veux pas reprendre les arguments qu'il a apportés, même si le mouvement du Premier Août n'avait eu d'autre résultat que de nous permettre de voir nos faiblesses, il aurait apporté au mouvement révolutionnaire un appoint sérieux. Sous peine d'être nous-mêmes des incapables, il nous indique immédiatement les points sur lesquels nous devons apporter les remèdes, afin que l'outil révolutionnaire soit créé pour la bataille de ,demain. Tout n'est pas parfait dans la C.G.T.U. et, la question de l'orientation Èt part,, il faut que dans ce Congrès nous ayons le courage, dans la majorité comme dans la minorité, de dire les points sur lesquels il faut que le Congrès pousse les militants pour arriver à notre but. Quoique ne vivant pas d'une façon particulière la vie de la C.G.T.U., étant donné que la plupart de mes occupations sont dans la Fédération où je milite, je reconnais cependant que le grand problème que nous avons à retenir en pre- mier lieu, c'est celui des tâches d'organisation. J'ai eu l'occasion de visiter des syndicats, car je participe dans la mesure de mon temps disponible à la vie de mon Union régionale. Or, combien parmi eux ont des cadres d'une faiblesse, non pas de bonne volonté, mais d'idéologie pra-. tique Combien de fois ne sommes-nous pas pour cela à la hauteur de la lutte f