PREAIIÉRE JOURNÉE 25 sur le tas et da la rue, meetings à la suite desquels il y aurait des manifestations. » Voilà notre position. Tout le travail fut-il fait sur cette base ? Non. Au travers du Premier Août, le problème des cadres dans notre C. G. T. U. fut posé, le problème du renforcement de nos directions syndicales, d'une meilleure adaptation des tâches d'orga- nisation sur le lieu du travail. Il est des camarades qui n'ont pas fait tout ce qu'ils auraient pu pour préparer sérieusement cette journée, mais y a-t-il eu diverses manifestations dans les usines et, dans certains endroits, des manifestations dans la rue ? Oui. Un autre côté positif, c'est celui-ci on peut dire qu'au travers du Premier Août le problème de la, guerre fut, posé dans toute son ampleur devant toutes les masses ouvrières et paysannes et que l'idée de l'imminence d'une guerre impérialiste, d'une attaque contre la Russie soviétique, que les événements de Mandchourie viennent confirmer, a pénétré les masses ouvrières. Nous avons, au travers du Premier Aoîtt, indiqué aux travail- leurs de ce pays quelles étaient les formes de l'action de masses contre la guerre impérialiste et pour la défense de l'U. R. S. S., idée qui s'est concrétisée en la formule « La grève et l'action dans la rue. » La bourgeoisie n'a-t-elle pas senti toute l'importance du Premier Août ? La bourgeoisie a-t-elle employé des moyens de répression ordinaires pour empêcher le succès de cette journée? Non, on peut dire que toutes les forces actives de défense du capitalisme ont été mobilisées, depuis les fascistes jusqu'à la flicaille, en passant par une armée sélectionnée. Paris a été transformé en un véritable camp retranché, d'autres villes importantes également, par exemple Lyon. On a usé d'une série de coups de force contre nos organisations, c'est l'histoire des arrestations massives au Congrès ouvrier et paysan de Ville- neuve-Saint-Georges, l'application de la politique préconisée par Renaudél et Blum recommandant la destruction des cadres du Parti communiste et des organisations révolutionnaires fut mise effectivement en pratique. Un véritable régime de terreur a régné autour des usines et des chantiers et, malgré cela, nous constatons des manifestations importantes dans la région parisienne, dont celle des 8.000 travail- leurs de Citroën. Mais il y a autre chose qu'il nous faudrait examiner c'est que la bourgeoisie, au travers du Premier Août, a accompli le