3& V° CONGRÈS NATIONAL ORDINAIRE .et c'est pourquoi la plupart des délégués cheminots ont quatre, cinq, six man- dats, alors que les cheminots ont' des congés payés. Un Délégué. Ce n'est pas exact LE Président. Laissez parler l'orateur. BEpi.oT. Camarades, il est vrai que la démocratie syndicale devient une rigolade; il est exact que, pour suppléer au nombre des délégués, on fait appel maintenant aux non syndiqués qui sont parmi la salle autant qu'ils sont dans lés tribunes. Il est possible,' camarades, que notre Bureau confédéral, après une auto- critique, se soit dit: cc Nous n'avons pas assez de sept jours pour recevoir les féliçitations d'es membres du Congrès. » Chauvin. Un certain nombre de délégttés ont trouvé que 45 minutes étaient un délai trop court pour exprimer sa pensée; or notre camarade nous fait en ce moment un discours, pour ne rien dire. (Applaudissements.) BERLOT. Nous allons donc passer, si vous le voulez bien, à l'examen du rapport d'activité de notre Bureau confédéral. Jusqu'à présent, nous avions à discuter le rapport moral cette année c'est un rapport d'activité. Cela fait beau- coup mieux. Il est vrai qu'on se sert à l'égard des syndiqués d'un tas de mots nouveaux, dont les syndiqués eux-mêmes ne comprennent pas toujours la portée. Autrefois, on parlait de combativité des masses, aujourd'hui, on nous parle de radicalisation. Autrefois, on jugeait le résultat d'une grève, aujourd'hui on en fait l'autocritique, on fait de la rationalisation et on va jusqu'à nous parler de la compression des heures supplémentaires Ce que l'on veut avant tout aujourd'hui c'est épater la masse par des mots que l'on ne comprend pas toujours et que des camarades ne comprennent pas. (Protestations.) C'est cela, votre démocrâtie (Bruit.) Un Délégué. Gitton a pris la parole et on l'a écouté dans le plus grand silence et, maintenant, c'est le contraire. LE Président. Je demande au Congrès que, quelles que soient les décla- rations faites, elles soient écoutées dans le silence. Vous aurez tout loisir pour vous faire inscrire. Donc, du silence (Applaudissements-) BERLOT. Je demande que, dans nos. discussions et les articles on ne crée pas à tout moment des mots nouveaux pour épater la. galerie. Evidemment, on espère ainsi passer pour profond, alors qu'on n'est qu'incompréhensible. Quand j'entends des copains parler ainsi, j'ai envie de leur dire a Parle donc comme ta mère t'a appris » (Mires.) Quoi qu'il en soit, nous avons un rapport d'activité et je crois que le Bureau s'est dit « Nous n'avons pas fait grand'chose pendant ces deux ans, mais nous ferons un rapport d'activité, ce sera toujours quelque chose » Nous discuterons donc le rapport d'activité et le rapport financier qui y est lié. Faites-nous de la bonne politique et je vous ferai de bonnes finances et réci- proquement. J'estime que cela suffit. L'exposé verbal de Gitton était-il, en principe, un rapport d'activité? Non, c'était- une attaque préventive contre la minorité,, c'est indiscutable. Cette minorité, on l'avait tuée à Bordeaux, on l'avait opérée je ne sais combien de fois et je la croyais, morte. Il paraît qu'elle est l;t et il paraît que j'en suis Il y en a même plusieurs, Chambelland parlait de la minorité numéro 1, de la minorité numéro. 2,. et Schumacher dit qu'il y a une minorité et qu'rl y a « Yautre ». Plus. on les tue, plus il. y en a