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Title : Congrès national ordinaire (5e congrès de la C.G.T.U.) Paris, 15-21 septembre 1929... / Confédération générale du travail unitaire (Section française de l'Internationale Syndicale Rouge)

Author : Confédération générale du travail unitaire. Congrès (5 ; 1929-09-15 / 1929-09-21 ; Paris)

Publisher : impr. de la Maison des syndicats (Paris)

Date of publication : 1929

Type : monographie imprimée

Language : French

Format : 573 p. ; in-8

Format : application/pdf

Copyright : domaine public

Identifier : ark:/12148/bpt6k110201d

Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 8-R-45877 (1929)

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb338789888

Provenance : bnf.fr

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Title : Congrès national ordinaire (5e congrès de la C.G.T.U.) Paris, 15-21 septembre 1929... / Confédération générale du travail unitaire (Section française de l'Internationale Syndicale Rouge)

Author : Confédération générale du travail unitaire. Congrès (5 ; 1929-09-15 / 1929-09-21 ; Paris)

Url of the page : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k110201d/f44


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42 Vu CONGRÈS NATIONAL ORDINAIRE

Gitton, qui m'a précédé, nous disait comment ils ont augmenté. A'ppbrtons-en Jes
preuves.

C'est à nous plutôt qu'il convient de réclamer les preuves que les effectifs
ont. augmenté. Vous vous contentez de nous apporter des affirmations. Ajoutez-y
donc un bilan exact qui nous renseigne véritablement. En tout cas, je suis certain
que vous serez forcés de reconnaître qu'en ce qui concerne les cheminots, ces
effectifs n'ont pas bougé.

A titre de nouveauté, on a créé l'autocritique. Etymologiquement, cela vou-
drait dire « critique de soi-même ». Or, il m'a. paru qu'il s'agissait plutôt de' la
critique des autres. On nous demande de faire l'autocritique des mouvements
grévistes. Mais, avons-nous eu besoin de ce, conseil? EsNce que les organisations
n'ont pas été les premières, chaque fois- qu'il a été question d'uu mouvement, à en
rechercher. les causes de réussite ou d'insuccès ? Est-ce que les camarades, lors-
qu'ils avaient failli à leur devoir, ne reçurent point les reproches qu'ils méritaient ?
Qu'y a-t-il donc de nouveau dans l'autocritique ? Les conseils syndicaux d'autre-
fois faisaient de l'autocritique. On en faisait aux Congrès fédéraux et confédé-
waux et nous ne faisons que continuer ce que nous faisions dans le passé. Seule-
ment, il y a un mot de plus dans le répertoire.

En ce qui concerne les préparatifs de guerre, on nous a donné des chiffres.
Mais, ils n'ont évidemment qu'une valeur relative. D'autant que les dates choisies
sont celles de 1913 et de 1928. Or, 1913 n'était pas encore l'année des super-
armements et c'était plutôt avec 1914 qu'il fallait établir une comparaison.
D'ailleurs, tout cela ne prouve rien et l'on s'en rend bien compte quand on
constate' qu'un pays comme l'Angleterre, dont les chiffres de 1928 sont inférieurs
à ceux de est cependant plus impérialiste que jamais. On nous a parlé de
l'aviation. Mais, c'est une arme nouvelle et il est naturel que les pays impé-
rialistes, qui se préparent à la guerre, construisent des avions outrance. Si l'on
avait étudié, par contre, la situation de la cavalerie, il est certain qu'on eût
trouvé, une diminution. Ce qui doit attirer notre attention, c'est plutôt la fabri-
cation énorme des munitions et autres engins destructeurs, et il serait fou de nier
que, tout comme en les pays d'Europe poussent activement leurs préparatifs
de guerre.

Cependant, je ne crois qu'il soit utile de répéter sans cesse, comme font
la C. G. T. U. et le Parti communiste La guerre est là. Elle va éclater demain. »
La guerre, il y a autant de danger à ne pas la voir du tout qu'à la voir trop
proche. En répétant sans cesse que la guerre est -la, imminente, alors qu'ellc
semble tarder à éclater, on émousse la vigilance des masses. Elles finissent par
ne plus y croire, et est le danger. (Mouvements divers.)

Et je me bornerai à vous répéter une réflexion que j'ai entendue moi-même
la sortie d'un meeting auquel j'assistais comme simple spectateur. On y avatil
dénoncé la proximité de la guerre et des camarades disaient en sortant de la salle
de réunion « Oh la guerre, voilà trois ans qu'on en parle. Nous connaissons le
refrain
On. vous a parlé également de la: répression par le patronat. Mais, camarades.
c'est tout simplement la conséquence logique de mouvements mal étudiés, msil
préparés c'est l'aboutissement de la politique de la lutte à tout 'prix, sans que
soient étudiées les possibilités de vaincre.

Dans nos anciens congrès un chapitre était réservé à ce qu'on appelait
« La stratégie des grèves ». Je me demande, hélas où. sont les. stratèges d'autan
lorsque je vois aujourd'hui, à la tête de puissantes organisations, des camarades
ignorant tout de la. tactique de ces mouvements.

Ce ctu'il faut, c'est faire des grèves courtes et victorieuses. Si vous obteniez

Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 8-R-45877 (1929)

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