.̃PREMIÈRE .TOURNÉE 43 ce résultat, les répercussions que vons souhaitez, sur ceux qui font les grèves et sur ceux qui les voient, seraient autrement considérables. Le rapport est suivi d'une étude sur les réformistes, briseurs de grèves. La C. .q_ T. réformiste est adversaire des mouvements de grèves, nous le savons. Mais, est-ce une raison pour prendre en toute occasion et tuut propos le contre- pied de ce -que proposent les 'organisations confédérées ? Il suffit que, dans une localité, le conseil syndical confédéré dise qu'on peut arranger la chose sans faire la grève pour qu'immédiatement le conseil unitaire décfenclte celle-ci. Il suffit tjne les confédérés disent et On pourrait déclencher la grève demain ou après- demain pour que Jes organisations unitaires décident de la déclencher sur-Je- champ. Ii suffit enfin,une fois la grève déclenchée, qu'un arrangement soit trouvé par les confédérés pour qu'ils soient immédiatement traités de réformistes et de briseurs de grèves et pour qu'il soit décidé que la grève doit continuer malgré tout, il risque d'obtenir par la suite des avantages moindres. Vraiment, c'est exagéré. On a simplement l'air de vottloir démontrer que, partout, nous sommes les seuls et que, partout, nous avons raison. (Mouvements divers. Protestations sur divers bancs.) Et d'ailleurs, il n'y a pas si longtemps qu'Engler lui-wéme a été traité de réformiste, a Bordeaux. Ainsi, nous en arrivons tout naturellement a la question de l'unité. Il y a deux ans, Bordeaux, nous avions voté une motion et, dès le lende- main tlu Congrès de Bordeaux, le 'Bureau confédéral a commencé à saboter (d'une façon, occulte la motion quelques mois après il la violait carrément en disant qtle le temps avait passé, que la situation n'était.;plus la même, et que ce 'que les congressistes avaient voté ne comptait plus. (Vives interruptions.) Je vous rappelle qu'au moment du Congrès de Bordeaux nous savions de quoi 'pouvaient être capables les dirigeants confédérés et qu'il n'y avait donc pas de surprises à craindre. J'étais venu dire, qu'à mon avis, la CG.T.IJ. patronnait trop rapidement, d'une façon trop suspectement rapide, la résolution de Paris-Etat Rive-Droite. (Vives interruptions.) Mes camarades., je prends les faits, je le répète. Qu'est-ce que cherchait donc le Bureau confédéral unitaire en adoptant si ̃rapidement cette résolution ? Mais, camarades, il espérait tout simplement disso- cier le Bureau confédéral réformiste. Un Délégué. Oui. Iïerlot. Oui? .1'enregiste l'aveu. Quand il a vu que cela ne réussissait pas, il a changé de front. Comme à Bordeaux, cela aurait été vraiment trop brutal, il a accepté notre résolution pour mieux nous étraugler ensuite. Tu ne dis plus « Oui », maintenant. (Rires et protestations) LE Président. :Camarade Bertot, tu n'as plus que dix minutes. Bërlot. J'ai été interrompu. LE Président. Je te retirerai la parole dans dix minutes. bERLOT. Je répète, avec les preuves, à l'appui cette fois que, lorsque le fl-ureau confédéral a accepté la résolution de Paris-Etat Rive-Droite, puis la résolution de Bordeaux qui en découlait (avec bien des amendements cepen- dant), il voyait là avant tout un moyen d'arriver à ses fins. On oublie trop vite également le revirement du Bureau confédéral. La motion de Bordeaux.. n'était pas conforme aux décisions de l'I.S.R., dit-on. C'est possible. Mais ou est la démocratie syndicale si nous sommes obligés d'accepter des ordres venus d'en haut, alors que nous, congrès souverain, nous avons décidé autre chose ?