32 Vo CONGRÈS NATIONAL ORDINAIRE
place depuis longtemps déjà. (Très bien Très bien Applaudis-
sements.)
La bourgeoisie l'a posé du jour où, dans la répression de
classe, elle n'a fait aucune distinction dans la lutte contre le Parti
communiste et contre la C G. T. U. (Vifs applaudissetnents.)
La bourgeoisie a compris depuis longtemps que ces deux
organisations, l'une sur le plan politique, l'autre sur le plan écono-
mique, se complétaient, qu'elles menaient la même action, la même
lutte et qu'elles étaient aussi dangereuses pour la dictature du
capitalisme. (Vifs applaùdissements.)
Un autre problème se pose pour ce travail en commun. Est-ce
que, si toutefois nous nous adressons à des révolutionnaires dans
ce Congrès,: à ceux qui veulent réaliser la formule insérée dans
leurs statuts disparition du salariat et du patronat, notre rôle,
à nous, est de diviser les forces révolutionnaires du prolétariat ?
Ou bien, n'est-il pas, au contraire, de les unir dans une lutte
commune contre la bourgeoisie ?
Nous disons, nous, qu'il importe de réaliser, sur le plan révo-
lutionnaire, le bloc de classe du prolétariat pour l'opposer, avec
le maximum d'efficacité, au bloc de classe du capitalisme,
Que dit la minorité? Ah! je sais, hélas! J'appartiens à une
Fédération où les discussions de tendance ne datent pas d'au-
jourd'hui. Nous sommes passés par toute une série d'épreuves.
Nous avons vu les anarcho-syndicalistes à la Le Pen qui sont
aujourd'hui à la C. G. T., nous avons vu dans nos rangs les
anarcho-réformistes qui pensent qu'il y a d'autres méthodes de
lutte contre le capitalisme que l'action directe du prolétariat.
Nous avons subi une série de crises, une série de scissions.
Nous les avons surmontées parce que notre ligne politique était
juste, parce que notre analyse de la situation, parce que nos
conceptions du mouvement révolutionnaire correspondaient à
l'esprit des masses et qu'avec les masses nous avons battu toutes
les oppositions que nous avons rencontrées sur notre route. C'est
encore avec les masses que nous voulons aujourd'hui battre les
oppositions que nous rencontrons dans la C. G. T. U. et qui, si
elles venaient triompher, risqueraient de nous entraîner dans
la voie du réformisme absolument contraire aux intérêts du pro-
létariat. (Applaudissements.)
Que dit la minorité ? Vous affirmez le rôle dirigeant du parti.
Ça, c'est de la subordination. Ça, c'est la liaison organique. Ça,
c'est la direction unique
Ah camarade Engler, camarade Chambelland, allez vous
réunir en fraction, nous vous en félicitons. (Rires et .applaudisse-
ments.) Examinez sous toutes les coutures quels sont les arguments
Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 8-R-45877 (1929)