46 Vo CONGRÈS .NATIONAL ORDINAIRE'
tfawir vu clair trop tard seulement, pour avoir vu .clwïr trop tard, ils deviennent
des réformistes.
Est-ce à dire qu'ils acceptent le point de vue de l'ancienne .minorité ? .le ne
le. crois pas. Je vois simplement qu'entre l'ancienne et la nouvelle minorité, il
existe un- Ken. puissant qui est celui-ci nous voyons rester des syndicalistes-
(Applaudissements. Très bien !)
Nous ne voulons pas subir la stibordination d'un pffrti politique, fut-ce le
nôtre, car il y en a parmi nous qui en sont.'
Il est possible qu'à l'heure actuelle, les membres du Parti communiste et les
membres de la C.G.T.U. aient le anême idéal. Il y a toutes sortes de chances,
par -contre, pour -que nous ne soyons pas d'accord, ià l'heure actuelle, sur les
moyens d'action ,et nous ne voulons pas que les buts *tu syndicalisme soient
transportés sur le terrain politique. Or, que. voyons-nous dans L'Humanité
d'aujourd'hui?
« 'Le Congrès confédéral sera la httte entre les communistes et tes anticom-
Mais, camarades, c'est ce que nous ne voulons pas l'intérieur d'une
organisation qui, comme le disait Gitton, groupe tous les camarades., sans.
distinction de partis-
A qui la 'hutte li c'est' transposé sur fe terrain politique? -tint.
'minorité organisée? Non, camarades. {Chtil '(hit! •Bmrit.)
La minorité, qu'est-ce qui ta crée? Mais c'est vous. Si vous n'atviez pas pris
,ces mesures, les minoritaires d'aujourd?hui seraient encore des majoritaires.
(Tumulte.)
Dans La Vie Ouvrière Monmoussentl se éroit extrêmement habile de pro-
poser à la minorité d'entrer it lu Commission executive et, d'autorité, désigne
notre camarade Oian*beMan«W Mais est-ce que Schumacher, Boville vt d'autres
se croient représentés par Chambelland ? Est-ce qu'ils ont 'la même plate-
forme? Est-ce qu'ils se sont entendus?. Et parce qu'ils ont- un simple lien
• commun, est-ce qu'on se figure qu'un .camarade de l'ancienne minante j-epré-
sotte les camarades qui s'insurgent contre la dictature, contre la -main-mise
d'un :parti ? Pas le moins du monde. Et puis cette habileté est -cousue de tit
-'blanc. Est-ce que nous -n'avons pas vu, à Bordeaux, le même geste à l'égard de
la minorité? i©n a désigné comme suppléant (et comme dernier suppléant,
je crois) le camarade Kéraudy. Et, par la suite, on l'a .mis à ta porte, pour
l'empêcher, i/w facto, d'être à ta Commission :exécutive.
Pourquoi ne voulons-nous pas de la direction d'un Parti ? ^Evidemment, nous,
sotmnes «l'accord avec Gitfon, complètement, quand il dit que le' Parti est
exclusivement révolutionnaire et que, actuellement, nous .avens avec lui tic
grandes affinités. Mais it me suffit pas que nous ayons des affinités, l'tm sur le
terrain économique, l'autre sur le terrain politique, pour subordonner l'un M
l'autre. Nous avons vu des parties politiques avancés représentant l'idée révolu-
tionnaire. 'Que sont-ils devenus ? :Et nous ne savons pas ce .que deviendra le
Parti communiste dans, la suite. ^Protestations)
Si, il y a une vingtaine d'années, dans un Congrès du. Parti socialiste, on
avait émis les mêmes idées que je yiens d'émettue, c'aurait été les mêmes « Hou
Hou qui auraient accueilli l'orateur. Le Parti radical, qui autrefois était
t'avant-garde du mouvement révolutionnaire français, a tourné. {Protestations:.}
.Ils inventent des mots nouveaux, mais ne connaissent pas leur histoire
C'est seulement dans les organisations ouvrières qu'on a toujours conservé
l'esprit révolutionnaire t'encontre et quelquefois contre les partis politiques
qui déclarait-ut en a.voir le maximum et même le monopole-
Nous disons nettement que -quel, que s«it notre nombre Ici, iimus refiiKuns-
Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 8-R-45877 (1929)