PREMIÈRE JOURNÉE 45 éléments sains qui peuvent encore se trouver au sein de la C.G.T. si vous conti- nuez à suivre les mêmes errements. LE PRÉSIDENT. Tu n'as plus que trois minutes. Berlot. Le président me fait remarquer que je n'ai plus que trois minutes. Je fais remarquer que j'ai été souvent interrompu et je pense que nq ou dix minutes ne seront pas de trop pour que je termine. (Vives protesta- atitins. Bruit.) LE PRÉSIDENT. Tu as cinq minutes pour terminer. BERLOT. Je sauté sur le Premier Août, nous aurons l'occasion d'en reparler. A la fin de l'exposé du Bureau confédéral, nous trouvons une petite note ui, dès l'abord, a un caractère béniri « La C.G.T.U. doit développer un esprit d'étroite solidarité entre les Syn- icats unitaires et lés organisations du Parti communiste'pour le soutien actif es luttes économiques contre le bloc gouvernemental-patronal-réformiste-socia- te, ses attaques et ses violences répétées. » Cette note a une forme bénigne et parfaitement acceptable. Nous n'avons amais vu jusq'u'ici aucun inconvénient et nous n'avons retiré que des avantages lutter de pair avec une organisation qui défend la classe ouvrière. Mais, depuis ette note, les articles de la presse ouvrière ont dénoté d'autres tendances. Ce n'est pas d'une collaboration qu'il s'agit. C'est clairement et nettement oser la question de la subordination. Je parle de la presse ouvrière. Le cama- ade Giltoh a fait allusion à la démocratie syndicale. Quand je parle de la presse uvrière, de la presse de la C.G.T.U., je me demande où elle est. Ce n'est pas /Humanité, journal du Parti qui refuse les rectifications quand il s'est trompé énévolement pu exprès. Ce n'est plus La Vie Syndicale qui ne paraît plus' epuis qu'on l'a étranglée Ce n'est pas La Vie Ouarière puisque l'on nous a ité un seul exemple pour Schumacher. Jamais La Vie Ouvrière n'a accepté, a voix de la minorité; pour une fois qu'elle l'a fait, elle va s'en vanter dans la érennité des siècles. Mais il s'agit de savoir, il s'agit que le Bureau confédéral nous dise « 'A' artir de maintenant, La Vie Ouvrière est ouverte aux camarades qui ne sont pas de l'avis de la majorité confédérale Il y a tout de même quelque chose de particulièrement paradoxal c'est [qu'une organisation puissante comme la nôtre (puisqu'on nous chante toujours Qu'elle est puissante) n'ait pas son journal placé sous le contrôle de la CG.T.U. t ouvert aux camarades. (Applaudissements) Je rends cette justice à nos 'camarades du bureau fédéral des Cheminots lue, dans notre journal, qui est La Tribune des Cheminots, c'est véritablement )ne tribune où tout Je monde peut écrire, où les idées bonnes ou mauvaises u'il plaît à chacun d'exposer, sont discutées. Est-ce qu'il en est de même pour otre C.G.T.U. ? Nous n'avons pas de tribune. Et nous qui n'avons aucune tresse là contrôler, nous nous montrons chatouilleux sur la Librairie du Travail parce que nous ne la contrôlons pas. La question de subordination est donc nettement posée. Et alors, devant cette question Posée aussi clairement et aussi nettement, certains camarades qui étaient de la majorité, ils en étaient à Bordeaux, ils en ont été depuis, se cabrent tout d'un coup et donnent dans la minorité., dans une minorité à côté si vous voulez. Nous les avions prévenus, ces camarades nous avions prévu la note cres- cendo des mesures prises. Nous les voyions venir. Nous ne leur reprochons pas