PREMIÈRE JOURNÉE 47 d'être subordonnés à ua> parti' politique. Nous refusons parce que nous ne savons pas où nous allons. Hier c'était la liaison organique; aujourd'hui c'est la direc- tion unique; demain ce sera la subordination et, après demain, alors que les membres du Parti doivent tous être syndiqués et qu'ils ne, le sont pas toujours, ce seront les membres de'la C.G/F.U. qui devront avoir dans leur poche la. carte du Parti. Le PRÉSIDENT. Camarades, oui ou non, voulez-vous faire respecter les décisions du Congrès ? Je demande au camarade Bërlot. d'en terminer, voilà déjà plusieurs fois qu'il dit qu'il n'en avait plus que .pour quelques minutes. BERLOT. La voilà bien la démocratie! ,LE Président. Si. tu ne provoquais pas tout le temps nos camarades, il y a longtemps que cela serait terminé! CLAVER!. Simonin, au nom du Bureau confédéral, a demandé que nos camarades fassent le plus grand silence afin que chacun puisse librement s'exprimer ici, mais dans la mesure toutefois où le camarade qui occupe la tribune ne s'amuse pas lui-même à provoquer la salle. Nous considérons que le temps de parole accordé à Berlot a été amplement suffisant, il l'a même dépassé de cinq à dix minutes- Je demande au président de donner la parole au second orateur. Nous ajoutons que nous demandons aux membres de la majorité coh- féérale et plus particulièrement aux membres du Parti d'être disciplinés dans le Congrès, d'accepter d'entendre même des paroles qui peuvent être consi- dérées comme une véritable provocation. (Applaudissements?) Nous demandons cela aux camarades du Parti, afin que, demain, on nc puisse' pas prétendre que la démocratie syndicale n'a pas régné dans les assises dé la C.GiT.U. et afin que les adversaires de la C.G.T.U. ne puissent pas être tentés d'amener certaines de nos organisations vers les voies qui sont hors des oies révolutionnaires. (Applaudissements sur un grand nombre de bancs.) LE ¡PRÉSIDENT. Vous avez entendu la proposition de Claveri, qui consiste retirer la parole à Berlot. Je mets cette proposition aux voix, (Cette proposition est- adoptée ci la majorité.) BERLOT descend de la tribune en disant Ironiquement « Merci, voilà la ,démocratie syndicale, il faut croire que mes -paroles vous gênent LE Président. Je rappelle qu'il avait été décidé d'accorder un délai de 45 minutes à tous les camarades qui prendraient la parole. J'en profite pour dire qu'il y a une motion, qui nous est parvenue d'un camarade qui souligne, je pense que cela n'était pas nécessaire, que les camarades qui n'auraient pas à parler 45 minutes n'ont pas besoin de se gêner et qu'ils peuvent très bien ne parler que dix minutes ou un quart d'heure. (Rires.) Je donne la parole à Le Gentil, des Terrassiers du Havre. LE Gentil. Camarades, au Syndicat des Terrassiers du Havre, nous .avons voté la résolution complète de la C.G.T.U., mais, je tiens à déclarer que nous ne sommes pas d'accord sur l'acceptation au Congrès des inorganisés et je vais vous en expliquer les raisons. Notre Union locale et notre Syndicat fonctionnent très bien grâce au travail des secrétaires de notre organisation et de notre région. Nous disons quand même que les inorganisés, s'ils étaient des as, pourraient venir s'organiser dans nos syndicats ils déclarent qu'ils sont sympathisants à la C.G.T.U., mais s'il en est ainsi, ils n'ont qu'à venir parmi .nous afin de grossir nos rangs. C'est pourquoi nous tenons a voter contre l'acceptation des inorganisés au Congrès confédéral. (Applaudissements.) LE ¡PRÉSIDENT. La parole est à Berger, des Cheminots de Toulouse.